BOUAKE/ LES FRCI « DONNEZ NOS 5 MILLIONS Où ÇA VA SAIGNER »

Publié le par thruthway

http://www.radiodjibi.com/public/news/Bouak-Le-maire-exc-d-par-les-Forces-Nouvelles0915.jpg~200

 

 

Les éléments des Frci (Forces pro-ouattara) se sont opposés avant-hier dimanche 25 septembre 2011 à l’arrivée des militaires de l’armée nationale à Bouaké. Raison évoquée : Ils ont été floués par leurs chefs. Ça sent la poudre dans la capitale du centre. « Donner nos 5 millions ou ça va saigner », telle est la menace que ces éléments ont lancé avant-hier à l’adresse de Soumaila Bakayoko, chef d’Etat major de Ouattara.

 

De fait, les militaires du 3e bataillon des Fanci de Bouaké et de la compagnie territoriale de Korhogo, devaient regagner leur ancien site. Ainsi, plus de dix (10) cars UTB affrétés pour le transport de ces soldats sont repartis dimanche après-midi sans un seul soldat à bord. La passation de service qui devait intervenir hier lunidi, entre le lieutenant colonel Soualifou Koulibaly, chef de corps sortant et le lieutenant colonel Léon N’goran-Kouamé, nouveau chef de corps, n’a pas eu lieu. L’ancien chef de corps du 3e bataillon qui a reçu des menaces, aurait tenté de négocier. Il a essayé de raisonner les éléments Frci. Il a dit en substance, que tous les problèmes trouvent toujours solutions dans le dialogue et non dans la violence. Mais les hommes en armes campaient sur leur position. « On nous a promis 5 millions de F.CFA par soldat pour aller au front, chasser Laurent Gbagbo du pouvoir et le donner à Alassane Ouattara. Nous avons accompli avec succès notre mission. Nos chefs ont eu des promotions. Nous sommes sortis « gbanzan », bredouilles. Et on nous demande de céder la place aux gendarmes, militaires et policiers. Certains de nos camarades, seront dans la nouvelle armée, mais et les autres ? Ils vont devenir quoi ? Pour nous, c’est de la foutaise tout cela. Quand on nous demandait de prendre les armes, ils n’ont pas demandé notre âge, ni notre profession. On veut notre argent. C’est tout. Sinon ça va saigner », a déclaré en substance celui qui passait pour leur meneur.

 

Le collaborateur du général Bakayoko aurait plaidé auprès de ceux-ci, mais ces laissés pour compte ont mis en garde le chef de corps en ces termes : « Si vous vous entêtez à faire venir vos éléments, nous allons les prendre en otage au meilleur des cas ; sinon ils seront fusillés ». De guerre lasse, il a dû appeler son successeur resté au camp Galliéni avec ses éléments pour leur déconseiller faire le voyage pour Bouaké.

 

Le nouveau commandant du 3e bataillon de Bouaké a trouvé finalement sage de suspendre la décision de retour dans le fief de la rébellion du nord de la Côte d’ivoire. Il faut noter que le 3e bataillon de Bouaké a été délocalisé à Anyama du fait de la guerre de 2002. Avec la récente crise post-électorale, ils ont dû quitter Anyama, pour la ville d’Abidjan. Ce n’est pas de si tôt que le lieutenant colonel Léon N’Goran Kouamé et ses éléments vont retrouver leur base.

 

Source : Le Quotidien du 27/09/ 11

Publié dans Actualité militaire

Commenter cet article

A
<br /> Un contrat est un contrat.<br /> Il a dit en substance, que tous les problèmes trouvent toujours solutions dans le dialogue et non dans la violence. Mais les hommes en armes campaient sur leur position. « On nous a promis 5<br /> millions de F.CFA par soldat pour aller au front, chasser Laurent Gbagbo du pouvoir et le donner à Alassane Ouattara.<br /> <br /> <br />
Répondre