Côte d’ivoire : Quand l’économiste affame la population. L’incompétence du camp Ouattara…

Publié le par thruthway

 

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Dans son programme de société, sur la question de la lutte contre la pauvreté, voici ce que Ouattara écrivait « Près de 50 % de la population vit aujourd'hui en-dessous du "seuil de pauvreté". S'attaquer à ce fléau sera notre premier devoir. », À la page 28 de son livre « vivre ensemble ».

 

Pour le moment, pour ce qui nous est donné de constater sur le terrain, la lutte contre la pauvreté est loin d’être une priorité pour le gouvernement Ouattara. La preuve, après les licenciements abusifs, la destruction de commerces informels et d’habitats précaires dans le cadre de «l’Opération pays propre» causant de nombreuses pertes d’emplois, ce sont les prix des denrées alimentaires de première nécessité qui ne sont plus à la portée de la majorité des ivoiriens. Pour avoir une nette idée de cette réalité dramatique que vivent les populations ivoiriennes, voici un tableau comparatif des prix de ces denrées avant et après la prise du pouvoir par le camp Ouattara.

 

Il s’agit du lait, du sucre, de la viande, du riz, la farine, le poisson, la viande, etc.

 

Les marchés visités sont ceux Abobo, Angré en passant par Cocody, Riviéra puis Koumassi, ainsi que certaines villes de l’intérieur comme Daoukro


denrées alimentaires de première nécessité Prix des denrées sous Gbagbo Prix des denrées sous Ouattara
Le sac de riz « mémé» 15.500f Cfa 24000 f Cfa
le sac de riz dit « cassé une fois » 15000 f Cfa 20000 f Cfa
le sac de 5 kg dit « oncle Sam »  3250fcfa 3750f Cfa
« Oncle Sam » 

(cassé deux fois) 400f/ le Kg

(cassé une fois) 500 f/ le kg

(cassé deux fois) 450f, 500f le kg

(cassé une fois) 550 f, 600f le kg

Le kg du sucre dont le prix a été homologué et fixé à 800 F/ kg Cfa vendu entre 650 francs et 700 francs vendu à 850 francs et parfois à 950 francs
Le carton d’œufs frais 1200 ; 1300 ; 1400 selon la forme des œufs,  est passé à 2400f Cfa ou 2500 f Cfa.

 

 

Quant à la viande, elle diffère selon les marchés. D’Abobo à la Riviera, en passant par Angré, Adjamé, Cocody, Koumassi et même à Daoukro. Les bouchers sont unanimes sur le fait que le prix « grossiste» du kilogramme de viande de bœuf à l’abattoir de Port-bouët a augmenté. Il est passé de 1575 f Cfa à1600 FCFA voire 1800f à 1900 FCFA et donc elle est vendue à 2000 FCFA avec os et 2200fcfa ou 2300 FCFA sans os. Soit une majoration de 175 -275-200 et 300 Frs selon la quantité et la qualité de la viande et surtout les quartiers. Ce qui n’est pas rien pour les bourses faibles. («Le Nouveau Réveil», 11-12/02).

Selon M. Kouassi WLEGBY Président de l’association des bouchers professionnels ivoiriens(Uboprovi), «cette nouvelle hausse des prix a pour cause le manque de bœufs sur le parc à bétails. Une situation qui est due à une crise qui prévaut au Mali et au Burkina et qui occasionne la rareté des convois de viandes entrant en Côte d’Ivoire. Par ailleurs, les taxes douanières jugées trop élevées et l’insuffisance de camions de transport ont aussi un impact négatif sur les prix. Le prix du kilogramme de viande sans os est passé de 2000 à 2200, et avec des os, de 1800 à 2000 dans tous les marchés. A part cocody et la riviera, précisément à 9 kilos, où le kilo de viande sans os coûte 2400 et avec des os 2000 f fca. Si l’on n’y prend garde, les prix vont encore augmentés et que l’Eta doit être plus regardant sur le secteur de l’élevage »

 

Le poisson n’échappe pas à la folie des prix. En effet, le carton de 20 kilos de poisson «sosso» s’acquière désormais à 42000f contrairement à l’ancien prix qui s’élève à 37000f. Autant dire que bientôt, les Ivoiriens vont sortir ce poisson de leurs commandes. D’autres cartons de poissons ont vu leur prix augmenter de 15000 à 20000fcfa voire à 35000fcfa. Le carton de poissons «capitaine»que l’on pouvait acheter à 15000 ou à 18000, est à présent obtenu à 30000 dans certains marchés par contre dans d’autres tels que le marché forum d’Adjamé, il est passé de 27000f Cfa à 35000f. Le carton de poisson « maquereaux» de grande consommation est passé de 17500fcfa à 28000fcfa. Le carton du Thon de 20000 à 18000, est passé à 25000 quand 20 kg de machoirons sont proposés à 23000 contre 18000 auparavant. Et avec forcement une incidence sur les prix du détail.

  Au marché Gouro d’Adjamé, M. Kouao n’a pu acheter son poisson préféré que la vendeuse lui proposait à 3000f. «C’est trop cher. Le prix est trop élevé pour ce tas de 3 petits poissons», a-t-il protesté. Même le poisson « Apolo » autrefois inconsidéré, boude le panier de la pauvre ménagère ; puisque devenu trop cher. Selon Mme A. Fatou, une cliente approchée au petit marché de cocody, qui se plaint des nouveaux prix, « il faut fixer un prix unique pour les grossistes, car lorsque les commerçantes obtiennent la marchandise à moindre coût, elles les revendent à un bas prix. Pour Mme Assi, grande consommatrice de poissons, croisée au marché de Koumassi, c’est le même son de cloche. «Les prix grimpent quotidiennement sur les marchés. Je ne sais pas à quoi cela est dû» s’est-elle inquiétée. Avant de lancer un appel aux différents présidents des associations de consommateurs qui doivent jouer leur rôle.

 

A L’intérieur du pays, notamment à Daoukro, le « dénicachia » est aussi à 400f le kg .25 kg de L’Oncle Sam (brisure 2 fois) coûtent 12500f Cfa, contre 7500 f Cfa avant. Brisure 1 fois, égale à 550 actuellement contre 460 auparavant. Les 15 kg font 8500f Cfa contre 6500 f Cfa, il y a quelques mois. Dans cette ville, le carton de poisson « capitaine » est passé de 27000 f Cfa à 35000 f Cfa. Tous ces prix ce sont imposés sous le regard impuissant des associations de consommateurs.

 

 Que peuvent ces associations inféodées au pouvoir Ouattara?

 

La salut tant annocé par ce pouvoir, comme on peut le constater, n'est pas pour si tôt...

 

Source: "L'éléphant"

Publié dans Economie

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