Barbarie contre le Fpi : Comment le coup a été préparé par le camp Ouattara

Publié le par thruthway

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Les casseurs qui ont sèmé la terreur le samedi dernier au meeting du Fpi , ont été recrutés dans les communes d’Abobo et d’Anyama par les hommes de mains d’Alassane Ouattara.

 

A peine la trentaine, il a une mine d’enterrement. La tête entre les mains, il a du mal à lever le visage pour parler. Tout compte fait ce jeune homme a quand même le temps de lâcher quelques mots sans le moindre remord. Car il sait que même pris par la gendarmerie, il ne court aucun risque après ce qu’il a fait à la place Ficgayo. N’est-ce pas ceux qui l’ont recruté pour la sale besogne qui sont au pouvoir ?

 

N’empêche, il lâche quelques indiscrétions sur la préparation du complot qui a endeuillé des familles le samedi dernier au meeting du Fpi. «On nous a fait venir d’Abobo pour venir travailler à Yopougon. On nous dit que le Fpi veut enlever

Alassane du pouvoir. C’est pourquoi nous sommes venus», raconte l’un des assaillants pris par la gendarmerie de Yopougon Toitrouge.

 

L’un deux dévoile à son tour le coup de la casse qu’ils ont venus faire. «On nous a promis la sommes de 35.000 Fcfa chacun après le boulot. C'est-à-dire, si on réussit à empêcher le meeting. Car on nous a dit que le Président Alassane ne veut pas voir ça, et que le Fpi veut faire un coup d’Etat. Moi j’habite à Anyama. C’est là-bas qu’on m’a contacté quelques jours avant le meeting» fait remarquer un autre casseur mis dans le violon de la gendarmerie.

 

même les mains nues, les hommes en armes ont ce samedi, fait la prouesse de mettre aux arrêts quelques uns des casseurs que le pouvoir a fait venir des communes populeuses d’Abobo et d’Anyama pour installer la chienlit à Yopougon, au meeting du Fpi. Ce qu’ils ont d’ailleurs terriblement fait.

 

Ce samedi, la gendarmerie ivoirienne qui malgré tout reste très attachée à l’ordre a eu le courage de mettre le grappin sur ces voyous pour les transférer dans ses locaux. Mais comme il fallait s’y attendre, le pouvoir qui veut par tous les moyens, masquer la vérité dans ce dossier qui est devenu finalement une patate chaude pour lui, a mis une pression insoutenable sur la brigade de Yopougon pour libérer ses casseurs. Au bout du compte ils ont été relâchés sans problème au grand désarroi de la Côte d’Ivoire.

 

«Nous avons pris un bon groupe, mais on nous a dit de les libérer. La décision est venue du haut. Donc on ne pouvait qu’obéir. Ce sont nos chefs qui nous ont demandé de le faire», explique un jeune officier de la gendarmerie.

 

A la vérité, cette affaire tombe très mal pour Ouattara qui doit effectuer un voyage à

Paris. Bien avant le meeting, dans les cercles très activistes du rdr, il a été décidé de saboter cette rencontre dont la réussite jetterait un grand discrédit sur le pouvoir qui a toujours présenté le Fpi comme un parti minoritaire. Ces activistes ont alors été convoyés par des minibus d’Abobo jusqu’à Yopougon. Le convoyage s’est fait durant toute la semaine qui a précédé le meeting. Et arrivés à Yopougon, ils ont été installés dans le quartier de Port-Bouët II où se trouve un grand nombre des partisans de Ouattara. C’est de là-bas qu’ils sont venus pour installer le chao à la place Ficgayo. Ils devaient pour chacun, recevoir la somme de 30.000 à 50.000 Fcfa, cela après avoir accompli le forfait. mais il se trouve que beaucoup parmi eu n’ont pas été payés. Comme on le dit à Yop, «ils ont été doublés» Du coté de la gendarmerie de Yopougon, on murmure pour leur libération des pontes de la république et plusieurs hauts gradés de l’armée sont intervenus. malheureusement pour eux on ne peut plus rien cacher dans cette Côte d’Ivoire.

 

 

Logbo Amoin (Le Temps)

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