Attaques contre les FRCI: Voici le vrai visage du mystérieux commando !

Publié le par thruthway

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«Alassane Ouattara est au pouvoir pour 50 ans ». Ces quelques mots d’Amadou Soumahoro, secrétaire par intérim du Rdr, sont apparus anodins aux yeux des Ivoiriens. Mais à y voir de près, ils recèlent des secrets mal contenus, une réelle volonté d’accaparer le pouvoir d’Etat sur le long terme et par tous les moyens. Y compris ceux peu orthodoxes. Cela est d’autant plus vrai que le pouvoir, Ouattara et ses affidés l’ont eu «dans la boue, dans la sueur et dans le sang». Et en aucun cas, ils ne sont pas prêts à être «cueillis comme un fruit pourri».

 

L’expression du chef de l’Etat, du temps où il était reclus au Golf. Bref ! Le premier coup de canons est venu de la plus grande commune de Côte d’Ivoire, Yopougon, le vendredi 3 août 2012. L’expédition a fait 5 morts dans les rangs des Frci. Lorsque tel un couteau dans du beurre le commando dit mystérieux s’est introduit dans la nuit du 5 au 6 août 2012, dans le camp militaire d’Akouédo, qui concentre quatre bataillons, les crédules ont loué les mérites d’une opération chirurgicale de professionnels de guerre. Et comme l’ennemi de mon adversaire est mon ami, ceux qui en veulent à Ouattara et son clan d’avoir troublé le sommeil à Gbagbo ont commencé à rire sous cape. Des attaques tout aussi meurtrières ont secoué l’intérieur du pays, notamment Agboville, Abengourou, Dabou, Jacqueville, Grand-Bassam et l’Ouest du pays. De toutes ces attaques, un fait intrigue. Le pouvoir n’a jamais montré à la Nation, ceux qui ont été pris sur le théâtre des opérations. Ce sont plutôt à des représailles contre les populations civiles qu’on assiste. Ironie du sort, les zones secouées ont majoritairement porté leur choix sur Laurent Gbagbo, lors de la récente joute présidentielle.

 

Les pro Gbagbo : des bouc-émissaires

 

A chaque attaque, sans un début de preuve, les «sécurocrates» du pouvoir pointent le doigt accusateur sur les pro Gbagbo. Une manière implicite de donner l’ordre aux Frci pour faire le «nettoyage». Le prix fort a été payé et continue d’être payé par les proches de l’ancien Président sans que le monde entier ne sache qui est véritablement derrière ces attaques. Le premier cerveau clairement identifié par Hamed Bakayoko, ministre de l’Intérieur, Hervé Blé, alias Gédéon, s’est avéré un nerf puisqu’aux dernières nouvelles, un certain Woya a été présenté comme le cerveau des attaques d’Akouédo. Qu’à cela ne tienne!

 

Dans la foulée desdites attaques, le chef suprême des Armées, Alassane Ouattara, a promu certains militaires. La proximité des attaques et la promotion des soldats laissent penser qu’on a fait la promotion de la médiocrité, étant entendu que six (6) soldats avaient péri cette nuit-là. Comment peut-on élever en grade des officiers qui, non seulement, n’ont pas vu venir le coup, mais surtout n’ont réagi que lorsque le commando s’est retiré comme il est venu. Pis, la poudrière dit-on a été emportée. De l’un à l’autre, le pouvoir en sait plus sur ce commando qu’il n’en dise aux Ivoiriens.

 

Le visage du commando

Son mode opératoire, port de cagoules, la facilité avec laquelle il s’évanouit dans la nature, laissent penser à des complicités. Là-dessous, le Général de corps d’armée, Soumaïla Bakayoko, est d’avis. Lui qui accuse «des brebis galeuses à la police et à la gendarmerie». Qui sont-ils? Motus et bouche cousus. Mais ce qui s’est passé le dimanche dernier, aux alentours de 20 heures, à l’entrée d’Abidjan, du côté de N’Dotré, est plus que révélateur. Des hommes en cagoules ont «jailli» du néant pour immobiliser sept (7) cars de personnes qui rentraient d’un camp de prière à Dépisso, au Ghana. Le contrôle de pièces a vite viré au cauchemar pour des passagers. Ceux qui n’avaient pas le sésame sont tirés de force et battus à sang. Le plaidoyer des uns et des autres butait sur un mur de mépris : «Nous ne sommes pas venus pour la paix. Il n’y aura jamais de paix dans ce pays». Sans commentaires.

Etait-ce des forces régulières ? Tout porte à croire le contraire. Le langage tranche d’avec les valeurs de la République. Le contrôle de pièces ne sert pas de prétexte pour violenter un passager. Selon des témoins, la dizaine de passagers sans papiers, dont deux filles, a été entrainée dans la pénombre, loin des regards et les yeux larmoyants de leurs compagnons. Les cagoules qui rappellent les attaques d’Akouédo et de Yopougon inclinent à tisser un lien entre ces sinistres individus et ledit commando.

 

Pourquoi l’Onuci se tait

 

En clair, l’hypothèse que le fameux commando soit formé de supplétifs des Frci est très plausible. Dans ce poker-menteur, le silence de l’Opération des nations unies en Côte d’Ivoire (Onuci) est on ne peut plus bavard. De la technologie de pointe, elle en dispose. Dès lors, on pose la question de savoir pourquoi elle ne tranche pas sur l’identité du commando qui endeuille les Frci. La raison est double. Le pouvoir d’Abidjan, c’est un secret mal gardé, doit beaucoup à l’Onuci de Choi. La preuve, dans le premier cercle sécuritaire d’Alassane Ouattara, l’Onuci y a des soldats. Qui plus est, l’Onu a toujours caressé l’idée d’installer à Abidjan sur le long terme une base pour ses interventions en Afrique de l’Ouest. Le pouvoir idéal qui peut lui garantir cette visée colonisatrice, c’est bien sûr le pouvoir Ouattara. Normal qu’on ferme les yeux sur ses faux-complots pour mettre sous l’éteignoir son opposition. Cette opposition dont le Fpi forme la colonne vertébrale a montré des vertes et des pas mûres aux soldats onusiens lors de la crise postélectorale.

 

Que le Fpi et ses satellites soient dans l’oeil du cyclone ou pris pour cibles par les desperados, cela n’émeut outre mesure ces fonctionnaires sangsues. On dira même Onuci-pouvoir Ouattara, c’est bonnet blanc, blanc bonnet. Pour tout dire par un mot, il faut être affligé d’une naïveté incurable pour croire à un mystérieux commando qui donne du tournis au pouvoir. Ce ne sont que des artifices trompel’oeil conçus dans les officines du Rdr. Un parti habitué à dîner avec Machiavel. Pour qui la fin justifie les moyens. Et la fin ici, c’est la conservation du pouvoir d’Etat. Vaille que vaille.


Tché Bi Tché

Source: LG-Info

Publié dans Actualités politiques

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