Burkina Faso : Des militaires tirent des coups de feu et libèrent de prison un des leurs

Publié le par thruthway

http://t2.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcQLP0yDwbohyN-rx35z-1MODQDpFP7r9S7kfTM_2Zs9DzwPkyHxDes coups de feu d’armes automatiques ont retenti hier, lundi 28 mars 2011, dans la ville de Fada N’Gourma à l’Est du Burkina. Ce mouvement qui se poursuivait jusqu’à 13 heures GMT a permis la libération d’un militaire en détention préventive pour…viol.

Jamais un sans deux, dit-on. Ainsi, après donc Ouagadougou où les militaires ont obtenu illico presto la libération de cinq de leurs camarades dans la nuit du 22 au mars 2011, c’est autour des militaires de la ville Fada N’Gourma (Est du Burkina) d’entrer dans la danse pour soustraire de la maison de d’arrêt de Fada un de leurs frère d’armes incarcéré en détention préventive pour une affaire de viol remontant à un peu plus d’un mois.

C’est peu après 8 heures du matin que les militaires du 32e RIC (Régiment d’infanterie commando) et du bataillon blindé sont descendu dans la rue en tirant en l’air des coups de feu. Un groupe s’est rendu au palais de justice où ils ont tiré sur les locaux et défoncé les ouvertures tandis qu’un deuxième groupe est allé directement à la maison d’arrêt où les militaires ont fait sortir des geôles leur camarade qui y croupissait dans l’attente de son jugement.

Par la suite, réquisitionnant des véhicules publics et privés, les soldats ont entamé une parade en ville en tirant en l’air des coups de feu.

Inutile de préciser que la cité de Yendabli vit ce jour au ralenti et que les commerces et autres établissements publics sont fermés.

Dans leur mouvement, les militaires ont saccagé les domiciles de certains officiers. Selon des informations que nous avons pu obtenir, il semble que, contrairement à Ouagadougou, les frondeurs armés de Fada n’ont pas pillé les civiles.

Nous y reviendrons.

Source: Afican independent

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