Avant l’arrivée du panel à Abidjan : Le camp ADO à fond dans l’intox

Publié le par thruthway

journaux-rdrSi l’on en croit les journaux du RHDP, les chefs d’Etat africains viennent à Abidjan apporter leur soutien à Ouattara. Mais un certain nombre d’indices jettent le discrédit sur ces affirmations. Le jour le plus long… Le panel des chefs d’Etat africains sur la crise postélectorale ivoirienne arrive aujourd’hui à Abidjan dans un contexte lourd d’incertitudes. Les patriotes sont bien décidés à empêcher Blaise Compaoré d’atterrir dans la capitale économique ivoirienne, qui a finit par renoncer à venir en Côte d'Ivoire. De son côté, Guillaume Soro a tout fait pour créer la chienlit avant ce fameux lundi. Mais sa « révolution orange » a fait flop. Même à Bouaké, il n’a pas réussi à créer une vraie mobilisation ressemblant aux modèles qu’il se donne : la Tunisie et l’Egypte. Désormais, le camp Ouattara tente de se donner de la contenance en se livrant à un jeu d’intox assez incroyable. Sa presse prétend avoir déjà les résolutions du panel. Certains quotidiens évoquent un entérinement des choix de la CEDEAO, c’est-à-dire un soutien total à Ouattara, à qui la présidence serait « donnée » sans vrai partage du pouvoir. D’autres sources évoquent un schéma où une figure de la galaxie patriotique serait à la tête du gouvernement, tandis que Ouattara serait chef d’Etat. A la réalité, un certain nombre d’indices montrent que le panel remettra en cause un certain nombre « d’acquis diplomatiques » d’ADO. Ainsi, la ministre sud-africaine des Affaires étrangères, Maite Nkoane-Mashabane a donné, jeudi à Pretoria, la position définitive de son pays au sujet de la crise postélectorale. Soit quelques jours avant la réunion du panel des chefs d’État à laquelle le président Jacob Zuma a pris part hier à Nouakchott (Mauritanie). Le premier responsable de la diplomatie sud africaine soutient que «l’élection (du 28 novembre 2010) a été non-concluante, (…) imparfaite» et que les résultats sur la base desquels la communauté internationale déclare Alassane Ouattara vainqueur ne sauraient être validés. La ministre Maite Nkoana-Mashabane précise que l'Afrique du sud, qui a toujours clamé sa neutralité dans le traitement du dossier ivoirien, n'a pas de favori. Son pays n’a fait que constater les faits et tirer les conclusions qui s’imposent. «Ce n'est à nous d'amener la Côte d'Ivoire en arrière, mais l'aider à aller de l'avant», a-t-elle souligné. Par cette sortie, l’Afrique du Sud se démarque définitivement de la position de l’Onu et de la CEDEAO qui apportent un soutien inconditionnel à Alassane Ouattara, le président du Rdr que Nicolas Sarkozy tente d’imposer à la tête de la Côte d’Ivoire. Quand on sait que le pays de Jacob Zuma est le plus puissant du panel, il semble évident que soit les chefs d’Etat remettront leur décision à plus tard, soit ils demanderont une reprise du scrutin, après le parachèvement d’un vrai processus de pacification du pays.

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