Côte d’ivoire : LE « RATTRAPAGE ETHNIQUE » SANS RETENU AU MINISTERE DE L’EDUCATION NATIONALE

Publié le par thruthway

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(Ministère de l’Education nationale): Mme Mariam Dosso remplace Mme Agnéro


Le ministère de l’Education nationale, comme partout ailleurs, applique à la lettre la politique de «rattrapage» créée et encouragée au plus haut sommet de l’Etat. Les dégommages se poursuivent et se ressemblent. Le plus récent est celui du Professeur. Georgette Eboï Agnéro, ex-directrice des examens et concours (Deco). Elle a cédé son fauteuil récemment à Dosso Mariam, précédemment proviseur du lycée de Jeunes Filles Houphouët Mamie Faitai de Bingerville.

 

Selon des sources, Eboï Agnéro, qui a passé plus d’une décennie à la tête de la Deco, aurait décidé d’elle-même de se retirer de cette structure «juteuse» de l’Education nationale pour se reposer. Cette information sera battue en brèche par d’autres sources qui révèlent deux autres raisons. D’abord le dernier concours d’entrée au Cafop où il y aurait eu un malentendu entre la Deco et le ministère sur le mode d’organisation et de correction. La seconde raison, avancent nos interlocuteurs, tient au fait que Kandia Camara, dans le cadre de la politique de «rattrapage», aurait voulu y mettre un de ses pions, sur qui elle pourrait avoir la mainmise.

 

Selon des agents de la Deco, Eboï Agnéro était très souvent intraitable et insaisissable sur certaines questions. Gilbert Bleu Lainé aurait, à l’époque, tenté vainement de l’évincer. Dans le milieu éducatif, on se demande pourquoi la très juteuse et convoitée Deco, toujours dirigée par des enseignants de l’université, est tombée aux mains d’un professeur de lycée. Est-ce le début de la réalisation des vœux des inspecteurs généraux et de l’enseignement secondaire, qui ont toujours souhaité que le Baccalauréat soit contrôlé uniquement par des enseignants du Secondaire. ? Autrement dit, que la présidence de jury soit l’affaire des inspecteurs généraux, les inspecteurs de l’enseignement secondaire et les conseillers pédagogiques ?

 

A la Deco et dans le milieu éducatif, des agents se demandent pourquoi ce n’est pas le directeur adjoint des examens et concours, Guépié Maho, inspecteur général de l’Education nationale (Igen) qui succède à sa patronne. «Il est la cheville ouvrière de la Deco qu’il connait depuis des années. Mais, on lui a préféré un proviseur de lycée au nom de leur rattrapage. C’est dommage qu’on ne mette pas les gens qu’il faut là où il faut, peut-être à cause de leur ethnie ou appartenance politique», fulmine un agent.

 

Le rattrapage ne se limite pas à la Deco. Selon des sources proches de l’Education nationale, Kourouma Brahima a succédé à N’dri Kouassi à l’inspection générale, Patrice Silué Nanzouan a remplacé José Vila à la Direction de la pédagogie et de la formation continue (Dpfc) et Barro Mamadou a succédé à Kabran Assoumou à la direction des ressources humaines. Ce dernier est nommé directeur de cabinet, certainement à cause de sa maitrise des dossiers, pour avoir été censeur, directeur départemental puis régional et enfin directeur de ressources humaines.

 

Notons enfin que sur 125 nouveaux chefs d’établissement nommés en pleine année scolaire, on note 62 ressortissants du nord, dont un mort, Vamoutary Diaby, précédemment censeur au lycée municipal de Koumassi. Le rattrapage est en marche pour la bonne marche de la Côte d’Ivoire.




Koukougnon Zabril

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Ahounou yves 10/05/2012 06:14

sans oublier que nous autres sommes au 17e mois sans salaire.