ALERTE ! UN GÉNOCIDE EN PRÉPARATION EN COTE D'IVOIRE

Publié le par thruthway

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C'était donc ça leur coup pour le 18 Juin, un pétard mouillé. Un plan de communication présenté comme un projet de coup d'Etat, mais chaque jour qui passe, on observe que leur plan ne s’arrêtait pas là. Le One man show de Ahmed Bakayoko n'était que le coup d'envoi d'un vaste projet d'extermination des populations jugées hostiles à Ouattara. Pour se faire, il fallait atteindre tout d'abord deux objectifs.



1) Présenter Laurent Gbagbo comme un personnage toujours dangereux à la veille de l'audience de confirmation des charges, et présenter les arguments qui auraient aidé à convaincre les juges de l'envoyer sous jugement. Et là nous pouvons dire que la manœuvre de Me Altit avocat du Président Laurent Gbagbo qui au dernier moment a demandé le report de l'audience est amplement justifiée et devrait recevoir nos félicitations. En plus leur histoire de coup d’État est tellement ridicule que même leurs supporters habituels (france24 RFI etc etc) n'arrivent pas à relayer cette thèse farfelue, sans sembler ridicules.



2)Le Deuxième objectif et le plus dangereux était de justifier et identifier les victimes du génocide qui a déjà débuté à l'ouest de la Côte d'Ivoire. Ces Victimes en réécoutant le monologue d'Ahmed Bakayoko pourraient être subdivisées en trois catégories

 

 

a)LES CHRÉTIENS ÉVANGÉLISTES,



Le complot s'appellerait "ESAIE 60" les articles comme celui-ci (cliquez ici
publiés sur le web et dans la presse pro-Ouattara devraient aider à mieux faire passer le message. A ces Chrétiens évangélistes Ouattara et ses partisans reprochent le fait que se basant sur des prophéties qui annoncent la chute de Ouattara, ils refusent d'accepter ce dernier comme président et entretiennent l'espoir parmi les patriotes ivoiriens d'un retour du Président Gbagbo au pouvoir. Il faudrait donc les persécuter ou mieux les éliminer, et ceci ferait tarir de facto selon les pro-ouattara la source des espoirs des supporters du Président Gbagbo.




b) Les bétés




La seconde catégorie est représentée par les bétés l'ethnie du Président Gbagbo. Tous les chefs militaires "putschistes" sont présentés comme étant bétés , ce qui prouverait que cette ethnie est foncièrement méchante et ne veut pas la paix. Au lieu de saisir la main tendue de Ouattara, les ressortissants de cette ethnie ne font que penser à faire du mal à Ouattara, pour arriver à la paix, ils faut donc les éliminer. Au delà des bétés, c'est un avertissement à toutes les autres ethnies qui est lancé. Si la majorité des membres d'une ethnie ne soutiennent pas Ouattara, elles sont ennemies de la paix, et ce qui les attend, c'est l'extermination.

 

Les Wé qui avaient déja subi la colère et les conséquences de la haine de Ouattara en 2011 lors des génocides de Duékoue et autres villes de l'Ouest ivoirien, sont ces jours ci entrain d’être massacrés simplement parce qu'un commando aurait attaqué les troupes de Ouattara depuis leurs villages. Ceci est une raison suffisante pour s'attaquer aux civils qui ne pouvaient ne pas être au courant.. En massacrant les Wè comme il est entrain de le faire, Ouattara fait d'une pierre deux coups. Il élimine une ethnie selon lui ennemie, et dans le même temps peut s'accaparer des terres laissées vides par les morts, terres convoitées non seulement par Ouattara et sa famille (femme et enfants) grands exportateurs de cacao, mais surtout par les multinationales américaines qui depuis longtemps ont fait du projet de l'accaparement des terres fertiles de l'ouest ivoirien, un objectif fixe dans leurs projets.




c) Tous les autres




Parmi les comploteurs contre Ouattara, on retrouve une catégorie bien particulière. Ce sont des ressortissants du Nord comme Ouattara, qui ont commis un Seul crime : Oser supporter Laurent Gbagbo. Deux d'entre eux Sy Savané et Ibrahim Magassa croupissent en ce moment dans les geôles de Ouattara, leur crime? Avoir osé rédigé un plan de communication afin de rétablir la vérité sur l'image du président Gbagbo. Ce plan de communication publié par plusieurs journaux, et qui est disponible sur le web (cliquez ici

 

fut présenté pour l'occasion comme le plan du coup d’État en préparation contre Ouattara. Le message que Ouattara veut ainsi faire passer est clair. S'il est capable de punir ceux qui sont du nord comme lui, juste parce qu'ils supportent le Président Gbagbo, imaginez ce qu'il serait capable de faire à ceux en plus de ne pas être de la meme ethnie que lui, se permettraient de soutenir Laurent Gbagbo. Dans cette catégorie de supporter de Laurent Gbagbo on retrouve le FPI (front populaire ivoirien) le parti du Président Gbagbo, présenté à l'occasion comme la partie politique du projet de renversement du régime Ouattara.




Quelques uns pourraient penser que nous exagérons lorsque nous parlons de génocide en préparation ou mieux en cours, mais certains signes ne trompent pas. Juste avant le piteux spectacle offert par Ahmed Bakayoko, des mouvements de soutien à Ouattara étaient nés de façon spontanés sur les réseaux sociaux.. L'un d'eux en particulier s'appelle "TROP C'EST TROP AGISSONS" qui se fait remarquer par des attaques et slogans sur facebook contre les trois catégories citées plus haut. Les discours des membres de ce mouvement ne laissent pas la place au doute. Interdiction du FPI, élimination des rats et des cafards (militants du FPI, élimination des ethnies non favorables à Ouattara ou simplement élimination de tout ce qui ne respire pas en faveur de Ouattara).



L'action de ce mouvement semble avoir été coordonné avec la sortie de M. Bakayoko, et d'après les messages publiés par les membres de ce mouvement, la phase opérative serait déjà en exécution. L'on comprend mieux les kidnapping depuis quelques jours de certains opposants à Ouattara qui sont enlevés par les hommes armés au service de Ouattara et dont on ne retrouve plus les traces depuis quelques jours. Nous pouvons citer les cas de M. AKPA Landry JFPI Bassam, Le président par intérim du Cojep, Martial YAVO, mais aussi les cas d'une dizaine de jeunes appartenant au FPI enlevés dans la zone de San-Pedro et dont on n'a plus eu de nouvelles depuis.

 

A l'ouest de la Côte d'Ivoire, le génocide quant à lui a bel et bien commencé. Comme le dénonçait à travers facebook une association des ressortissants du grand ouest ivoirien LA VOIX DES WE, depuis vendredi dernier 8 juin, ce sont plus de 89 ressortissants de l'Ouest, pour la plupart des paysans qui ont été massacrés, accusés par le régime Ouattara de vouloir le renverser. Tout ceci sous les yeux des casques bleus des nations unies, et de la communauté internationale. Surement dans dix ans, nous aurons droit aux films habituels genre HOTEL RWANDA et à des visites présidentielles comme ce fut le cas de Bill Clinton au Rwanda , présidents qui viendront raconter qu'ils n'étaient au courant de rien.



ACC- Communication

Publié dans Droit de l'homme

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