Côte d'Ivoire: L'évacuation sanitaire de Ouattara rouvre le débat sur le vainqueur des élections de 2010

Publié le par thruthway

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Alassane Dramane Ouattara a-t-il effectué un voyage en France pour être reçu à l'Elysée le 11 avril prochain, pas certain….. la cause :


Selonle célèbre et sérieux organe de communication  Acc-Côte d’ivoire ,


Vendredi 29 mars 2013, des sources dignes de foi nous annonçaient qu'Alassane Dramane Ouattara victime d'un malaise cardiaque avait été évacué vers la France. Ces sources ajoutaient même que c'est à l'aide d'une civière que le natif de Sindou avait été embarqué dans l'avion qui devait quelques minutes plus tard décoller en direction de la France. Un communiqué laconique de la présidence ivoirienne, posté sur la page facebook de cette institution, dans la soirée de vendredi venait confirmer la nouvelle selon laquelle, Alassane Dramane Ouattara avait précipitamment quitté la Côte d'Ivoire pour une visite "privée" en France. Cette page facebook de la présidence ivoirienne, d'habitude si prolixe en publications, depuis lors observe un silence inhabituel, un silence qui ressemble étrangement à celui qui règne dans des lieux de deuil.




Ce n'est pas la première fois que la santé fragile de M. Ouattara défraie la chronique. Depuis le 11 avril 2011, date à laquelle Alassane Ouattara fut installé au pouvoir grâce à un coup d'état ourdi et exécuté par la France et les nations unies, Alassane Dramane Ouattara a eu à effectuer au moins deux autres voyages sanitaires en France. Si les autres fois tout s'était relativement bien déroulé, cette fois-ci en revanche, les observateurs avisés émettent de sérieux doutes quant à la possibilité pour l'ex-premier ministre d'Houphouet Boigny de rentrer en Côte d'Ivoire.



L'immobilisme (apparent) et le silence observés par les autorités ivoiriennes, au lieu de rassurer la population commencent plutôt à faire naitre des interrogations, surtout lorsque l'on se rappelle qu'en 1993, la nouvelle de la mort de Félix Houphouet Boigny, avait été cachée aux ivoiriens pendant plusieurs jours, le temps de peaufiner les détails en ce qui concernait la succession. Toutes ces tractations secrètes n'avaient pas empêché la naissance d'une guerre de succession entre Bédié et Alassane Dramane Ouattara.


Avec Soro Guillaume en visite en Corée du Sud, et Ouattara dont on ne sait s'il est encore vivant, la question de savoir qui assure l'intérim du pouvoir en ce moment en Côte d'Ivoire commence à se poser sérieusement. L'on se souvient qu'au Venezuela par exemple, Hugo Chavez avant d'aller subir un traitement à Cuba avait pris soin d'indiquer son successeur, ce qu'Alassane Ouattara apparemment n'a pas pu faire.


Constitutionnellement, Soro Guillaume devrait en cas de vacance du pouvoir assurer l'intérim et organiser de nouvelles élections dans trois mois comme le prévoient les textes en vigueur, mais lorsque l'on sait dans quelles conditions calamiteuses Ouattara est arrivé au pouvoir, et surtout lorsqu'on considère que l'assemblée nationale actuelle fut élue avec une participation nationale de moins de 15%, on est en droit de se demander de quelle légitimité jouirait Soro Guillaume “Président de la république”. De quelle légitimité jouirait un “président” par intérim qui remplace un président putschiste?



Cette question, ce ne sont pas seulement les partisans du président Gbagbo qui se la posent. Au sein même du camp Ouattara (ou Soro) des candidats potentiels pourraient eux aussi réclamer le fauteuil désormais vacant de Ouattara. Ces prétendants vont du PDCI d'Henri Konan Bédié à Ahmed Bakayoko héritier moral d'Alassane Ouattara en passant par Guillaume Soro l'un des chefs (avec Alassane Ouattara) de la rébellion ivoirienne. Dans cette configuration qui ressemble étrangement à celle de 1993, les vieux démons de la guerre de succession refont surface. Mais cette fois-ci la guerre de succession risque de prendre des proportions inquiétantes, l'on nous signale d'ores et déjà des réunions séparées des états-majors de Guillaume Soro d'une part, et d'Ahmed Bakayoko d'autre part, avec le PDCI qui pour le moment observe en spectateur.



En 1993 la Côte d'ivoire ne possédait qu'une armée. Une fois que celle-ci prit fait et cause pour le respect de la constitution, l'apprenti putschiste Alassane Ouattara se résigna à abandonner ses ambitions présidentielles. Aujourd'hui malheureusement, dix années de guerre ont transformé la Côte d'Ivoire en un No man's land où pratiquement chaque dirigeant politique peut compter sur l'appui d'au moins une bande armée. Même si pour le moment la force LICORNE et les casques bleus représentent la clef de voûte, la possibilité qu'une succession mal négociée entraine la Côte d'ivoire dans un cycle infernal de violences sans fin est plus qu'une simple vue de l'esprit.




Dans ces conditions, la disparition de Ouattara du paysage politique ivoirien ne pourrait-elle pas être exploitée par les différentes parties sociales et politiques afin de poser les jalons d'une paix définitive en Côte d'Ivoire? Ne serait-il pas temps que les ivoiriens s'asseyent et se parlent entre eux? Un proverbe africain dit : “lorsqu'un enfant tombe, il est mieux de regarder d'abord l'endroit où il a glissé”. Si deux ans après la fin officielle de la guerre en Côte d'Ivoire, des ivoiriens continuent de s'entretuer dans tout le pays, n'est ce pas parce que ceux qui ont décidé d'installer Alassane Dramane Ouattara par la force avaient sous-estimé les conséquences qu'un tel acte aurait provoqué dans la vie socio-politique du pays? Ces deux années ont-elles vraiment apporté les bénéfices escomptés à ceux qui pendant dix ans ont fait des pieds et des mains afin d'évincer du fauteuil présidentiel Laurent Gbagbo?

La voie royale vers la paix définitive en Côte d'ivoire passe nécessairement par un recomptage des voix des élections présidentielles de 2010. Ce recomptage permettrait non seulement de déterminer sans équivoque le vainqueur des élections, mais il serait également la première étape vers une réconciliation qui n'aura lieu que lorsque les bourreaux et les victimes auront été prestement identifiés, punis ou dédommagées. Sans justice, il ne saurait y avoir réconciliation. Imposer Soro Guillaume aujourd'hui, de la même façon que fut imposé Ouattara en 2011 ne ferait qu'aggraver une situation désormais explosive.



C'est sans doute afin de prévenir (en cas d'imposition de Guillaume Soro), une catastrophe socio-politique plus grave de celle que vit actuellement la Côte d'Ivoire, que lors d'une réunion du CNRD tenue hier 03 avril 2013, Mme Agoh Marthe, secrétaire générale du C.N.R.D (Congrès National pour la Résistance et la Démocratie) a demandé que soient organisées de grandes manifestations en vue de demander la libération de la Côte d'Ivoire le 12 avril 2013. Ces manifestations dont nous n'avons pas encore reçu les détails en ce qui concerne l'organisation pratique, devront se dérouler sur toute l'étendue du territoire national ivoirien, et elles auront pour but d’exiger la restitution du pouvoir politique aux ivoiriens… lire la suite ici

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