C'est fini, la France de Sarkozy a perdu la Libye!

Publié le par thruthway

http://t0.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcRcATp88unf16upVHlOQPPyxhRw8PK-KBoDHF3n7_DSGvxzXtEhnQ

Ajdabiya qui constitue le nœud routier qui commande l’accès à Benghazi et la Cyrénaïque, mais aussi les routes qui filent vers Tobrouk en direction de la frontière égyptienne, et vers Koufra, dans les étendues désertiques du Fezzan est tombée en moins de 45 minutes aux mains des forces de Kadhafi, l'armée nationale libyenne. Avec la prise de cette ville stratégique par l'armée loyaliste, quel que soit à présent l’enchaînement des événements, les perspectives du du fameux "mouvement révolutionnaire libyen" des rebelles apparaissent comme désespérées. Benghazi était mardi soir une ville ouverte. Elle est désormais à la merci des forces loyalistes de Kadhafi. Le rêve de Sarkozy et des Etats-Unis de chasser le Guide Libyen du pouvoir s’est peut-être brisé mardi à Ajdabiya.

C'est fini pour la France de Sarkozy en Libye, on peut le dire, puisqu'il vient d'essuyer encore un revers diplomatique au sein du G8. En effet, selon l'AFP, les huit puissances les plus industrialisées (G8), faute de consensus, ont écarté mardi à Paris l'option militaire, tant rêvée par Paris et Washington, pour ralentir en Libye les forces de Mouammar Kadhafi, se bornant à promettre pour cette semaine une nouvelle résolution à l'ONU sur des sanctions renforcées.

Dans les conclusions d'une réunion de deux jours des chefs de la diplomatie du G8, fruit d'un accord laborieux, nulle mention n'est faite d'une zone d'exclusion aérienne, comme le demandaient les insurgés libyens.
"Nous sommes d'accord pour demander au Conseil de sécurité d'accroître ses pressions sur le colonel Kadhafi", a dit à la presse le chef de la diplomatie française, Alain Juppé. Une résolution devrait être adoptée "dans les plus brefs délais, avant la fin de la semaine", a-t-il assuré. Le G8 regroupe les Etats-Unis, la Russie, le Japon, le Canada, la France, la Grande-Bretagne, l'Italie et l'Allemagne.

Alain Juppé a reconnu qu'il n'avait pas réussi à convaincre ses partenaires de l'urgence d'un feu vert des Nations unies à des frappes "ciblées" contre les forces du colonel Kadhafi qui progressent rapidement vers Benghazi, fief des insurgés. "Certains de nos partenaires se sont opposés à toute évocation de l'utilisation de la force militaire (...), au premier rang desquels mon collègue allemand", tandis que "la Russie n'était pas très enthousiaste", a-t-il indiqué en fin de journée devant la commission des Affaires étrangères de l'Assemblée française.

Publié dans International

Commenter cet article