Côte d’ivoire : L’escadron de la mort vient de sévir : Un officier de police exécuté devant ses collègues

Publié le par thruthway

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La Police nationale est en deuil. Singulièrement, le commissariat de police du 33ème arrondissement, à Derrière Warf, dans la commune de Port-Bouët.

 

Le lundi 20 Août 2012, dans la commune de port-Bouet (Ville d’Abidjan), Un des éléments de la police nationale, en la personne du sous-lieutenant  Koné Yacouba, trouve la mort dans des conditions tragiques.

 

Sur les circonstances du drame, on retient, selon les renseignements, que, le lundi 20 août 2012, le sous-lieutenant Koné Yacouba, officier assurant la permanence au niveau de la zone du District 2 ( Port-Bouët), est à son bureau, attendant de procéder à d'éventuelles interventions. Et voilà qu'aux environs de 20h, sur dénonciation calomnieuse de certains partisans du camp Ouattara habitant ce quartier, une dizaine d'éléments des Frci (forces pro-ouattara) appartenant à l’escadron de la mort mis en place par les hommes de Soro Guillaume à la demande expresse d’Alassane Ouattara lui-même, en tenue et lourdement armés, arrivés à bord de véhicules de types 4x4, débarque dans les locaux du commissariat du 33ème  arrondissement.

 

Ces derniers demandent à rencontrer ici et maintenant l’officier Koné Yacouba. Et tout de suite, ils se dirigent au bureau de ce dernier, à la porte 3. Puis, ils intiment l’ordre au sous-lieutenant, de les suivre. Lorsque celui-ci veut savoir les raisons de cette injonction, des témoins disent qu’il est extrait de son bureau manu militari et rudoyé, avant d’être projeté à l’arrière de l’un des véhicules empruntées par ces Frci qui démarrent aussitôt.

 

Après leur départ, les autorités compétentes sont saisies et des collègues du policier enlevé entrent un peu plus tard en contact avec le commandant des éléments des Frci basés à la cité universitaire de Port-Bouët 1. Ils veulent savoir si ce sont effectivement ses hommes qui ont mené l’opération. Leur interlocuteur répond par l’affirmative. Par contre, sur les raisons, il invite les policiers à leur référer plutôt à sa hiérarchie. Mais il ajoute tout de suite, que l’officier de police interpellé a été relâché. Ce qui, en réalité, était inexact.

 

Dès cet instant, les collègues de Koné Yacouba sont rassurés et espèrent alors le revoir incessamment de retour au bureau.  On en est donc là, lorsque le mardi 21 août 2012, aux environs de 9h, un habitant du quartier-village dit Bénogosso, dans les environs de Gonzagueville,  saisit la police. Il explique que le corps sans vie d’un homme, vêtu d’une demi-saison de tenue militaire, traîne dans une zone marécageuse, sur un terrain nu, non loin de la route. Des agents dépêchés sur les lieux pour le constat sont ahuris.

 

Ce cadavre est bien celui de l’officier Koné Yacouba. Les neufs (9) impacts de balles retrouvés sur son corps (six impacts de balles de pistolet automatique et trois faits à la kalachnikov) montrent que ce dernier a été exécuté par cet escadron de la mort, pour la simple raison que le sous-lieutenant Koné Yacouba était soupçonné d’être proche des ex-FDS (les forces de défense et de sécurité de l’armée nationale ivoirienne, appelées ainsi sous le régime du président Laurent Gbagbo).

 

Sous le régime Ouattara c’est ainsi que la justice est rendue. Comme on peut le constater, c’est le règne de l’arbitraire.

Publié dans Droit de l'homme

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