Ces réseaux français qui défendent et considère Laurent Gbagbo comme Président légitime

Publié le par thruthway

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Roland Dumas, ancien ministre des Affaires étrangères de Mitterrand et président du Conseil constitutionnel ainsi que Jacques Vergès, avocat renommé sont arrivés pour soutenir Laurent Gbagbo.

Antoine Glaser, ex-rédacteur en chef de la Lettre du Continent juge que les deux hommes sont censés mener une contre-attaque du « coup d’Etat médiatique » opéré par Sarkozy et ses « amis » américains au détriment des intérêts de la France, en deux temps. «Avec Vergès » c’est une défense très politique», affirmant que «les chefs d’Etat africain n’ont pas de leçon à recevoir des autres», complète Philippe Hugon, spécialiste du continent africain à l’Iris.. Pour ce qui est de Dumas, on sera « éclairé » «sur la légitimité, le droit: en temps qu’ancien président du Conseil constitutionnel, il est apte à dire le droit», estime Antoine Glaser.
En sommes “Des amis de la Constitution ivoirienne”

L’arrivée de «deux sorciers blancs» à Abidjan est la face médiatique d’un mouvement qui s’est mis en branle depuis un mois, à Paris et à Abidjan, en faveur de Laurent Gbagbo le Président élu au terme du processus électoral régulier et validé par le Conseil constitutionnel, le même qui validé la candidature anti constitutionnelle de Ouattara au nom de la Paix. «Il dispose d’un certain nombre de soutiens à Paris, notamment dans les milieux souverainistes, gaullistes ou nationalistes très à droite qui défendent la légitimité de Gbagbo contre un Ouattara soutenu par les Américains», explique Antoine Glaser. «Ce sont les vieux réseaux, de la période de la guerre froide, où la France était le gendarme de l’Afrique», reprend-il. Parmi ces lobbyiste pro-Gbagbo, on trouve aussi l’avocat Marcel Ceccaldi, défenseur de Jean-Marie Le Pen.

Dans un communiqué, Henri Emmanuelli depué socialiste et ancien President de l’Assemblée Nationale, ajoutait qu”Au lieu de respecter le processus électoral ivoirien, d’analyser sereinement (…) la situation en Côte d’Ivoire, y compris les fraudes avérées dans les régions du Nord du pays, la majorité des médias français, relayés, hélas !, par un certain nombre de responsables politiques ont entrepris une campagne de suspicion et de dénigrement à sens unique dirigée contre les autorités ivoiriennes”

“Dès qu’il s’agit d’Afrique, ils sont, une fois de plus, les champions des donneurs de leçons”
François Loncle, deputé socialiste, dénonçait à son tour l’attitude de Choi le représentant de l’ONUCI. en indiquant “Il faut laisser le processus électoral ivoirien aller jusqu’à son terme, respecter les règles républicaines et les institutions, cesser d’intervenir sans retenue et arrêter de juger de manière péremptoire les pays africains qui aspirent à décider eux-mêmes de leur destin”.

Interviewé par Sud Ouest (avant l’annonce des résultats), Henri Emmanuelli a dit vouloir éviter une présentation trop simpliste des faits, présentant Laurent Gbagbo comme le “vilain dictateur ” et Alassane Ouattara comme le “gentil démocrate” :

“Moi, j’ai connu Laurent Gbagbo parce que je l’ai sorti de prison, où l’avait enfermé M. Ouattara. J’étais alors président de l’Assemblée nationale et je suis monté jusqu’à l’Élysée pour m’insurger du fait qu’un soi-disant démocrate(Ouattara) emprisonnait le chef de l’opposition ivoirienne(Laurent Gbagbo). Et je remarque que non seulement M. Gbagbo n’a pas mis M. Ouattara en prison, mais qu’il l’a laissé rentrer en Côte d’Ivoire et Il lui a permis de se presenter aux elections.”

Pour Didier Julia, député UMP de Seine-et-Marne : « Le fait pour la France de s’identifier à la position américaine, qui est anti Gbagbo, parce qu’ils n’ont jamais pu conquérir les marchés de Côte d’Ivoire, ce n’est pas une position gaulliste. »

«Ce sont des amis de la Constitution ivoirienne et nous sommes beaucoup dans ce cas là, même si on nous laisse peu d’espace médiatique », tempête Jean-François Probst, consultant international, excellent connaisseur de l’Afrique en général et de la Côte d’Ivoire en particulier. «Quand on crache au visage du président du Conseil constitutionnel ivoirien (qui a reconnu la victoire de Gbagbo), c’est normal qu’un ancien président du conseil constitutionnel français viennent voir ce qu’il se passe», développe cet ex-dircab de Jacques Chirac.

S’il dément être sous contrat avec Gbagbo - il dit travailler « pour la paix» et «essayer depuis un mois de rapprocher les points de vues» par des «actions visibles ou invisibles». «J’écoute, j’entends, j’envoie des messages», dit celui qui conseillait déjà Félix Houphouët-Boigny le premier président ivoirien. Pour lui et pour tous les amis de Gbagbo, le clan Ouattara s’est livré « à des fraudes, à des trucages» et il «ne sera jamais président» car les Ivoiriens «sont sourcilleux de leur liberté». «Il faut laisser la famille régler son problème en interne. Les laisser se mettre sous l’arbre à palabres pour trouver une solution mais arrêter décréter depuis Washington ou Paris ce que doit être la Côte d’Ivoire».

Pour lui, «la symbolique de Vergès et Dumas va faire bouger les choses» et «obliger ceux qui sont entre le foie gras et les huitres à se rendre compte de ce qu’il se passe vraiment ici», c`est-à-dire un «complot» anti-Gabgbo.

Source: La rédaction de Telediaspora

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