Côte d’ivoire : Les comptes de Dogbo Blé, Vagba Faussignaux... dégelés, voici les raisons…

Publié le par thruthway

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Selon, le Commissaire du gouvernement, Ange Bernard Kessy Kouamé, a annoncé hier vendredi 13 juillet lors d'une conférence de presse au Plateau, le dégel des avoirs et des comptes de nombreux militaires actuellement poursuivis par la justice ivoirienne, dont le Général de brigade Brunot Dogbo Blé, le Vice-amiral Vagba Faussignaux, le Lieutenant-colonel Gnatoa Katé.

 

Il a également annoncé que conformément à la loi 74-374 du 24 juillet 1974, les avoirs et les comptes des militaires, gendarmes et policiers détenus à Korhogo étaient dégelés.

 

Toutefois, ces ex-FDS ne toucheront que la moitié de leur solde en application des articles 5 et 6 du décret 96-579 du 31 juillet 1996. « Ils conservent leur droit au bail tant qu'ils ne sont pas radiés », a dit le Capitaine de frégate Ange Kessy. « Les gels restent en vigueur pour les militaires ayant commis des crimes graves et qui, poursuivis, sont restés en fuite, et contre qui un mandat d'arrêt a été délivré », a-t-il cependant poursuivi. Sept militaires et gendarmes pro-Gbagbo cités par Ange Kessy, sont dans cette situation.

 

Il s'agit notamment du Colonel Dadi Tohourou, du Lieutenant-colonel Gouanou Ouangonzon Alphonse, du Commandant Niamké, du Capitaine Glodoua, du Sergent-chef Yapi Yavo dit Djoudjou, du Chef d'escadron Abéhi Jean-Noël et du Chef d'escadron Yapo Séka Anselme. « Il y a lieu de signaler qu'à la date d'aujourd'hui, aucun officier général n'a été inculpé par le tribunal militaire. Des généraux ont comparu devant le juge d'instruction militaire pour être entendus en qualité de témoin mais aucun d'eux n'a été ni arrêté ni poursuivi, ni inculpé », a indiqué Ange Kessy, ajoutant que 280 dossiers de militaires dont 77 liés aux FRCI sont enregistrés au niveau du Parquet militaire. Parlant du Chef d'escadron Yapo Séka Anselme dit Séka Séka, le Procureur militaire a révélé qu'un mandat d'arrêt a été lancé par le tribunal militaire contre lui.

 

Selon Ange Kessy, l'ancien aide de camp de Simone Gbagbo ne s'est pas encore présenté devant le parquet militaire « Laissez la police judiciaire faire son travail. Au stade de l'enquête, Yapo Séka Anselme n'est pas encore déféré », a-t-il dit sans aucune précision. (Mais dans ce cas, où se trouve le capitaine Seka Seka ? Qu’est-ce que les tortionnaires de Ouattara ont fait de lui ?)

 

En outre, l'inculpation par le Tribunal militaire d'Abidjan (TMA) du Lieutenant-colonel Gnatoa Katé, du Lieutenant N'zué et des Sergents Serge Brou et Benoît Guero Zogbo, pour attentat contre la sûreté de l'Etat, dans le cadre de l'affaire du complot de mars 2012 contre le régime d'Alassane Ouattara, a été confirmée par le Capitaine de frégate Ange Kessy. « Ils ont été inculpés par le juge d'instruction militaire pour attentat contre la sûreté de l'Etat. Tous ces éléments ont reconnu au cours de leur audition, les faits d'atteinte à la sûreté de l'Etat qui leurs sont reprochés c'est-à-dire la préparation en vue de l'exécution d'un complot visant à renverser les institutions en place. L'information judiciaire est en cours pour déterminer les responsabilités et conduire les auteurs devant le Tribunal militaire pour être jugés », a-t-il déclaré, ajoutant que deux éléments de la Marine marchande ont été confiés au tribunal civil.

 

Ange Kessy a fait un point des procédures militaires en cours, relatives au racket et aux manquements graves à la fonction militaire. Ainsi il a annoncé l'interpellation à Bongouanou, le 17 juin 2012, du Lieutenant de police Bandaman Koffi. Il a été saisi sur l'officier de police, une kalachnikov de type T56 alors qu'il n'était pas en service.

 

En outre, selon le Procureur militaire, le racket a atteint des proportions alarmantes sur l'axe Abengourou-Agnibilékro, ce qui l'a amené à instruire le commandant de l'Unité de lutte contre le racket aux fins de faire cesser ces pratiques sur ledit axe. Concernant les arrestations massives dans l'armée, le Lieutenant-colonel Ange Kessy a également expliqué qu'il s'agit d'un dossier qui n'a « aucun caractère pénal ».

 

A l'entendre, cette affaire ne relève pas de la compétence du Tribunal militaire. « Ils (officiers et sous-officiers arrêtés) sont soumis à une procédure disciplinaire prévue par les lois et règlements militaires. Nous nous sommes assurés, en convoquant le chef de ce bureau que ces règlements sont suivis, que la procédure est bien appliquée et que les droits des personnes mises en cause sont bien respectés », a indiqué Ange Kessy.


 

Hervé KPODION

Publié dans Actualité judiciaire

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