Abidjan : Evasion à la Maca: Ce qui s’est réellement passé, hier

Publié le par thruthway

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Contrairement à la déclaration officielle du gouvernement Ouattara et des autorités militaires ivoiriennes, les évadés de prison n’ont pas été tous rattrapés.

 

Cinquante deux (52) prisonniers de la Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (Maca) se sont évadés, le vendredi 4 mai 2012, nous rapporte le quotidien « soir info », près de 300 selon des sources bien introduites au sein de la garde pénitentiaire.

 

Selon ces mêmes sources, les évadés de la Maison d’arrêt d’Abidjan (MACA) sont issus des bâtiments  C (5), A (3) et B (44). Le bâtiment A regroupe, en principe, les condamnés à moins de dix (10) ans. Le bâtiment B est attribué aux prévenus qui n'ont pas encore été condamnés et le bâtiment C est réservé aux auteurs de crimes.

 

Tout commence, peu avant 11H. Profitant de la pluie qui s’abat sur Abidjan et de l’absence de surveillant, des détenus se dirigent vers le mirador, du côté du bâtiment C. Ils bousillent le cadenas et prennent possession des lieux. De là, un premier groupe escalade la clôture haute de près de 10 mètres et « s’évapore » dans la nature. Devant le succès des premiers, d’autres prisonniers décident de tenter l’aventure. Des personnels de l’administration pénitentiaire sont agressés. Des mouvements  d’ensemble peu ordinaires sont observés. Très vite, les gendarmes, en poste dans la zone, arrivent. Ils libèrent des tirs de sommation qui calment les ardeurs. Le second groupe de prisonniers qui avaient pris les dispositions de s’enfuir, se rétractent. Ils rompent alors les rangs.  Entre-temps, les forces de l’ordre deviennent de plus en plus nombreuses.

 

Mais jusqu’à ce que nous mettions sous presse, elles ne réussissent pas à mettre la main sur les évadés, malgré l’opération de ratissage. Seulement, le quotidien « soir info » de ce jour, un garde pénitentiaire, dans son jardin potager, aurait surpris deux gaillards. Habitué à voir les prisonniers, il aurait conclut, en une fraction de seconde que ceux-ci venaient de prendre le large.  A l’aide de son arme blanche (une machette), il aurait réussit à maîtriser les fuyards et à les conduire à la prison. Notons que les gardes pénitentiaires sont sans armes depuis l’évasion de tous les prisonniers de la Maca, le 31 mars 2012, à la faveur de la crise post- électorale. 

Publié dans Sécurité intérieure

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