(A lire et partager !) La Côte d’Ivoire malade – quelle contribution à la guérir ?

Publié le par thruthway

 

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Après les élections présidentielles du 31 octobre 2010 (premier tour) et du 28 novembre 2010 (deuxième tour), la Côte d’Ivoire se retrouve dans une situation qu’aucun habitant n’a souhaitée. Ce pays est aujourd’hui déstructuré et subit une insécurité chronique.

 

Position du problème

 

En octobre 2000, Laurent GBAGBO arrive au pouvoir suite à l’élection présidentielle organisée sous la junte militaire dirigée par le Général Robert GUEI qui renversa le président Henri Konan BEDIE environ un an plus tôt. Aussitôt investi, le Président Laurent GBAGBO met en œuvre une politique axée sur la réconciliation nationale intégrant toutes les composantes de la société ivoirienne et la classe politique dans son ensemble. Ainsi « En octobre 2001, le Président GBAGBO a organisé un forum pour la réconciliation nationale, afin d'examiner les problèmes qui divisaient le peuple ivoirien, notamment les questions relatives à la nationalité, à la propriété de la terre, à la légitimité contestée de son gouvernement et aux conditions d'emploi dans les forces de sécurité.

 

Le forum a abouti à une réunion au sommet entre le Président Gbagbo, M. Bédié, le général Gueï et M. Ouattara les 22 et 23 janvier 2002 afin de régler les différends et examiner les recommandations avancées par le forum. Les quatre dirigeants ont par la suite publié un communiqué final dans lequel, notamment, ils s'engageaient ensemble à s’opposer à une accession non démocratique au pouvoir, et à professionnaliser les forces de sécurité et améliorer leurs conditions d'emploi. Ils ont en outre décidé de créer ensemble une commission électorale nationale largement représentative et un organe national qui examinera la question de la propriété de la terre.

 

Président Laurent GBAGBO crée les conditions du retour d’exil du président Henri Konan BEDIE et du premier ministre Alassane Dramane OUATTARA. Il leur donne un statut confortable d’ancien chef d’état pour l’un et d’ancien premier ministre pour l’autre, avec les honneurs et les avantages financiers dus à leur rang. Il met sur pied un gouvernement d’union nationale regroupant la société civile et tous les partis politiques dont le RDR de OUATTARA et le PDCI-RDA de BEDIE.

 

Un peu plus d’un mois plus tard de la mise en place de gouvernement, soit le 19 septembre 2002, contre toute attente alors que le président GBAGBO était en visite officielle en Italie, une rébellion armée tente de renverser son pouvoir. Le ministre de l’intérieur et l’ex-chef d’état Robert GUEI, ainsi que plusieurs civils et soldats dont des officiers supérieurs sont assassinés par les rebelles des « Forces Nouvelles » de Guillaume SORO. Cet acte serait qualifié de terroriste dans des grandes démocraties. Malgré l’extrême gravité des faits, pour ramener la paix dans son pays, Laurent GBAGBO accepte la formation d’un gouvernement de réconciliation nationale.

 

En vue d’organiser des élections apaisées et transparentes, le Président Laurent GBAGBO prend de 2002 à 2010, des mesures exceptionnelles pour permettre aux différents candidats de compétir. Mais malgré les efforts qu’il a fait, le dernier accord de mars 2007 – qui prend en compte les recommandations antérieurs des médiateurs et facilitateurs – n’a pas été respecté jusqu’au bout notamment le désarmement des forces rebelles et la réunification du pays.

 

Le fond du problème

 

L’organisation de l’élection du Président de la République de Côte d’Ivoire en 2010, a été précédée d’opérations de deux types :

Il s’agit :

Des opérations de pré-identification consistant en l’organisation d’audiences foraines et en la reconstitution des registres d’état civil ;

De l’opération d’identification de la population et de recensement électoral.

 

Il convient de rappeler que le 19 septembre 2002, lorsque la rébellion armée a attaqué la Côte d’Ivoire et ses institutions, elle a systématiquement entrepris de détruire les registres d’état-civil dans les centres d’état-civil des régions du nord, du centre et de l’ouest de la Côte d’Ivoire où elle s’est installée. Cette entreprise de destruction de l’état civil est venue aggraver une situation déjà précaire de conservation des archives de l’état civil en Côte d’Ivoire.

 

En 2003, à l’occasion de la conclusion à Paris, de l’Accord de Linas-Marcoussis censé mettre fin à la crise politico-militaire, la rébellion ivoirienne, a demandé avec insistance et obtenu de faire figurer dans cet accord la question de l’identité comme l’une des principales causes de la rébellion armée.

 

Pour prendre en compte cette revendication majeure de la rébellion ivoirienne, le gouvernement que conduisait Monsieur Guillaume SORO, à la suite de l’Accord Politique de Ouagadougou a retenu le principe des opérations de pré-identification avant celles proprement dites de l’identification et du recensement électoral.

 

Le Premier Ministre Guillaume SORO en charge du processus électoral avait biaisé les opérations ci-dessus citées dans toutes ses étapes, afin d’enrôler des non-ivoiriens favorables au candidat du RDR et recaler ceux des ivoiriens supposés sympathisant a Laurent GBAGBO. On peut à cet effet, se référer aux crises à répétition, pendant les préparatifs des élections, liées à des constatations de fraudes sur les listes électorales. Ceci avait même abouti à la démission du président de la Commission électoral de l’époque, Robert Beugré MAMBE.

 

Des élections sans désarmement

 

Sous la pression, les élections vont être organisées sans même que la seule revendication de Laurent GBAGBO – désarmement des rebelles – ne soit satisfaite. Elles se tiendront les 31 octobre et 28 novembre 2010. Selon les dispositions de la loi n° 2000-514 du 1er août 2000 portant Code Electoral telle que modifiée par l’Ordonnance N° 2008-133 du 14 Avril 2008 portant ajustement au Code Electoral pour les élections de sortie de crise, la proclamation des résultats du scrutin présidentiel en Côte d’Ivoire se fait à deux niveaux :

 

La proclamation des résultats provisoires par la CEI (Commission électorale indépendante) après la collecte générale des résultats des bureaux de vote.

La proclamation des résultats définitifs par le Conseil Constitutionnel après avoir statué sur les éventuelles réclamations.

 

3.1. La Proclamation des résultats provisoires par la CEI

 

Conformément à l’article 59 nouveau alinéa 1 du Code Electoral, « la CEI procède au recensement général des votes et à la proclamation provisoire des résultats du scrutin, au niveau de la circonscription administrative, en présence des représentants présents des candidats ».

 

L’alinéa 3 de ce même article stipule : «La Commission Electorale Indépendante communique au Conseil Constitutionnel, au Représentant spécial du Secrétaire Général des Nations Unies en Côte d’Ivoire et au Représentant du Facilitateur un exemplaire des procès-verbaux, accompagnés des pièces justificatives dans les trois (3) jours, qui suivent le scrutin. »

 

Après le premier tour (qui a eu lieu le 31 octobre 2010), le protocole du processus a bien été respecté. C’est-à-dire que la CEI a donné les résultats provisoires ; le Conseil constitutionnel a proclamé les résultats définitifs. Ces derniers ont ensuite été certifiés par le Représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU.

 

Après le deuxième tour, la CEI qui avait jusqu’au 1er décembre 2010 minuit n’a pas donné les résultats dans les délais. Elle était donc frappée de forclusion conformément à la loi électorale ivoirienne dont les alinéas visés sont déclinés dans le paragraphe 3.1. Il n’y a pas que la forclusion. En effet, à la fermeture des bureaux de vote de ce second tour, la CEI avait déclaré un taux de participation de 70 %. Mais en annonçant des chiffres hors délai, la CEI a déclaré un taux de 82 %. Et sans la validation de ces résultats par le Conseil constitutionnel, le Représentant du Secrétaire général les a certifiés.

 

Dans le cas d’espèce, la CEI avait comme délai jusqu’au mercredi 1er décembre 2010 à avant minuit. N’ayant pas respecté cette échéance, elle était frappée de forclusion. Au vu des procès verbaux disponibles dans les différents états-majors et à l’ONUCI, le Conseil constitutionnel proclame Laurent GBAGBO vainqueur. Mais l’ONUCI soutient plutôt la version de la CEI. Alors qu’une lettre commune d’engagement - signée des deux candidats du second tour (GBAGBO et OUATTARA), a été produite (voir document joint devrait être prise en compte).

 

La gestion du contentieux électoral

 

Les conditions de proclamation de résultats par la CEI et le non respect par OUATTARA des engagements pris pour régler un potentiel contentieux électoral provoque des tensions dans le pays. Fidèle à sa tradition de paix et à tout son parcours politique légaliste, Laurent GBAGBO propose le recomptage des voix pour départager les avis. Mais cette voie est balayée d’un revers de la main par Alassane OUATTARA appuyé par les autorités françaises. Le secrétaire général de l’ONU, Ban KI MOON ira même jusqu’à déclarer qu’un recomptage serait une injustice. Alassane et son désormais Premier Ministre SORO proposent de déloger le Président Laurent GBAGBO par la force militaire. Une crise post-électorale naît et s’intensifie. Toutes les propositions de Laurent GBAGBO pour sortir de la crise ne sont pas examinées. Les forces de Alassane OUATTARA qui sont d’origine diverses donnent l’assaut sur le sud, pendant qu’un commando invisible créait un kyste depuis des semaines dans la commune d’Abobo.

Après quelques jours de combats dans la ville d’Abidjan, les forces d’OUATTARA appuyées par celles françaises arrêtent Laurent GBAGBO et l’emmènent dans le Nord du pays (fief de OUATTARA). Plusieurs proches de Laurent GBAGBO dont le fils aîné, son Premier Ministre et des ministres sont arrêtés et emprisonnés. Le chef du parti de Laurent GBAGBO sera lui aussi arrêté, et plusieurs de ses cadres et militants contraints à l’exil. Laurent GBAGBO sera ensuite transféré à La Haye le 29 novembre 2011. Son épouse qui est couverte d’immunité parlementaire, est arrêtée en même temps que lui puis incarcérée également dans le nord du pays.

 

Conséquences d’une chasse aux sorcières (voir les documents en ANNEXE)

 

De nombreux Ivoiriens parce que pourchassés, se sont exilés. C’est dans ce contexte de terreur, d’exécutions sommaires, de viols, d’arrestations … que OUATTARA organise des élections législatives (le 11 décembre 2011). Les Ivoiriens, en suivant les consignes des forces politiques qui soutiennent Laurent GBAGBO (LMP : La Majorité Présidentielles) refusent massivement de se rendre aux urnes. Seulement 15 % des votants.

 

Conclusion

 

Les élections ont été organisées dans les conditions que nous connaissons. Aucun problème n’a été réglé. Le fossé est de plus en plus grand entre le chef de l’Etat Ouattara (imposé) et le peuple de Côte d’Ivoire. En témoignent les élections législatives du 11 décembre 2011. Les populations vivent dans la terreur. Car elles continuent de subir des sévisses les plus humiliantes (viols, vols, tortures, …) quand elles ne sont pas exécutées même en plein air. Les faits sont chaque jour légion. En effet, dans des restaurants (et bars, …), c’est la terreur qui règne chaque jour – la gâchette facile et des armes blanches tuent chaque jour –. Mais elles ne sont pas connues du monde entier vu que le pouvoir de Ouattara dit le contraire de la situation réelle en Côte d’Ivoire, avec la complicité de médias. Notre démarche a pour objectif d’attirer votre attention sur la situation de ce pays meurtri.

 

Il faut dire que malgré les rapports accablants des organisations non gouvernementales sur les violations graves des droits de l’homme - exactions planifiées par SORO et OUATTARA -, c’est Laurent GBAGBO, déclaré vainqueur par le juge des élections, le Conseil constitutionnel de la Côte d’Ivoire – le 4 décembre 2010 – qui se retrouve à la CPI. Les populations, en interne comme les exilés - qui veulent bien croire en l’existence d’une justice - implorent votre regard bienveillant et votre implication pour que la restauration de la paix vienne mettre fin à leurs souffrances.

 

Les faits évoqués révèlent un déni de démocratie et de justice. Deux terroristes (SORO et OUATTARA) bénéficiant de complicités protectrices dirigent la Côte d’Ivoire avec un régime dictatorial dur. Nous en appelons aux démocrates que vous êtes pour que la situation soit examinée dans ses différents aspects. Un règlement politique de la crise peut ramener la paix dans ce pays et tous les exilés, rassurés pourront retourner chez eux.

http://www.un.org/fr/peacekeeping/missions/past/minuci/background.html

 

 

 

ANNEXE


 

 

UN POINT SUR DES EXACTIONS - QUELQUES IMAGES

 

L'épuration ethnique de Duékoué


Le massacre de grande ampleur perpétré à Duékoué les 29 et 30 mars 2011 a fait état de 816 morts comptabilisés à ce jour par la Fédération internationale des droits de l'homme (FIDH). (Voir la vidéo ci-dessous)

 

 


 

La mission des Nations unies (Onuci) a désigné les Forces républicaines (FRCI) pro-Ouattara comme responsables de "la plupart" des exécutions commises dans cette ville de l'Ouest.

Le massacre de Duékoué reste à ce jour le plus médiatisé et  le procureur de la CPI, Luis Moreno-Ocampo, a annoncé son intention de  « demander à la Chambre préliminaire de l'autoriser à ouvrir une enquête ».

A ce jour les massacres se poursuivent dans une indifférence générale de la communauté internationale.

 

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Une liste des morts et des disparus de Duékoué est en train d’être constituée. Les victimes, principalement des Wè, autochtones de Duékoué, ont été systématiquement massacrés, tués à coup de machettes, par balles, battus à mort ou brûlés vifs. Les hommes et les enfants de sexe masculin représentent la majorité des victimes. Des dizaines de femmes ont été violées. Des villages entiers ont été entièrement détruits, incendiés.

 

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L’ONG Action Contre la Faim, dénombre 40 000 personnes réfugiées à la mission catholique de Duékoué, où la situation humanitaire est dramatique : promiscuité, aucun accès à l’eau, et manque de nourriture. Une moyenne d’un mort par jour est enregistrée.

Selon la même source, début 2011, 20 000 personnes étaient encore cachées dans les forêts, dépourvues d’eau et de nourriture.


 

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De nombreux villages et localités de la région de Duékoué ont également subi le même sort.

Villes touchées : Dahua, Bahe, Pinchou, Glaou, Guiglo, Bloléquin, Zouan-Hounien, Bin-Houyé, Doké.

 

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Il ne faut pas oublier les attaques  pro Ouattara à ANOKOUA KOUTE, tous les crimes perpétrés, tous les villages incendiés pendant leur descente vers le sud.

 

San-Pédro : Attaque d’une église

 

Selon le témoignage du prêtre de la cathédrale de San-Pédro, après avoir exécuté un groupe de « jeunes patriotes », les combattants pro-Ouattara se sont positionnés près de la cathédrale,  ont encerclé l’édifice et tiré sur une foule de 5.000 personnes qui y avaient trouvé refuge.

 

Les frappes aériennes

 

De nombreuses victimes civiles et infrastructures détruites

 

Les "bombardements" de l`ONU et de la France sur des cibles militaires à Abidjan, ont fait, dans la seule nuit du 4 avril 2011, au moins 2307 civils tués et des milliers autres blessés selon un bilan provisoire.

 

Les bombardements se sont poursuivis toutes les nuits jusqu’au 10 avril 2011.

 

De nombreuses cibles non militaires ont été touchées :


  • L’hôpital de Koumassi (à proximité du camp commando)
  • Le CHU de Yopougon (précisément la résidence des internes)
  • L’hôpital militaire d’Abidjan (HMA)
  • Le CHU de Cocody
  • Les campus de Cocody
  • Le supermarché Hayat des  II plateaux
  • La résidence du Chef de l’Etat et la présidence, où s’étaient massées des milliers de personnes
  • Les locaux de la RTI, la chaîne nationale de télévision.

 

Le nombre définitif de morts liés aux bombardements n’a été communiqué par aucun organisme et restera difficile à déterminer. Ce nombre est amplifié par les conséquences directes des bombardements et des décisions politiques nationales et internationales :

femmes mortes en couches faute de pouvoir se déplacer jusqu’aux centres médicaux

nouveau-nés sans soins

Les enfants  morts de faim

Les malades décédés suite au manque de médicaments (embargo de l’Union Européenne).

 

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Arrestation de Laurent Gbagbo


Après  un assaut largement appuyé par La Licorne, la résidence du Chef de l’Etat cède le lundi 11 avril 2011 et les forces pro-Ouatara aidées de la Licorne et de l’Onuci exfiltrent le Président Laurent Gbagbo du bunker dans lequel il s’était réfugié avec sa famille et des proches.

Ayant reçu l’ordre de le capturer vivant, les forces pro-Ouatara l’ont placé en détention dans une chambre de l’Hôtel du Golf.

Sous les objectifs et caméras se sont déroulées des scènes d’une extrême violence qui n’ont interpellé aucun organisme de défense des droits de l’homme. Or un tel traitement fait à des personnalités laisse deviner ce qu’il en est pour l’ivoirien lambda.

La Première Dame Simone Ehivet Gbagbo a subi des sévices et des traitements humiliants et dégradants  au sein de l’hôtel du Golf, résidence provisoire de Alassane Ouatarra, reconnu par la Communauté Internationale. 

 

 

 

 

 

 

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A ce jour, 107 personnes au moins sont détenues illégalement par le pouvoir de Dramane Ouattara.


Une véritable chasse aux sorcières a été lancée conduisant à une épuration politique et ethnique.

Lors de rafles injustifiées et illégales, les populations des différents quartiers d’Abidjan sont triées en fonction de leur appartenance ethnique et par supposition en fonction de leurs convictions politiques, pour être ensuite battues, humiliées, torturées, abattues ou emportées vers des destinations inconnues (Voir la vidéo ci-dessous).

 

 

 


 

 

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      Philipe Rémond, ressortissant français partisan de Laurent Gbagbo, assassiné à      Yamoussoukro le jour de la prise de la ville par les rebelles.


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Jeunes hommes détenus dans des stations services réquisitionnées dans des conditions inhumaines (sans eau ni nourriture).

 

 

Les témoignages concordent dans la désignation de leurs bourreaux : des hommes lourdement armés, en tenues militaires ou traditionnelles de Dozo (confrérie de chasseurs traditionnels originaire du nord du pays), appartenant aux FRCI et aux milices fidèles à Alassane Ouattara.

 

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II- COMPRENDRE LES EVENEMENTS EN COTE D’IVOIRE

Chronologie des Tentatives de coup d'État

 

 

24 décembre 1999: Coup d'État militaire en Côte d'Ivoire. Le Général Robert GUEI, Chef de la junte militaire renverse le Pouvoir PDCI. Le Président de la République, Henri Konan Bédié déchu, va s'exiler en France. La classe politique ivoirienne dénonce l'implication de M. Alassane Dramane OUATTARA, Président du Rassemblement des Républicains (RDR) dans ce coup de force.

 

4 juillet 2000: Mutinerie à Abidjan et à Bouaké. Le Général Robert GUEI parle de « tentative de coup d'Etat » et dénonce l'implication de M. Alassane Dramane OUATTARA, Président du Rassemblement des Républicains (RDR) dans cette tentative de coup d'État.

 

17 - 18 septembre 2000: Attaque de la résidence du Général GUEI. Les généraux Palenfo et Coulibaly proches de M. Alassane Dramane OUATTARA inculpés pour complicité se réfugient à l'Ambassade du Nigeria à Abidjan. 15 militaires sont arrêtés et déférés à la Maison d’Arrêt Militaire d’Abidjan (MAMA). En ce qui concerne le Général Abdoulaye COULIBALY, des armes ont été découvertes à son domicile. Le Général GUEI soupçonne le Président du RDR d'être à la base de ce putsch manqué.

 

22 septembre 2000: Remaniement ministériel. Départ du Général Lassana PALENFO, Ministres de la Sécurité et du Général Abdoulaye COULIBALY, Ministre des Infrastructures Économiques. Ils sont respectivement les n° 2 et 3 du Comité National du Salut Public (CNSP) et ne sont pas reconduits. La crise qui mine depuis quelques temps le CNSP éclate ainsi au grand jour. L'alliance tacite entre le RDR et le CNSP présidé par le Général GUEI est rompue.

 

22 octobre 2000: Le Général Robert GUEI, candidat à l'élection présidentielle en dépit des appels à la retenue de la classe politique nationale et des observateurs étrangers affronte Laurent GBAGBO, Président du Front Populaire Ivoirien (FPI) et trois autres candidats (Francis Wodié du PIT, Théodore Mel de l'UDCY et Emmanuel Dioulo – indépendant).

 

24 octobre 2000: Le Général Robert GUEI suspend la proclamation des résultats, dissout la Commission Nationale Électorale (CNE) et se proclame Président de la République. Spontanément, les populations sortent massivement dans les rues et prennent d'assaut les symboles du Pouvoir (Présidence, Radio et Télévision).

 

25 octobre 2000: Laurent GBAGBO, candidat du front Populaire Ivoirien (FPI) et principal adversaire du Général dénonce le hold-up électoral et la tentative de confiscation du pouvoir par le Général GUEI. Les patriotes ivoiriens indignés investissent les rues d'Abidjan et des villes de l'intérieur du pays pour réclamer la victoire du candidat Laurent GBAGBO. Un groupe de soldats dénommé « Zinzin et Bahéfouè » dirigé par le sergent Boka YAPI, l'un des cerveaux du putsch du 24 décembre 1999 et fidèle du Général GUEI tirent sur les manifestants. On dénombre de plus de 300 morts. Devant la détermination des patriotes ivoiriens, le Général Robert GUEI fuit pour se retrancher dans le sanctuaire de Toukouzou, localité située à une centaine de kilomètres au sud-est d'Abidjan avant de regagner Gouessesso son village natal à quelques 600 km d'Abidjan, à l'ouest du pays. La CNE continue la proclamation des résultats des élections qui confirme la victoire du Président GBAGBO.

 

Dans l'après-midi, la joie des manifestants est écourtée par la déclaration des dirigeants du RDR qui estiment que « le Pouvoir est dans la rue ». Le porte-parole du RDR Ali Coulibaly intervenant sur une radio étrangère invite les militants du RDR à descendre dans la rue pour, dit-il, prendre le Pouvoir. Militants du RDR et du FPI s'affrontent.

 

26 octobre 2000: De milliers de manifestants du RDR répondant à l'appel de leurs dirigeants lancé la veille sur une radio étrangère réinvestissent les rues d'Abidjan. De nouveaux affrontements avec les militants du FPI causent plus 169 morts et de nombreux blessés.

 

27 octobre 2000: Le Président GBAGBO élu 1er Président de la 2ème République prête serment au Palais de la Présidence à Abidjan.

 

Le Gouvernement réuni en conseil des Ministres est informé de l'existence d'un charnier à Yopougon, banlieue d'Abidjan. 57 cadavres sont découverts près de la Maison d'Arrêt et de Correction d'Abidjan (MACA). Plus tard, les enquêtes diligentées par les associations de défense de droits de l'homme et l'ONU révèlent que parmi les corps « supposés être ceux des dioula et militants du RDR massacrés par la gendarmerie », certaines personnes sont mortes par noyade. Du coup, la thèse d'un complot orchestré par le RDR est admise.

 

4 décembre 2000: La décision de la Cour Suprême qui déclare irrecevable, en raison des doutes sur sa nationalité, la candidature de M. Alassane Dramane OUATTARA aux élections législatives du 10 décembre 2000 est contestée par les militants du RDR. A l'appel de la direction de ce parti, de milliers de militants et de dozos (chasseurs traditionnels du nord) armés de fusils, de haches, de machettes, de gourdin et autres objets investissent les rues. Le meeting prévu au stade Houphouët Boigny déborde. Les militants du RDR déchaînés à travers la capitale économique ivoirienne tentent d'assiéger les symboles du Pouvoir, notamment le Palais de la Présidence, la Radio et la Télévision nationales. Des biens privés et publics sont attaqués, voire incendiés, des Commissariats de police attaqués par des manifestants armés de fusils, le régisseur de la mairie de Treichville égorgé. Plusieurs manifestants dont des dirigeants du RDR sont arrêtés par les forces de l'ordre.

 

7 au 8 janvier 2001: des assaillants attaquent l'un des principaux camps de gendarmerie d'Abidjan et les sièges de la télévision et de la radio nationales. L'attaque, repoussée au petit matin par les forces loyalistes, avait fait 15 morts et neuf blessés, selon un bilan officiel.

 

Novembre 2001: Le « sociologue »" belge, Benoît Scheuer distribue des tracts à travers toutes les Institutions internationales dans lesquels il alerte la communauté internationale d'une attaque imminente de la Côte d'Ivoire contre le Burkina Faso. En Belgique, Benoît Scheuer assure l'intoxication à travers des médias. L`article rocambolesque publié en fin de la même semaine dans les colonnes de Libération qui est un canard proche de la gauche française n'était pas fortuit. Son but exclusif était de persuader les socialistes français, à voir le Parti du Président Laurent GBAGBO, Front Populaire Ivoirien (FPI), leur allié ivoirien à l`international socialiste comme un traître à leurs idéaux.

 

Décembre 2001: La fameuse lettre Benoît Scheuer, d'incitation à la haine de l`Ivoirien, circule entre les mains d'intellectuels burkinabè. Le choix de Ouagadougou pour la première projection de son film d`horreur Côte d'Ivoire poudrière identitaire entrait dans cette logique de manipulation des consciences.

 

27 juin 2002: Le Général Robert GUÉI est cité par un Israélien d’origine Ukrainienne dans une affaire de trafic d’armes vers le Liberia et la Sierra Léone. Le Général, dans une correspondance, a donné son accord à la mafia russe pour se servir du Port Autonome d’Abidjan comme site de stockage et de trafic d’armes en destination du Libera et du RUF (Sierra Leone). Il a commandé en prélude aux élections présidentielles d’octobre 2000 en Côte d’Ivoire 113 tonnes d’armement à la société d’Etat ukrainienne Spets techno export via Aviatrend à Moscou. Cette dotation a été livrée le 12 juillet 2000 par un avion Antonov 124 de la société ukrainienne Antonov Design Bureau, immatriculé UR 82008.

 

27 juin 2002: La plainte déposée en juin 2001 contre le Président Gbagbo, le Général Guéi et les Ministres Boga Doudou et Lida Kouassi Moïse pour « crime contre l’humanité » vient d’être déclarée irrecevable par la justice Belge. La justice Belge se déclare incompétente pour juger ces Personnalités parce qu’elles ne se trouvent pas sur le territoire du Royaume de la Belgique.

 

Un collectif de victimes des évènements d'octobre et de décembre 2000 entretenu par les dirigeants du RDR a porté plainte contre les Personnalités sus-citées pour crime contre l'humanité.

 

27 juin 2002: Le Vice-Président Mme Matoh Cissé d'origine Guinéenne délivre au Président du RDR, Alassane OUATTARA son certificat de nationalité. La presse locale ivoirienne parle d'un « hold-up juridique ». La délivrance d'un certificat de nationalité ivoirienne à Alassane Ouattara a lieu dans un contexte de tension socio-politique qu'il a lui-même savamment orchestrée au cours de sa tournée à l'intérieur du pays. Le Président du RDR tenait des propos violents et invitait les militants du RDR à la désobéissance civile. Dans la foulée, les jeunes de ce parti projettent d'organiser une manifestation à Abidjan le 9 juillet 2002, soit deux jours après l'élection des Conseils Généraux.

 

Fin juin 2002: Tentative de coup d'État avortée. Un maréchal des logis est arrêté par des éléments de la gendarmerie nationale. Ce gendarme est présenté comme le cerveau d’un coup d’Etat qui était en préparation pour être exécuté le dimanche 7 juillet prochain 2002, jour de l'élection des Conseils Généraux. Deux commandos arrivés en Côte d’Ivoire pour arrêter le plan d’attaque des cibles sont gardés à vue à l’école de la gendarmerie.

 

7 juillet 2002: Élection des Conseils Généraux. Le Président du RDR est inscrit dans un centre électoral à Cocody. Il a dirigé la campagne électorale de Mme Henriette Diabaté, n°2 de son parti et candidate pour le district d’Abidjan. Mais, M. Alassane OUATTARA a préféré se retirer à Ferkéssédougou, au nord du Pays. La veille, son épouse s’est envolée pour la France. Le Président du RDR venait de terminer une tournée à l'intérieur du pays où à chacun de ses meetings, il a appelé ses militants à une insurrection, faisant peser de lourdes menaces sur la tenue des élections des Conseils Généraux.

 

9 juillet 2002: Tentative de putsch manqué. Le Général Alain Mouandou Bi Tiehouan, contrôleur général de police est en garde à vue à la Direction des Surveillances territoriales. Le Général est accusé, selon des sources gouvernementales, de « travailler au projet de déstabilisation » du pays avec l’aide de soldats des rangs venus d’un pays voisin. Un coup d’Etat serait en préparation avec le RDR, parti de M. Alassane Dramane Ouattara.

 

9 juillet 2002: Une trentaine de militants du RDR manifestent devant l’Ambassade de la Côte d'Ivoire à New York, brandissant des pancartes sur lesquelles on pouvait lire « GBAGBO xénophobe » ou encore « GBAGBO tueur ». Les manifestants cassent des vitres et forcent la porte d’entrée de l’Ambassade avant d’être reçus par le 1er conseiller et un colonel de l’Institution.

 

19 juillet 2002: L’Ambassadeur du Burkina Faso en Côte d’Ivoire M. Emile ILBOUDO est rappelé par son Ministre des Affaires Etrangères. Avant de s'en allé, l’Ambassadeur du Burkina a rencontré personnellement le Ministre ivoirien de l’Intérieur et de la Décentralisation, Emile Boda Doudou. Le Pouvoir Ivoirien venait d'indexer le Burkina Faso comme servant de base de déstabilisation de la Côte d’Ivoire.

 

La presse rapporte que le Président du RDR entretient des militaires qui ont déserté l’armée ivoirienne pour se retrancher dans un camp d’entraînement à PO, Sud du Burkina Faso, à 200 km de la frontière ivoirienne. Il s’agit de Ibrahim Coulibaly alias IB, Zagazaga et un certain Soro (Qui va se trouvé être Soro K. Guillaume). Ceux-ci sont en contact avec Boka Yapi qui, lui, se trouve au Bénin.

 

1er août 2002: Balla Kéïta, ancien ministre ivoirien et Secrétaire Général de l'UDPCI, parti du Général Robert Guéi a été retrouvé assassiné à l’arme blanche dans sa villa mise à disposition par l'Etat Burkinabé située dans un quartier chic de Ouagadougou, a annoncé vendredi 2 août le procureur général du Burkina Faso, Abdoulaye Barry. Le Gouvernement Burkinabé avait accordé le statut de réfugié politique à Balla Kéita.

 

27 août 2002: Hold-up à la Banque Centrale des États de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO) à Abidjan. Environ 2 100 000 000 FCFA soit 3.201.414 Euros sont emportés. Sia Popo Prosper, gardien de la banque et proche du Général Guéi est présumé suspect N°1.

 

Nuit du 3 au 4 septembre 2002: Kao Dézao Maxime, un des proches de Sia, arrêté et écroué au violon de la police judiciaire, est mort dans des conditions non encore élucidées. La même nuit, un autre individu du nom de Diaby Lacina dit Bob a été interpellé à l’immeuble Shell, situé non loin de la BCEAO avec la somme de 14 millions 700 mille francs CFA. Puis ce fut au tour de Sia César, frère aîné de Sia Popo Prosper, d’être arrêté dans son village natal, dans la région des 18 montagnes. Il avait en sa possession 35 millions de FCFA soit 57.765 Euros.

 

Nuit du jeudi 5 au 6 septembre 2002: La police judiciaire met la main sur un autre complice de Sia Popo Prosper avec 336 millions de francs CFA.

 

10 septembre 2002: 9 sur les 29 personnes arrêtés suite au hold-up de la BCEAO vont bénéficier de la mise en liberté provisoire.

 

13 septembre 2002: Le Général Robert Guéi, Président de l'Union l’Union pour la Démocratie et la Paix en Côte d’Ivoire (UDPCI) rompt l’alliance avec le FPI et suspend Gilbert Bleu-Lainé, ministre de la l'Environnement et de la Construction qui a refusé de démissionner du gouvernement, malgré les injonctions de son parti.

 

Ainsi, après avoir dépeint un sombre tableau de la situation socio-politique, caractérisée selon lui par la pauvreté, la crise de l’école, l’insécurité, la mauvaise gestion des affaires de l’Etat, Robert Guéi a soutenu que la politique des socialistes ivoiriens et du Président Laurent Gbago, consiste à « diviser » et à « distraire » les Ivoiriens, à créer « le trouble » dans les partis politiques, à « rouler dans la farine » ses adversaires politiques.

 

16 septembre 2002: Sia Popo Prosper, 39 ans, suspect numéro 1 du hold-up de la BCEAO, est arrêté la veille au Burkina Faso par la police aéroportuaire alors qu’il était en transit à Ouagadougou en provenance d’Accra au Ghana. Il devait se rendre en Allemagne. Sia Popo alias John Akah tentait de s’enfuir par le Burkina Faso avec un faux passeport ghanéen.

 

18 septembre 2002: Tentative de coup d'État. Des mutins stationnés à Abidjan, Bouaké et Korhogo, respectivement à environ 400 km et 600 km au nord de la capitale économique engagent une mutinerie nourrie par des détonations d'armes légères et lourdes. Le Ministre de l'Intérieur et de la décentralisation et des officiers de l'armée sont assassinés au cours des attaques nocturnes. Les assaillants tentent de prendre la base de la BAE (brigade Anti Émeute), le Camp de la Gendarmerie d'Agban et l'école de la gendarmerie.

 

Notons que dans la soirée, Sia Popo a été transféré à l'École de la gendarmerie en provenance de la BAE de Yopougon (banlieue d'Abidjan) après avoir transité par le camp d'Agban.

 

Jeudi 19 septembre 2002, 3 h GMT : Attaques simultanées à l'arme lourde, de la base de la BAE (brigade Anti-Émeute) de Yopougon, du Camp de la Gendarmerie d'Agban, de l'école de la gendarmerie, de la résidence du Président de la République, du centre d'émetteur d'Abobo (Abidjan) et des bases militaires à Bouaké et à Korhogo. Les médias étrangers notamment RFI et TV5 annoncent que les assaillants seraient les 750 militaires qui refusent une prochaine démobilisation. Notons que la veille, dans la soirée, Sia Popo, l'un des cerveaux du Hold-up perpétré à la BCEAO a été transféré à l'École de la gendarmerie en provenance de la BAE après avoir transité par le camp d'Agban.

 

Le ministre d’État ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation Émile Boga Doudou, personnage-clé dans le dispositif de sécurisation du territoire national, a été assassiné au cours de ces tristes et révoltants événements. Son alter ego de la Défense et de la Protection civile, Moise Lida Kouassi, a eu plus de chance. Attaqué à son domicile, comme ce fut le cas pour le ministre d’État Boga Doudou, Lida kouassi a pu échapper à la vindicte meurtrière des assaillants. Son épouse a été enlevée puis libérée, selon des sources policières.

 

Le Général putschiste Robert Guéi et son aide de camp, Fabien Coulibaly tués. Une source militaire désigne sans ambages le Général Guéi comme étant l’instigateur de ce putsch. L’ex-patron du Comité national de Salut Public (CNSP), sous la transition militaire, était lui-même sur le terrain et c’est de son domicile de l’Indénié (Plateau) que partaient les assaillants.

 

Le commandant du Génie militaire, le colonel Yodé, a été tué, de même que le célèbre artiste-musicien Marcellin Yacé, assassiné dans la nuit, par des assaillants qui convoitaient son véhicule, alors qu’il quittait son studio d’enregistrement pour se rendre à son domicile. A Bouaké, le ministre des Sports, François Amichia, qui séjournait à Bouaké dans le cadre du 1er tournoi des nations de l’UFOA, est pris en otage par les assaillants.

 

Malheureusement, le commandant de la région militaire de Bouaké, le lieutenant-colonel Dagrou Oula, a été tué par les assaillants qui ont pris d’assaut la Préfecture et la base aérienne située dans la capitale du Centre du pays.

 

22 septembre 2002: Couvre-feu instauré par le Gouvernement du 22 au 29 septembre 2002 inclus, comme suit :

- sur toute l’étendue du territoire de 20 heures à 6 heures,

- dans les départements de Bouaké et de Korhogo, de 18 heures à 08 heures.

 

26 septembre 2002: Le Gouvernement ivoirien, par la voix du Ministre de la défense et de la Protection Civile, Moïse Lida Kouassi déclare Bouaké et Korhogo zones de guerre et ordonne aux Forces Armées Nationales de Côte d'Ivoire (FANCI) à engager les combats pour la libération de ces villes occupées depuis le 19 septembre 2002 par des terroristes étrangers.

 

Les forces loyalistes font état de 80 à 90 soldats loyalistes tués au cours des affrontements. 150 blessés dénombrés.

 

23 septembre 2002 : Les forces gouvernementales ivoiriennes lancent dans la soirée une attaque contre les mutins qui tiennent depuis le 19 septembre Bouaké, deuxième ville du pays.

 

23 septembre 2002 : Environ 200 soldats équipés de blindés et d’hélicoptères installent une position avancée à l’aéroport de Yamoussoukro, la capitale administrative située à une centaine de kilomètres au sud de Bouaké.

 

24 septembre 2002: Des troupes américaines en route pour la Côte d'Ivoire. Le commandement européen des forces américaines (SACEUR) décide de dépêcher des troupes en Côte d'Ivoire afin d'assurer la sécurité des ressortissants américains dans ce pays après une tentative de coup d'État. Il ne s'agit pas d'une opération d'évacuation mais plutôt de sécurisation.

 

L'armée ivoirienne annonce être entrée à Bouaké, tenue par les mutins depuis le 19 septembre

 

25 septembre 2002: 194 personnes, dont 34 chargées de l'encadrement de l'école baptiste de Bouaké (académie internationale chrétienne) sont évacuées vers 16H00 (locales et GMT) dans un convoi encadré par les Troupes de Marine du 43è BIMA d'Abidjan, en direction de Yamoussoukro.

 

Dégâts humains et matériels


Jeudi 19 septembre 2002, Début des attaques terroristes à Abidjan, Bouaké et Korhogo.

Dégâts humains

Abidjan:

Le ministre d’État ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation Émile Boga Doudou, personnage-clé dans le dispositif de sécurisation du territoire national, a été assassiné au cours de ces tristes et révoltants évènements.

Le domicile du Ministre de la Défense et de la Protection civile, Moise Lida Kouassi, attaqué et saccagé.

L'épouse du Ministre de la Défense et de la Protection civile a été enlevée et maltraitée par les assaillants.

le Général putschiste Robert Guéi et son aide de camp, Fabien Coulibaly tués.

Le commandant du Génie militaire, le colonel Yodé, a été tué, de même que le célèbre artiste-musicien Marcellin Yacé, assassiné dans la nuit, par des assaillants qui convoitaient son véhicule, alors qu’il quittait son studio d’enregistrement pour se rendre à son domicile.

Des locaux du camp de la gendarmerie d'Agban endommagés

Le Commissariat de police, la brigade de gendarmerie et les bureaux de Côte d’Ivoire Télécom sont attaqués.

Bouaké:

Le ministre des Sports, François Amichia, qui séjournait à Bouaké dans le cadre du 1er tournoi des Nations de l’UFOA, pris en otage par les assaillants.

Le commandant de la région militaire de Bouaké, le lieutenant-colonel Dagrou Oula, a été tué par les assaillants qui ont pris d’assaut la Préfecture et la base aérienne située dans la capitale du Centre du pays.

80 soldats loyalistes tués

150 blessés.

Deux gendarmes sont enlevés

Dégâts matériels

 

Protection des civils


21 et 22 septembre 2002: Les Abidjanais font preuve de patriotisme en répondant massivement à l’appel du don de sang lancé par le Centre National de Transfusion Sanguine (CNTS).

22 septembre 2002 : la France dépêche des renforts auprès de sa garnison de 675 “marsouins” du 43è Bima stationnés à Abidjan-Port-Bouët.

 

Communication de la Représentation du Porte-parolat du Président Laurent GBAGBO

 


1ere implication de M. Alassane OUATTARA dans un acte de violence en Côte d’Ivoire

2eme implication de M. Alassane OUATTARA dans un acte de violence en Côte d’Ivoire

3eme implication de M. Alassane OUATTARA dans un acte de violence en Côte d’Ivoire

4eme implication de M. Alassane OUATTARA dans un acte de violence en Côte d’Ivoire

1er montage de M. Alassane OUATTARA contre le pouvoir Laurent GBAGBO

5eme implication de M. Alassane OUATTARA dans un acte de violence en Côte d’Ivoire

6eme implication de M. Alassane OUATTARA dans un acte de violence en Côte d’Ivoire

Ce monsieur est le même qui a réalisé la vidéo « Cote d’Ivoire, poudrière identitaire », attribuant le charnier au pouvoir de Laurent GBAGBO. Un film propagande dont le but principal était d’intoxiquer l’opinion publique en général.

2eme montage de M. Alassane OUATTARA contre le pouvoir Laurent GBAGBO

3eme montage de M. Alassane OUATTARA contre le pouvoir Laurent GBAGBO

(lien vers un article de presse)

4eme dénonciation de de l’implication de M. Alassane OUATTARA dans un acte de violence en Côte d’Ivoire

Publié dans Droit de l'homme

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