Ci/Sikensi : Affrontements hier. Un jeune atteint par balle. Les Abidji sortent le tam-tam de guerre.

Publié le par thruthway

tam-tam-abidji.PNG

 

 

 

Encore une folle journée, hier, dans la commune de Sikensi. Des affrontements qui ont enregistré trois blessés dont un par balle. En dépit des appels au calme lancés par les autorités locales, la tension reste vive.

 


Suite au dérapage des éléments des  forces pro-ouattara (FRCI) ayant occasionné des morts et des blessés parmi les jeunes autochtones de la ville de sikensi, la cohésion sociale est plus que jamais entachée.

 

Les affrontements qui ont eu lieu entre des jeunes abidji de Sikensi et des éléments des FRCI, aidés par certains jeunes malinkés, ont pris actuellement une autre tournure. Il faut dire, que bien avant l’arrivée de la gendarmerie et de la police nationale, la plupart des des forces pro-ouattara stationnées dans cette ville, étaient pour la plupart issues du groupe malinké, depuis les soldats de troupes jusqu’aux chefs de commandement.

 

Cette tribalisassions de l’armée nationale par le régime ouattara est entrain de se retourner contre lui, puisqu’elle contribue à accentuer les clivages ethniques. Et c’est justement ce qui se passe à Sikensi. Aujourd’hui pour la majorité des ivoiriens, « Frci, rime avec communauté malinké » et c’est n’est pas faux. Il suffit de voir la liste des nominations dans la chaîne de commandement de l’armée de Ouattara.

 

Ce sentiment d’exclusion que vivent les autochtones de la ville de Sikensi à quelques kilomètres d’Abidjan, s’est encore accentué hier, lorsque ceux-ci ont vu leurs biens, restaurants et maquis saccagés hier par des supplétifs des forces pro-ouattara. Notamment le maquis « Sagacité ». Il s’en est suivi des affrontements entre les jeunes abidji et les supplétifs des Frci, qui ont été pour l’occasion armés.

 

La preuve, les affrontements d’hier, rapporte le quotidien pro-ouattara « Le jour plus », « ont fait trois blessés dont un par balle, le jeune Bindé Yao Julien (un jeune abidji). Ce dernier a reçu une balle à la cheville ». Face à cette situation, « Les Abidji ont choisi de sortir le tam-tam parleur pour battre le rappel de tous. Les ressortissants de Gomont, Katadji et tous les villages du département de Sikensi sont attendus au chef lieu de département pour poursuivre le combat », rapporte ce même journal.

 

Il faut souligner toutefois que les autorités locales multiplient les actions en vue de ramener le calme. Selon le témoignage de l’adjoint au maire Bindé Angbedji Martial, le préfet du département procède à différentes rencontres pour appeler à l’apaisement. Outre ces actions de bons offices, des dispositions sécuritaires ont été également prévues.

 

« Ce énième incident des FRCI constitue une véritable entorse au processus de réconciliation nationale. Les auteurs doivent subir la rigueur de la loi, conformément à la volonté de la hiérarchie militaire de punir les actes délictueux ». ces propos sont de Stéphane Beyniouah, journaliste et militant du Rdr, le parti politique d’Alassane Ouattara. No comment.

Publié dans Actualités politiques

Commenter cet article