Côte d`Ivoire : Les rebelles intégrés à l`armée, une plaie pour Ouattara et la France

Publié le par thruthway

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Les incidents meurtriers à répétition entre civils et rebelles intégrés à l`armée ivoirienne mettent le régime d`Alassane Ouattara sous pression et soulignent l`urgence d`une réforme des forces de défense dans un pays toujours fragile après la crise de 2010-2011, fait remarquer l’Agence Française de presse.

 

Une remarque qui montre bien la gêne et la crainte du camp ouattara et de ses soutiens extérieurs (surtout français), qui se rendent compte que Alassane Ouattara et ses soldats ne sont pas toujours acceptés par les ivoiriens malgré la déportation du président Gbagbo à la Haye, bien au contraire…


La preuve, comme l’écrit si bien l’agence française de presse, « Une simple altercation entre un militaire des Forces républicaines (FRCI) et un jeune à Sikensi, près d`Abidjan, a dégénéré en conflit entre autochtones d`un côté, Malinké (ethnie du nord) et FRCI de l`autre, qui s`est soldé lundi par un bilan de quatre morts - deux soldats et deux jeunes -, une quinzaine de blessés et de nombreux dégâts ».


Une semaine après des affrontements entre habitants et FRCI à Vavoua (centre-ouest) ayant fait six morts, ces événements jettent une lumière crue sur l`état de l`armée de Ouattara.


L`essentiel de ses éléments opérationnels est constitué des rebelles venus du nord qui ont combattu avec les forces françaises pour aider Ouattara à accéder au pouvoir en avril 2011.



Selon l’Afp « Autochtones pro-Gbagbo face à Malinké pro-Ouattara et FRCI: les violences de Sikensi montrent que "le contentieux ethnique et politique est encore très fort: la réconciliation va mettre du temps", affirme un expert, sous couvert d`anonymat.



"cancer"


Toujours selon l’Afp,


« Mais dans l`immédiat le problème tient surtout aux milliers des rebelles, armés et pour l`heure intégrés de facto à l`armée régulière, auxquels le régime doit offrir un avenir.

"Tous ne resteront pas dans l`armée: quand on les mettra à la porte, certains deviendront coupeurs de route, voleurs ou pourront être recrutés par les uns et les autres en cas de tension politique. C`est un vrai cancer", prédit l`expert.

Après Vavoua, le chef de l`Etat a décrété la "tolérance zéro" face à l`"indiscipline": il a créé une police militaire pour faire le ménage, confiée à un ancien commandant rebelle charismatique, Zakaria Koné.



Guillaume Soro, également ministre de la Défense, a promis pour janvier une tournée des casernes, et des "assises nationales" sont prévues début 2012 pour élaborer une réforme de l`armée.


Mais huit mois après la crise, ces annonces ne font que souligner que ce chantier reste quasi-vierge et qu`un programme de désarmement-réinsertion se fait toujours attendre.


Le pouvoir "ne sait pas par quel bout prendre le problème", pris entre les contraintes financières et sa difficulté à écarter des hommes qui se voient en "libérateurs", estime une source proche du dossier.


Les incidents sont en tout cas "le meilleur argument pour maintenir Soro comme Premier ministre", juge-t-elle.


Cette hypothèse fait toutefois grincer des dents chez les partisans de l`ex-président Henri Konan Bédié, principal allié de M. Ouattara, à qui le poste doit théoriquement revenir malgré la majorité absolue obtenue par le parti présidentiel aux législatives du 11 décembre.


Pour International Crisis Group (ICG), le président doit de toute façon être en première ligne.


Pointant dans un rapport publié mi-décembre une "criminalisation" des forces de sécurité, le groupe de réflexion appelait M. Ouattara, réputé plus amateur de dossiers économiques, à "ne déléguer à personne" le chantier sécuritaire ».

Publié dans Actualités politiques

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