Bombardement de la Syrie ? Poutine menace l’Arabie Saoudite en représailles, les alliés reculent…, Des armes chimiques saisies chez les rebelles…

Publié le par thruthway

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Bloff ou réalité?



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De Raphaël Berland

(*) Mise à jour (28-08-2013 – 22:40) : la probabilité que le bombardement commence demain jeudi semble s’éloigner ; les chancelleries occidentales, si elles s’accordent sur la volonté de telles bombardements, se divisent sur le timing à adopter. 

 

Selon le quotidien The European Union Times (édité conjointement aux États-Unis et au Canada), le président russe Vladimir Poutine a distribué Mardi aux forces armées russes un « ordre d’action urgente » autorisant «une frappe militaire de grande envergure contre l’Arabie Saoudite au cas où les menaces occidentales contre la Syrie seront exécutées ».

La situation internationale est particulièrement tendue. Les gouvernements américain, français et britannique soufflent le chaud et le froid depuis la soit-disant « attaque chimique du président syrien contre son peuple ». Plusieurs sources (russes, israéliennes, syrienne, américaines) indiquent que les frappes pourraient commencer dès demain jeudi 28 août (*), à l’aide de missiles Tomahawks. Ces missiles sont de type « sol-sol », c’est-à-dire qu’ils sont conçus pour être tirés du sol (en l’occurrence, depuis des destroyers américains), pour viser une cible également au sol.

En cas d’attaque contre la Syrie, Poutine attaquerait l’Arabie Saoudite. Il faut préciser que, auparavant, l’Arabie Saoudite avait fait une « proposition qu’on ne peut pas refuser » à la Russie : ou bien la Russie lâche Damas, et obtient ainsi des gains et des avantages sur le contrôle du marché pétrolier mondial, ou bien c’est l’Arabie Saoudite qui lâchera ses hordes de terroristes tchétchènes sur les J.O. d’hiver en Russie. L’information peut paraître surprenante, mais elle tout de même révélée par le journal britannique The Telegraph.

A noter que l’Égypte a annoncé, par le biais du général Abdel-Fattah al-Sissi, qu’aucun bateau de guerre n’aurait le droit de passer par le canal de Suez, pour attaquer la Syrie.

Aujourd’hui, le Conseil de Sécurité de l’ONU examinait une résolution rédigée par la Grande-Bretagne à l’encontre de la Syrie. La Chine et la Russie ont claqué la porte du conseil en cours de session. Nul doute qu’ils opposeront leur Véto dans les prochains jours, lorsque cette résolution sera soumise au vote…

 

Est-ce la raison pour laquelle on constate ces dernières heures un changement de ton chez les « alliés » ? En tout cas,

 

LA FRANCE VEUT DÉSORMAIS "PRENDRE LE TEMPS DE LA RÉFLEXION" EXPLIQUE NAJAT VALLAUD-BELKACEM, c’est ce que nous rapporte le site europe.fr,

 

"Il faut prendre le temps." Après de premières déclarations de François Hollande laissant entrevoir une intervention rapide contre le régime de Bachar el-Assad en Syrie, la France, comme les Etats-Unis, demande désormais "le temps de la réflexion". Invitée de France 2 ce 29 août, la porte-parole du gouvernement Najat Vallaud-Belkacem temporise :

 

Attendre ça n’est pas reporter sine die une réaction de la communauté internationale.

 

Prendre le temps de la réflexion, prendre le temps de la concertation avec les partenaires.

 

Prendre le temps de recevoir les conclusions des experts de l’ONU, c’est préparer une réponse la plus appropriée possible.

Le 26 août, dans Le Parisien, François Hollande pensait que tout allait "se jouer cette semaine". Il envisageait également d'aller plus vite que le processus international :

 

On laissera aussi un peu de temps au processus diplomatique. Mais pas trop non plus. On ne peut pas rester sans agir face à l'utilisation d'armes chimiques.

 

Mercredi, les membres permanents du Conseil de sécurité ne sont pas parvenus à s'accorder sur une résolution britannique justifiant une action armée en Syrie.

 

Si elle demande plus de temps, Najat Vallaud-Belkacem assure néanmoins que la France est bien déterminée à agir et à trouver la "riposte adoptée", le tout dans un cadre international, tient-elle à souligner.

 

La porte-parole insiste sur un autre point : une intervention n'aurait pas pour unique but d'empêcher Bachar el-Assad de recommencer.

 Nous étudions d’autres options en gardant à l’esprit qu’il ne s’agit pas seulement de punir et d’empêcher le régime syrien de procéder à une nouvelle attaque mais aussi de trouver une sortie de crise.

 

La ministre dit vouloir attendre le retour des preuves, "dans deux ou trois jours", censées être réunies par les experts de l'ONU au sujet de l'attaque chimique du 21 août avant de "tirer des conclusions".

 

Syrie: Des armes chimiques saisies chez les rebelles. La propagande.

 


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