BLOLEQUIN : La population se soulève contre les Frci. Bilan : 1 mort et plusieurs blessés par balle !

Publié le par thruthway

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Après  les localités de Vavoua, sikensi, Dabou, Arrah et bien d’autres encore, c’est autour  de l’ex paisible village de Doké dans la Préfecture de Blolequin de subir, avec une barbarie inqualifiable, les exactions des Frci (forces pro-ouattara).

 

En effet hier, vers la fin de la matinée, ce village habité majoritairement par l’ethnie guéré, a connue une violente répression de ces rebelles qui aujourd’hui constituent l’armée régulière du régime Ouattara.  On note, selon plusieurs sources, un bilan d’au moins 1 mort et 2 blessés graves.


Tout serait parti d’une altercation entre ces forces rebelles pro-ouattara et certains jeunes du village. Réfractaires à toute sorte de contestation, des éléments armés  des Frci (Forces pro-ouattara) auraient réagi en poignardant un jeune du village et en blessant par balles un autre. Conduits d’urgence à l’hôpital, ils lutteraient, au moment nous mettions sous presse, entre la vie et la mort.

 

 Face à ces énièmes exactions des hommes armés par Ouattara, les villageois vont réagir en demandant le départ sans délai de ces soldats de fortune. Il n’en fallait pas plus pour ces criminels qui, se sachant encouragés par la hiérarchie militaire, (qui chaque fois que ce genre d’épisode a eu lieu ces dernières semaines a toujours pris faits et causes pour eux,) vont décider de mater dans le sang la contestation. Bilan au moins un mort.

 

Non contents du résultat obtenu, les FRCI vont également exiger des populations civiles du village que celles-ci abandonnent leurs cases, au risque de se voir exterminer. Ces menaces prises très au sérieux par ces populations  Wê en majorité, qui ont encore en mémoire les crimes commis l’an passé par ces mêmes soldats dans leur préfecture, vont conduire à un abandon massif du village. Enfants, jeunes, adultes et vieillards baluchons sur la tête sont en ce moment entrain d’abandonner leur village.


Cet incident s’il en était encore besoin, prouve combien la Cote d’Ivoire soit en ce moment une sorte de Somalie, avec certaines localités dirigées par des chefs de guerre qui font la pluie et le beau temps, sous les regards amusés des soldats de l’ONUCI et de la Force Licorne dont on ne comprend pas bien le rôle.



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Publié dans Droit de l'homme

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KONE MAIMOUNA 16/03/2012 19:33


Toute chose a une fin. et cela ne saurait tarder. Ce n'est qu'une question de temps. Qui vivra verra. Ivoiriens (les vrais ) soyons courageux et dignes. Qui tue par l'épée, meurt par l'épée. Qui
rira le premier, rira le dernier.