Amon Ago Marthe (Sg du Cnrd) : «…cet Etat digne de ce nom »

Publié le par thruthway

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Le Congrès national de la résistance pour la démocratie (Cnrd) qui réunit des partis et organisations fidèles au président Laurent Gbagbo a animé une conférence de presse, jeudi 29 novembre, à son quartier général à la Riviera-Attoban.

 

Principale animatrice de la conférence de presse, Amon Ago Marthe, secrétaire général du Cnrd, a donné la position de la coalition sur un éventuel « transfèrement de Simone Gbagbo à la Cour pénale internationale » et sur ce que pense le Cnrd de l’institution judiciaire. « Dans le principe, si l’on respecte la souveraineté des peuples, les citoyens ivoiriens ne doivent pas être déférés à la Cpi. Ainsi, Laurent Gbagbo doit être purement et simplement relaxé de ses poursuites, et son épouse ne peut être déférée ; il en est de même pour tous les chefs de guerre qui sont menacés par les mandats de la Cpi. Si un Etat n’est pas capable  de juger ses concitoyens résidents, c’est qu’il n’est plus un état digne de ce nom », a évoqué Ago Marthe, en présence de Bernard B. Dadié, chef de file de leur mouvement.

 

Mme Ago a décrit la Cpi en tant qu’un « instrument politique de répression, de chantage, d’intimidation des dirigeants du tiers-monde qui dérangent ou osent déranger l’ordre mondial établi pour que les plus riches soient de plus en plus riches et que les plus pauvres soient de plus en plus pauvres ». « Il s’agit, a dit l’ancienne 1ère vice-présidente de l’Assemblée nationale, de faire en sorte que ceux qui ont connu le développement continuent de se développer au détriment de ceux qui viennent de le découvrir et qui y aspirent, car leurs richesses minières et agricoles doivent servir  aux ‘peuples civilisés ».

 

Il est plus qu’évident que les partis et organisations du Cnrd n’ont pas une haute opinion de la Cpi. Ago Marthe a, d’ailleurs, induit que les « vraies raisons » du transfèrement de Laurent Gbagbo à La Haye et  l’éventuel transfèrement à la Cpi de son épouse, Simone Ehivet, résidaient « dans le non respect de l’injonction que leur avait adressée Nicolas Sarkozy (président français) après la déclaration des résultats du vote par le Conseil  Constitutionnel de Côte d’Ivoire ».

 

La Cpi a rendu public, le jeudi 22 novembre dernier, un mandat d’arrêt contre l’ex-première dame Simone Gbagbo, la soupçonnant de crimes contre l’humanité commis durant la crise post-électorale de 2010-11.

 

Ago Marthe, en réaction au fait que les seuls pro-gbagbo semblaient être la cible de la justice, a avancé « la loi du plus fort ». L’oratrice a parlé des « perspectives » des gens de son bord, qui se fondaient à la fois « sur les enseignements de l’histoire de l’humanité, et sur (leur) foi en Dieu ».

 

Kisselminan COULIBALY

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Kalikou Konaré 15/02/2013 17:46


Les faussaires en Côte d'Ivoire c'est bien le FPI et ses partis satellites. Aujourd'hui Tia Koné r"tablit la vérité.


Cessez de vilipender OUATTARA et son parti, il faut être aveugle pour ne pas voir tout ce qu'il fait de merveilleux en CI. De toutes façons, les faussaires se retrouvent toujours en prison. 
Gbagbo et N'dré sont mondialement connus pour leur faussété. C'est pourquoi l'autre est à la CPI.


Merci. La Côte d'Ivoire avance