Côte d’ivoire : Audition des prisonniers politique: Michel Gbagbo ramené à Bouna

Publié le par thruthway

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Il est le deuxième prisonnier politique proche du régime du président Gbagbo, après Pascal Affi N’Guessan, président du Front populaire ivoirien (Fpi), à passer devant les juges pour des interrogatoires dits « au fond » et la signification de « nouvelles inculpations ».

 

Michel Gbagbo, le fils du président ivoirien Laurent Gbagbo, a en effet été sorti, hier vendredi 1er juin, de la Polyclinique Sainte Anne Marie (PISAM) d’Abidjan, où il avait été interné pour suivre des soins de santé, et ramené ce même jour à Bouna où il avait été emprisonné après le coup d’Etat opéré par l’armée française, le lundi 11 avril 2011. Mais pour ce retour à Bouna, qui s’est fait par un hélicoptère de l’ONUCI affrété à cet effet, Michel Gbagbo ne regagnera pas immédiatement sa cellule de la prison civile.

 

Dès son arrivée dans la capitale des Lobis aux environs de 13h30, le fils du président ivoirien Laurent Gbagbo a été directement conduit à la section du Tribunal de la ville où il a subi « un interrogatoire musclé » de la part des juges sous les ordres du régime Ouattara pendant toute l’après-midi d’hier. Il faut le souligner, cette audition de Michel Gbagbo, la première, intervient alors qu’il séjournait à la Pisam depuis deux mois pour cause de maladie. Le gouvernement Ouattara avait interdit, selon des sources, toute visite à ce prisonnier malade, y compris celle de ses avocats. Ceux-ci n’ont cessé de dénoncer « une détention arbitraire » de leur client, invitant le régime d’Abidjan ivoiriennes à le libérer et à permettre son évacuation médicale en France afin de lui faire bénéficier des soins appropriés.

 

Outre les avocats, la mère de Michel Gbagbo, Jacqueline Chamois, est montée au créneau. A travers diverses déclarations pour défendre le dossier de son fils, ponctuées par une conférence de presse animée le jeudi 31 mai à Paris, la génitrice de Michel se dit déterminée à mettre fin au séjour carcéral de son fils. « Cela fait plus d’une année que nous espérons que mon fils soit libéré. Je pense qu’il faut monter en puissance, parce que la situation ne peut pas perdurer (…) », a-t-elle déclaré.

 

Notons que la justice ivoirienne a communiqué récemment un programme d’audition des prisonniers politiques pro-Gbagbo, qui court du 29 mai au 31 octobre 2012. Ces « interrogatoires au fond et nouvelles inculpations » devaient commencer par les prisonniers de Bouna, dont Michel Gbagbo. Ils sont poursuivis pour atteinte à la sûreté de l’État, vols, viols…De nouvelles inculpations devraient leur être signifiées.

 

Source : L’inter

Publié dans Actualité judiciaire

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