Côte d’ivoire (Education nationale) : Chers parents vous êtes victimes d’escroquerie, voici les preuves et détails…

Publié le par thruthway

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Le camp Ouattara avait promis une gestion saine et transparente des biens publics. Dès sa prise du pouvoir après avoir réussi son coup d’Etat contre le régime du président Laurent Gbagbo, Alassane Ouattara annonçait la fin de la corruption dans la conduite des affaires de l’Etat. Voici un autre scandale qui achève de nous convaincre du contraire.

 

« Voilà une histoire qui va réjouir tous les pauvres parents d’élèves en particulier et tous les pauvres de ce pays en général », écrit le journal (éléphant déchaîné) qui nous rapporte ce nouveau scandale du régime Ouattara qui se passe plus particulièrement au ministère de l’éducation nationale.

 

Chers Parents d’élèves vous êtes victimes d’une véritable escroquerie, voici toute la preuve…

 

Kandia Camara, nommée ministre de l’Education nationale depuis le Golf Hôtel en décembre 2010 par Alassane Ouattara et maintenue à ce poste après la chute du président Laurent Gbagbo, a mis en place  un système de collecte de fonds pour mieux s’enrichir et cela, sur le dos des parents d’élèves.

 

Voici, avec preuve à l’appui, comment son système a été mis en place…

 

Elle s’est d’abord entourée des services de la société CELPAID de son camarade de parti et accessoirement ministre de la Construction, Sanogo Mamadou, l’homme qui joue au football dans son bureau avec la carte de visite d’un avocat français. Malgré  les cris de colère des bailleurs de fonds, par un succulent marché de gré.

 

CELPAID est une société à responsabilité limitée unipersonnelle créée en novembre 2007 et que les Ivoiriens n’ont découverte qu’après la fin de la crise post-électorale, quand elle a inondé les journaux de publicité, de juin à novembre 2011. Sans doute pour préparer les esprits à mieux accueillir la nouvelle de sa sélection pour effectuer l’inscription et la réinscription en ligne des élèves des lycées et collèges. La sélection de CELPAID sera la première réforme du « système Kandia » qui consiste pour CELPAID à retirer le circuit des ressources générées par l’inscription et la réinscription des mains des chefs d’Etablissement. Et à reverser directement cet argent, non pas dans les caisses du trésor public, mais dans celles du Ministère de l’Education.

 

Selon Kandia Camara, l’inscription et la réinscription en ligne avaient essentiellement pour avantages de mettre fin aux inscriptions parallèles et de permettre de contrôler les effectifs des élèves sur l’ensemble du territoire national. Et d’éviter aussi au passage, que les responsables de ces établissements, soupçonnés pour la plupart d’être « d’affreux refondateurs », continuent à manipuler autant d’argent. D’ailleurs, pour la plupart, ils ont été dégommés et remplacés par des personnes plus politiquement commodes. Mais la confiance n’est toujours pas revenue.

 

 

ENTRE ONZE STRUCTURES, L’ARGENT CIRCULE MIEUX…

 

La deuxième réforme de Kandia a été, une fois que le camarade de parti lui a donné l’assurance qu’aucun centime ne restera dans les établissements entre les mains des responsables, de mettre en place la nouvelle clé de répartition des 6000FCFA de frais d’inscription.

 

Ainsi, de sept entités sous Amani N’guessan, les structures à qui les frais d’inscription sont désormais répartis sont passées à onze (Voir Fac Similé). Et Kandia Camara n’y va pas de mains mortes, tant au niveau du privé que du public.

 

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Allons-y donc pour la répartition au niveau du public :

 

Celpaid : 1000FCFA (soit environ 4 milliards si tous les élèves s’inscrivent en ligne) (Pour cette nouvelle rentrée scolaire 2012 2013, les réseaux téléphoniques MTN et Orange ont été ajoutés à l’opération. Avec Celpaid, ils se partagent le montant alloué aux inscriptions en ligne).

 

Comité de Gestion des Etablissements (COGES) : 1700FCFA (soit environ 6,8 milliards) distribués aux responsables de ces COGES selon une clé de répartition entièrement définie par Kandia Camara. Mais n’allez pas imaginer quoi que ce soit.

 

Le Fonds d’Aide aux Etablissements Scolaires (FAES), c’est-à-dire les Chefs d’Etablissement, comme la ministre de Ouattara a pris le soin de le préciser sur sa « Note Circulaire N°0500/MEN/IGEN/ki) datée de novembre 2011 : 850FCFA (soit environ 3,4 milliards)

 

Fonds National de l’Ecole (FNE) c’est-à-dire la ministre ou le ministère: 200FCFA (soit environ 800 millions).

 

Fonds Régional de l’Ecole (FREC) c’est-à-dire les directeurs régionaux de l’éducation nationale (DREN) et les directeurs départementaux de l’éducation nationale (DDEN) : 200FCFA (soit environ 800 millions).

 

Fonds de Soutien à l’Education Nationale (FOSEN), c’est-à-dire le Cabinet de la ministre : 300FCA (soit environ 1,2 milliard).

 

Fonds de Soutien à l’Animation Pédagogique (FOSAP), antenne pédagogique: 175FCFA (soit environ 700 millions)

 

Fonds de Soutien au Pilotage du Système (FSPS), quel doux nom ! C’est-à- dire l’Inspection générale de l’Education Nationale : 200FCFA (soit environ 800 millions).

 

Fonds de Soutien au Conseil Consultatif de l’Education Nationale (FACCEN, nouveau) : 75FCFA (soit environ 300 millions).

 

Fonds d’Appui au Suivi du Fichier des Elèves (FASFE. DIPES, nouveau): 75FCFA (soit environ 300 millions).

 

Fonds de Soutien à l’Orientation et des Bourses (FSO, DOB, nouveau): 75FCFA (soit environ 300 millions).

 

Fonds de Soutien à la Formation Continue (FSFC) : 75FCFA (soit environ 300 millions).

 

Fonds de Soutien à la Gestion du personnel (FSGP, nouveau), c’est-à-dire le directeur des Ressources Humaines: 75FCFA (soit environ 300 millions).

 

Au total, sur cette répartition, 500FCFA reviennent directement au cabinet de la ministre, soit la somme d’environ 2 milliards, pour chaque rentrée scolaire. Ce qui, évidemment, n’a absolument rien à avoir avec le budget du ministère de l’Education nationale. Qui s’élève à près de 450 milliards de FCFA.

 

Mais le partage de tout ce gâteau lié aux frais d’inscription ne donne que la somme de 5000FCFA. Or l’inscription ou la réinscription s’élève à 6000FCFA. Il manque donc la somme de 1000FCFA. Où passe cette somme ?

 

 Elle serait censée servir à la confection de cartes d’identité scolaires de chaque élève inscrit selon un arrêté N°106 du 17 octobre signé des mains de Kandia Camara et « portant institution et édiction d’une carte d’identité scolaire unique pour les élèves des établissements secondaires privés et publics de Côte d’Ivoire », est « éditée chaque rentrée scolaire par la Direction de l’Informatique, de la Planification, de l’Evaluation et des Statistiques (DIPES) ». Article 3 de l’arrêté (Voir Fac Similé). Lequel précise que les élèves du secondaire public et du secondaire privé sont concernés par cette carte d’identité scolaire. Ce qui a provoqué la colère des responsables d’établissements secondaires privés qui y ont vu une manœuvre de la ministre de leur retirer une partie substantielle de leurs revenus liés à la vente des cartes d’identité scolaires qui étaient jusque-là, propres à chaque établissement privé.

 

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Dans une note circulaire N°1441/MEN/DIPES/bk datée du 24 octobre 2011, Kandia Camara a fixé le coût de la confection de cette carte d’identité scolaire à 1000FCFA (voir Fac Similé). Appliqué à l’ensemble des élèves de l’Etat et ceux du privé, c’est au bas mot la somme de près de six milliards qui est consacrée à la confection de cette carte d’identité qui ne coûtait que 200FCFA à l’époque. Les parents apportant eux-mêmes les photos de leurs rejetons à l’inscription.

 

Sauf que sur la fiche de répartition des frais d’inscription, nulle part il n’est mentionné la mise à disposition du « DIPES » (en réalité un nouveau service créé par Kandia Camara dès sa prise de fonction), de cette somme de 1000FCFA censée servir à l’établissement de la carte d’identité scolaire.

 

L’ombre continue donc de planer sur l’utilisation de cette somme de 1000FCFA. Quand on sait, selon le ministère, que cette année scolaire 2012-2013, ce sont 4,3 millions d’élèves qui s’inscriront et se réinscriront dans les lycées et collèges et auxquels il faut ajouter ceux du privé non affectés, on se rend compte de l’ampleur de l’escroquerie mise en place par Kandia. « Pauvres parents d’élève… », dirait l’autre…

Source : éléphant déchaîné

Publié dans Education

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