Côte d’ivoire : PDCI/ DJEDJE MADY : « VOICI POURQUOI JE SUIS CANDIDAT…, MES SOUTIENS »

Publié le par thruthway

djedje-mady3.PNG

 


Publicite Afrique

 

 

Alphonse Djédjé Mady, secrétaire général du Parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI), s'est déclaré candidat à la présidence de son parti, le 21 août, lors d'une conférence à Abidjan. À la sortie de la salle, il nous a confié ne pas vouloir entrer en guerre avec l'actuel dirigeant, Henri Konan Bédié, candidat à sa propre succession. Interview.

La déclaration de candidature d'Alphonse Djédjé Mady, le 21 août, sonne comme un affront direct fait à l'actuel dirigeant du parti et ancien chef de l'État, Henri Konan Bédié. Le 17 août, ce dernier a officialisé sa propre candidature à sa succession, en vue du XIIè Congrès du parti, prévu pour le mois d'octobre. Mais Djédjé Mady estime respecter son aîné et ne pas entrer en confrontation directe avec lui puisque les statuts du parti n'autorise pas de candidat âgé de plus de 75 ans.

Jeune Afrique : Vous postulez à la succession de l’actuel président du parti, Henri Konan Bédié, qui est lui-même candidat. Qu’est-ce qui vous oppose ?

Alphonse Djédjé Mady : Le dispositif légal du PDCI fait que le président en exercice ne peut plus être candidat à sa propre succession. Le PDCI, parti qui a conduit notre pays à l’indépendance, doit respecter les lois qu’il s’est donné. Ce sont ces mêmes lois qui ont d’ailleurs permis à Henri Konan Bédié, à l’époque président de l’Assemblée nationale, de prendre la succession de Félix Houphouët-Boigny, après sa mort. Il n’y a donc aucun clash entre moi et Bédié. Je ne suis pas candidat contre lui, j’ai du respect pour lui. Mais il doit passer la main à la jeune génération et rester pour nous un conseil précieux que nous irons consulter, une espèce de Mandela qui nous guidera.


Quant à moi, fort de 48 ans d’expérience et de militantisme au sein du PDCI, je propose naturellement ma candidature à la présidence.

On ne brigue pas la présidence d’un grand parti comme le PDCI sans soutiens importants. Quels sont les vôtres ?

Je ne dévoile pas toutes mes cartes. J’ai des soutiens importants au sein du parti, croyez-moi. Des sages accordent un crédit à ma candidature. Mais ce qui est important c’est qu’il faut donner une envergure nationale au PDCI et ne pas contenir son influence dans une région. Lors des dernières élections, il y a eu des régions où le PDCI n’a pas présenté de candidat. Il faut rectifier tout cela et il y aura des gens avec moi pour le faire.

Vous venez d’annoncer que, si vous êtes élu président du PDCI, il y aura un candidat du PDCI en 2015. Vous annoncez donc un opposant au chef de l’État, Alassane Ouattara, pour la prochaine échéance présidentielle. Que va devenir le Rassemblement des Houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP) ?

Notre alliance au sein du RHDP précise que chaque parti est libre de  présenter un candidat au premier tour.  Au deuxième tour, le jeu des alliances joue et on soutient le candidat le mieux placé. C’est l’accord qui nous lie. Pour le moment, cet accord n’a pas encore été modifié ni revu  dans son contenu. Maintenant, si on demande de présenter un candidat unique du RHDP lors de la prochaine présidentielle, il faudra et négocier pour savoir quel parti de notre alliance présentera le candidat. Mais, pour le moment, rien n’a changé. Donc, le PDCI aura un candidat à l’élection présidentielle de 2015.

Propos recueillis par Baudelaire Mieu, à Abidjan


Jeuneafrique.com

 

Les soutiens de Djédjé Mady en image ici

Des figures du parti étaient également présentes pour soutenir la candidature de Djédjé Mady, comme Jean Konan Banny, frère de l’ancien Premier ministre, Charles Konan Banny, ou encore Georges Ouégnin, fidèle parmi les fidèles de Félix Houphouët-Boigny. 

http://news.abidjan.net/photos/photos/Djedje0004.jpg

http://news.abidjan.net/photos/photos/Djedje0000.jpg

Djedje-mady.PNG

djedje-mady2.PNG

 

Mais Qui est Djédjé Mady ?


Né le 1er janvier 1945 à Saioua, d’origine bété, Alphonse Djédjé Mady a dirigé le Mouvement des étudiants et élèves de Côte d’Ivoire (MEECI) et fut ministre de la Santé au sein de plusieurs gouvernements de Félix Houphouët-Boigny.  Il a occupé durant 15 ans le poste de ministre enCôte d’Ivoire. Il fait partie des grandes figures de la politique du PDCI, cadet de Maurice Séri GnolébaAuguste DaubreyDenis Bra Kanon et de la génération deVincent Lokrou.



1965 : Président de la sous-section de l’UNEECI au collège catholique (2nd cycle) de Daloa.


 1966 : Secrétaire Général Adjoint du Bureau National de l’UNEECI.


1967 : Secrétaire Général du Bureau National de l’UNEECI.


1967 : Membre Fondateur du Mouvement des Elèves et Etudiants de l’OCAM (MEOCAM), 
Président de la section ivoirienne du MEOCAM


1969 : Membre Fondateur du Mouvement des Elèves et Etudiants de Côte d’Ivoire (MEECI), Président du Conseil statutaire.


1971 : Président du Comité d’organisation du Congrès Extraordinaire du MEECI.


 
1971 – 1973 : Conseiller Technique du Président du MEECI.


1973 – 1975 : Président National du MEECI.


1980 -1991 : Membre du Comité Exécutif du PDCI-RDA
Membre du Comité Central (1980-1991)


Membre du Bureau Politique (1985-191) Chargé du discours de clôture du 7ème 
Congrès Ordinaire (1er octobre 1980)


1991 – 1995 : Membre du Bureau Politique


1995 -2002 : Membre du Bureau Politique  Secrétaire Général Adjoint chargé de la Formation 


2002 - 2013 : Secrétaire Général du PDCI-RDA


2003 – 2005 : Président du G 9, puis du G 7.


2005 – 2013 : Président du Directoire du RHDP


Mes fonctions électives au plan National :


1980 - 1985 : Député de la circonscription d’Issia (actuel Département d’Issia)

 
1985 -1990 : Député de Saïoua


1990 -1995 : Député de Saïoua


Maire de Saïoua


Depuis 2011 : Député de Nahio-Saöua


Depuis avril 2013 : Président de la Région du Haut-Sassandra


Ses fonctions gouvernementales


Novembre 1983 - Octobre 1989 : Ministre de la Santé Publique et de la Population

Publié dans Actualités politiques

Commenter cet article