Attention, des soldats Frci devenus arnaqueurs. Voici comment ils procèdent.

Publié le par thruthway

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A côté du kidnapping qui est devenu pour eux un moyen de s’enrichir, les rebelles pro-ouattara ont décidé de s’essayer sur le terrain des arnaqueurs.

Ces anciens locataires des différentes prisons de la Côte d’ivoire, pour la plupart, ne manquent pas d’ingéniosité pour appâter d’honnêtes citoyens et faire de grosses victimes sur leur passage.

 

 Leur dernière trouvaille, qui fait des ravages dans la cité depuis quelque temps, c’est celle du trafic d’or. Si le commerce de cette pierre précieuse n’est pas une activité illicite, ceux qui ont les moyens de s’y mettre doivent beaucoup se méfier du premier venu. Notamment, de ces anonymes qui vous contactent un matin sur votre numéro de portable, qu’ils s’arrangent pour avoir d’une manière ou d’une autre.

 

Beaucoup de cadres, dont des directeurs généraux et centraux de l’administration, des directeurs de société, des élus et même ministres sont tombés dans le panneau de ces malfrats, qui ont réussi, pour certains, à leur soutirer de grosses sommes d’argent avant de fondre dans la nature. Comment opèrent-ils en réalité?

 

Tout commence par un appel d’un individu qui se fait passer pour quelqu’un de bien connu de vous, soit un membre éloigné de la famille, soit un ancien collaborateur ou serviteur. Bref, une connaissance, qui suscite moins d’appréhension, dès l’instant où l’individu a votre numéro de portable, et parfois des informations vraies sur votre personne. Prenant un ton sérieux, votre interlocuteur introduit insidieusement, et avec beaucoup de prudence (sachant que beaucoup de personnes se méfient de tout ce qui se rapporte à l’or) le sujet. Il vous fait comprendre qu’il travaille, depuis quelque temps, dans une mine d’or, notamment celle de Ity, dans l’ex-zone Centre- Nord-Ouest (CNO).

 

S’il réussit à vous faire gober ces informations, il passe directement à table pour vous proposer un ou des kilogrammes de poudre d’or, qu’il aurait réussi à soutirer progressivement lors de l’extraction et qu’il chercherait à vendre à un acquéreur blanc ou métisse à Abidjan, dont il vous passe le numéro. Si vous tombez dans ce piège, le tour est joué.

 

Dès que vous appelez ce numéro, vous tombez directement sur ce pseudo-Européen, à la voix tout aussi flatteuse, qui vous met en confiance vis-à-vis du premier interlocuteur. Ce second malfrat vous indique le prix des marchandises, généralement entre 12.000F.CFA et 14.000 F.CFA le gramme. Soit entre 12 millions et 14 millions de F.CFA le Kg. De quoi faire piaffer d’impatience la plupart de leurs victimes. Les contacts, ainsi noués, le premier malfrat promet d’envoyer un de ses collaborateurs sur Abidjan pour la livraison de la marchandise, qui est en réalité de la poudre de bronze, aussi lourde et surtout brillante que de l’or.

 

Pour d’avantage vous appâter, dès que vous êtes en présence du livreur, l’acquéreur blanc vous rappelle pour exiger une expertise pour tester la qualité du produit. Il vous recommande un 4ème larron, qu’il présente comme le testeur crédible avec lequel il a l’habitude de travailler. Ce dernier, que vous joignez par vos propres moyens, se présente avec son matériel et fait son test du produit en votre présence. Il s’exclame et vous fait croire que le produit est de 22 carats, donc, d’une qualité supérieure qui ne saurait se livrer à 14.000 F/g. Il vous recommande de rappeler le blanc et d’exiger encore 1000.F.CFA sur le prix initial. Le faux testeur n’hésite pas à prendre lui-même le téléphone et à convaincre le pseudo-européen à accepter ce prix pour la qualité du produit testé. Ce dernier feint d’opposer un peu de réticence et finit par donner son accord. Le tour est joué.

 

Commence une autre étape du stratagème. Celle du paiement du produit. Au lieu de vous convoquer pour la transaction finale, « le blanc », à cette étape, évoque un manque de liquidité et vous renvoie à 2 jours plus tard. Le temps de prendre attache avec son banquier. Entre-temps, il exige, pour la faciliter la sortie du produit, qu’il soit dans un emballage particulier et vous donne le numéro de celui qui s’en charge à Abidjan. Ce dernier joint, vous fait savoir qu’il y a une rupture à Abidjan et vous indique une ville de l’intérieur du pays où il se trouve pour en acheter. Il vous demande donc de lui faire un transfert d’argent pour qu’il puisse compléter le stock qu’il est allé acheter.

 

Pendant ce temps, le premier malfrat qui a noué le contact avec vous, rappelle avec une voix tremblante, pour vous faire comprendre qu’il a été pris par les Frci (les forces pro-ouattara) ayant la surveillance de la mine. Ces derniers, pour le libérer, exigent au moins la moitié des sous. Et ce, avant que leur supérieur ne s’en rende compte.

 

Un 5ème individu, se faisant passer pour un commandant des FRCI (parfois ce qui n’est pas faux) entre en scène. Il prend le téléphone de l’autre, confirme ses exigences et coupe la communication, non sans vous indiquer qu’il n’a plus droit aux appels. Le jeu est ainsi joué pour soutirer des sous à leur victime au bout de 48h. c’est ainsi ces rebelles véreux arrivent à extorquer des millions de F.CFA à des honnêtes personnes avant de  se fondre dans la nature en jetant les puces avec lesquelles ils ont opérés.

 

Plusieurs cadres se sont ainsi fait avoir par ce réseau d’arnaqueurs, dont le dernier, un élu de la place, nous a joint pour dénoncer ce phénomène. Attention donc à l’argent facile et à tous ces individus méconnus, prêts à vous faire miroiter des profits. Un homme averti….

 

Source : L’inter

Publié dans Sécurité intérieure

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