Côte d’ivoire- Bonoua : Un jeune brûlé par les Frci (image)

Publié le par thruthway

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Ici vous avez l'image d'un jeune ivoirien brûlé au caoutchouc par les forces pro-ouattara. C'est lui qui témoigne.

 

 

Article lu pour vous dans un quotidien ivoirien "notre voie"

 

Ligoter ses semblables et pendant qu’ils ne peuvent pas se défendre, mettre du plastique au feu pour le coller sur leur peau. Brûler du caoutchouc imbibé d’essence et porter le liquide chaud et tout bouillant sur le corps d’un être humain. En tout la torture et les pires sévices corporels sont une réalité en Côte d’Ivoire.

 

La victime que nous avons rencontrée a tout le corps couvert de plaies profondes. Impuissante, cette victime est abandonnée à elle-même et contient sa douleur. Sachant que les actes criminels des Frci restent toujours impunis dans ce pays. Sachant que les Frci ont le permis de tuer et abuser des citoyens. C’est cet enfer sur terre qu’ont vécu 3 jeunes dans le village de N’Zikro à 26 km de Bonoua. Ils ont subi des traitements sauvages des époques révolues. Comme toujours, leurs bourreaux sont les Frci.

 

Les faits se sont passés le jour de la célébration de la fête de Ramandan, le dimanche 19 août. Mais vu l’ampleur de la torture, les séquelles sont encore visibles sur le corps des victimes. En effet, ce jour, les Frci ont arrêté 6 jeunes de différents groupes ethniques parce qu’ils portaient des tee-shirt noirs assimilés par les Frci à une marque de faiseur de coup d’Etat.

                      1     jeune Yacouba,

                      1    Agni,

                      1    Abidji

                      3    Malinké.

Mais les trois derniers ont été vite libérés et les 3 autres ont été gardés pour subir le traitement inhumain infligé par les Frci. «On nous a accuse de vouloir faire un coup d’Etat en Côte d’Ivoire.

On a été déporté au camp des Frci sis à Koffi Yao à 2 km de N’Zikro. Mais les Frci ont également enlevé

2 jeunes Dida. C’est donc nous 3 qui avons été torturés», explique la victime qui montre tout son corps déchiqueté par les brûlures à l’aide du plastique.

 

«Nous avons été ligotés et torturés toutes les nuits par les Frci. Comme si cela ne suffisait pas, après nous avons été amenés à Noé dans un autre camp de nos tortionnaires avant de nous envoyer au commissariat de police. Nous étions nourris d’un petit morceau de pain accompagné de sucre avant d’être amenés à la Dst à Abidjan le mardi qui a suivi le dimanche du Ramadan. A la Dst, nous étions dans une cellule quand une équipe de l’Onuci est venue prendre nos noms afin d’informer les familles qui recherchent leurs parents», confie la victime. Qui dit avoir été auditionné le 24 août et libéré le 7 septembre des locaux de la Dst sans se voir signifier le motif réel de cette détention.

 

«Tout le temps passé aux mains de nos tortionnaires et à la Dst, nous n’avons reçu aucun soin»

 

Benjamin Koré

Publié dans Droit de l'homme

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