Assassinat du colonel Ahouma : Voici ses tueurs

Publié le par thruthway

http://www.infodabidjan.net/wp-content/uploads/2011/06/colonel-Ahouma-Nathana%C3%ABl-300x173.jpg

 

La vérité va éclater au grand jour sur la mort du colonel-major Ahouma Nathanael. Si l’on s’en tient aux voix qui se font entendre, les tueurs du commandant militaire du Palais présidentiel sous Laurent Gbagbo sont bien des combattants pro-Ouattara et non des Libériens comme veut le faire croire l’actuel pouvoir. Selon une source crédible, c’est un Malien bien connu dans la sous-préfecture de Yocoboué qui a conduit l’équipe des combattants pro-Ouattara qui a arrêté le colonel-major Ahouma dans son village de Liboli, à Grand-Lahou. Ils l’ont attaché pour venir l’exécuter au carrefour de Guitry, sur la voie de la côtière. 

 


Ce Malien qui, au dire de nos sources, répond au nom de Solo, vit depuis des décennies à Yocoboué avant de rallier la confrérie des dozos à la faveur de la crise armée qui a porté Alassane Ouattara au pouvoir. «Solo se met tantôt en tenue de commando, tantôt en tenue de dozo. Il est actuellement basé au village 63 qui est un village des allogènes situé à 1 km de Yocoboué, sur l’axe Yocoboué-Fresco. C’est lui qui est le chef des dozos qui mènent la vie dure aux populations de Yocoboué», a indiqué notre source.



Ces chasseurs traditionnels appelés dozos font la loi dans cette localité. Précisément dans la sous-préfecture de Yocoboué où, selon nos sources, ils ont décrété un couvre-feu actuellement en vigueur de 23h à 6h. Cette mesure qui constitue une grave entrave à la liberté des populations a été prise par ce même Solo, un Malien, mais qui est le chef des dozos de Yocoboué. Il a instauré ce couvre-feu au mépris de l’autorité du sous-préfet de Yocoboué, Félicien Diby qui, comme les villageois, subit cette milice pro-Ouattara.

 

 
Les femmes qui, habituellement, se consacrent à leurs ménages tard dans la nuit, ne savent plus comment s’y prendre face à cette mesure abusive. Au dire des personnes qui nous ont joint au téléphone, les dozos ont brandi au sous-préfet un document signé de Hamed Bakayoko les reconnaissant en tant que soldat dit de 3ème rang dans la République de Côte d’Ivoire. 

 


A ce titre, ces chasseurs traditionnels devenus militaires de Ouattara, obligent les jeunes à nettoyer les villages et exigent de l’argent aux femmes qui fabriquent de l’attiéké.


Cette armée nationale créée par Alassane Ouattara, on le voit,  n’est pas seulement une affaire des Ivoiriens. Selon des témoignages qui nous parviennent de cette même localité, des ressortissants de la sous-région qui vivaient longtemps de petits métiers dans la localité sont aujourd’hui en treillis et possèdent des armes. En effet, soutiennent nos informateurs, des Maliens, Burkinabé, Togolais et Nigériens se sont transformés en militaires sous prétexte que c’est «leur temps avec Alassane Ouattara». Ce sont donc ces étrangers devenus Frci et des dozos qui dressent des barrages sur les axes routiers pour prendre de l’argent aux véhicules et piétons. Par exemple, tout bien compté, au barrage de Yocoboué, c’est en moyenne 200.000FCFA qu’ils empochent chaque jour. 
Les taxis payent 1000F, les vélos 500F et les camions de ramassage d’hévéa déboursent 1000F pour circuler.

Publié dans Droit de l'homme

Commenter cet article

M

les langues se délient le colonel a été exécuté par les dozos c'est pas 1 secret de polichinelle mais Dieu fera son oeuvre


Répondre