Côte d’ivoire : Rattrapage dans la maréchaussée : Scandale à la gendarmerie

Publié le par thruthway

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Un article de K. Kouassi Maurice du journal "Le Temps"

 

 

Dans les escadrons 1/1 à Agban, 2/1 à Yopougon, 3/1à Abobo et 4/1 à Koumassi, la grogne des éléments de la maréchaussée monte. Ceux–ci supportent de plus en plus difficilement les nominations qui se font, à les en croire, «de façon fantaisiste par un groupuscule d’officiers proches des partis politiques du Rhdp, sur des bases politiques et ethniques». Ils veulent que les ivoiriens sachent ce qui mine leur corps. Vu qu’ils en ont gros sur le cœur. Car, les nouvelles nominations à la gendarmerie foulent aux pieds les règles d’or qui faisaient la fierté de ce corps. Hélas, entend –on murmurer, «les chefs charismatiques et les gens compétents ont été écartés» au profit de ceux qui, à les écouter ont été «choisis de façon complaisante par les nouvelles autorités».

 

Selon des gendarmes, l’actuel commandant supérieur de la gendarmerie, le général de Brigade Kouassi Kouakou, est loin, trop loin même, des préoccupations de ses hommes, «parce que cela fait 11 ans qu’il s’est éloigné de ce corps d’élite de l’armée ivoirienne pour se consacrer aux activités politiques de Bédié», disent-il. Sa nomination apparaît donc, selon des éléments en rupture de ban avec les nouveaux hommes en place, comme une «récompense». Du moment, confie-t-on, qu’il a participé à toutes les tournés politiques aux côtés de son «protecteur». Mais quelle influence un officier qu’on dit «coupé des réalités du terrain» peut-ils avoir sur ses troupes ?

 

Les éléments en colère dénoncent des mutations et des nominations qui se font sur «un simple coup de fil» des camps Ouattara et Bédié. Alors que les mutations doivent faire l’objet d’une publication, pour une large diffusion. Afin d’éviter la magouille et les impostures. Les nouvelles mutations seraient, dit-on, pilotées par «un petit groupe d’officiers» dirigés par le capitaine Coulibaly Bernard, sous la supervision du Colonel Major Vako Bamba, commandant supérieur en second de la gendarmerie. Ce dernier a été, à en croire nos sources, chargé par le régime de dessiner le squelette actuel de la gendarmerie. Ainsi la 1ère légion mobile a été mise sous le contrôle de son homme sûr, le lieutenant–colonel Ayémou Sinindja, ancien aide de camp de Mme Bédié.

 

Ceux qui dirigent les camps de gendarmerie

 

Quant aux camps de gendarmerie, ils ont fait l’objet d’un partage minutieux. L’Escadron 1/1 d’Agban a été «généreusement octroyé au Rdr», par le truchement de son nouveau commandant, le lieutenant Bamba Moussa, fils du colonel major Bamba Vako, le «père Noël» qui distribue les cadeaux. Charité bien ordonnée oblige.

 

Dans ce même camp Agban, le Groupe escadron blindé a été confié à Ouattara Obeniéré. Même sort pour l’Escadron 2/1 de Yopougon qui est tombé dans l’escarcelle des républicains, via le capitaine Diarrassouba Bakary qui en a pris le commandement. Tandis que le Pdci se contente de l’Escadron 3/1à Abobo avec le capitaine N’Guessan Kan, les Fn positionnent le lieutenant Dagnogo à l’Escadron 4/1 de Koumassi. Quand le lieutenant Sékondé issa est, lui, chargé des forces dites «spéciales» par le régime. De curieuses forces créées on ne sait à quelles fins.

 

Au niveau administratif et technique, le constat est semblable pour ce qui est des choix par affinités. La preuve, le Commandement administratif et technique de la gendarmerie (Catg), a été «verrouillé» par le colonel Aboya Grégoire. Le Bureau des ressources humaines est commandé par le CE Dosso ibrahim et le service des matériels a été confié au capitaine Alassane Fadika. Cas de figure similaire pour le Groupe d’escadron, de commandement et de service (Gecs), chargé de noter les officiers supérieurs. Il est jalousement gardé par le Lieutenant de 1er échelon Konan Claude.

 

Les écoles d’Abidjan et de Toroguhé sous «haute surveillance»

 

Pour ce qui est des écoles de gendarmerie, celle d’Abidjan a été confiée au lieutenant –colonel touré Apalo, pendant que celle de toroguhé est sous la surveillance du capitaine Koné Sounan. Les nouveaux promus sont chargés de veiller sur la politique de recrutement et de formation. Une tâche essentielle en amont, qui devrait déterminer le nouveau type de gendarme et l’esprit que le régime Ouattara entend inculquer à «sa» gendarmerie de demain. Ce n’est donc pas par hasard, disent les gendarmes, que le Bureau d’organisation et emploi (Boe), est revenu au lieutenant colonel Namori Karamoko, cadre occulte du Rdr. Il a à ses côté le C.E Dosso Brahima qui gère le Bureau des ressources humaines (Brh). Le pouvoir a fait en sorte que le Groupe de sécurité portuaire soit «attribué en récompense», disent les mécontents, au Lieutenant colonel Yao Kouadio, ex-aide de camps de Bédié. Tandis que le groupe de sécurité aéroportuaire était placé sous l’autorité du capitaine Yéo Mamadou.

 

 Pour ce qui est du commandement de l’Unité d’intervention de la gendarmerie, il est revenu à un homme de Ouattara, le C.E Bassante. Dans la même perspective, la Section recherche et la Chancellerie recrutement étaient confiées, en cadeau, respectivement au capitaine Brou et au capitaine Yéman, qui y font désormais la pluie et le beau temps.

 

Les Légions, Escadrons et Compagnies «octroyés» pêle-mêle

 

Les nouveaux commandements des Légions, Compagnies et Escadrons ont été effectués pour casser la gendarmerie dite «pro de Gbagbo», dans l’esprit de la «nouvelle Armée» que le pouvoir veut mettre en place. Aussi les postes ont-ils été attribués pêle-mêle. Ainsi, la 1ère légion de gendarmerie départementale a échu à Konan Stanislas, au moment où le C.E Kouakou tangba était choisi pour s’occuper de la Compagnie Abidjan nord, en même temps que le capitaine Clément qui a hérité de la compagnie d’Abidjan Sud, et le capitaine Kouadio chargé de la Compagnie Abidjan campagne. Par les soins du Pdci, a-t-on appris de bonnes sources.

 

A Bouaké, le commandement de la 3e Légion est revenu au colonel Boussin. Tandis que le capitaine Brou Jean Claude qui dirige la Compagnie. Dans la même veine, on cite le colonel Abé Séka, commandant de la 6e Légion de Yamoussoukro, le C.E Konan Rodolphe, commandant de Compagnie de Yamoussoukro, le capitaine Dié Bah, commandant de Compagnie de Dimbokro, le capitaine N’Dri Christian, commandant de l’Escadron de Dimbokro, le capitaine Alliali, commandant de Compagnie de Daoukro. Des gens quel’on dit proches de Bédié.

 

Cependant, à côté se tient le capitaine Aïdara Yacouba, commandant de l’Escadron de Daoukro, sans doute un œil de régime Ouattara sur son allié… Ces suspicions de «choix orientés» sont aussi valables pour la 5e Légion tenue à San-Pedro par le C.E commandant par intérim Akpo Koua Jules, la Compagnie de San-Pedro «donnée» au C.E Koffi Franck, l’Escadron du Port de San Pedro dirigée par commandant intérimaire, le capitaine Fofana, la Compagnie de Soubré tenue par le capitaine Serges et l’Escadron de Soubré commandée par le capitaine Tanoh, entre autres nouveaux chefs.

 

Les gendarmes font aussi remarquer que ce n’est pas de façon fortuite que les Compagnies de Ferké, d’Odienné et de Séguéla sont dirigées respectivement par le capitaine Ouattara tchorna, le capitaine Koffi Pierre et le Lieutenant Traoré.

 

Quelques miraculés

 

A, Korhogo l’Escadron est aux mains du capitaine Fofana, tandis que la Compagnie de gendarmerie a été confiée au capitaine Tchéa Hermane. Mais à Korhogo, on parle d’un miraculé, parmi les rares «survivants» au nettoyage. Il s’agit du commandant Gbolou Séri de la 4e Légion, dont la tête avait été mise à prix en raison de ses «origines», pour délit de patronyme. il apparaît comme l’une des rares «exceptions», un rescapé de la purge de la gendarmerie. En fait, des indiscrétions font savoir que l’homme partait au garage car, pour le casser, la 4e Légion de Korhogo s’était trouvée un temps «délocalisée» dans un bureau exigu et vétuste à Abidjan. Mais il avait été conservé sous la pression de l’armée française, qui voulait le maintenir sous le prétexte de “la réunification du pays”, pour donner le change. Et le nouveau régime a dû le garder malgré lui, après avoir longtemps soupiré de mécontentement.

 

A Katiola, la Compagnie de gendarmerie est commandée par le lieutenant Kané Alliou. Du côté de Séguéla, l’Escadron a échu au lieutenant Diomande Laciné qui partage la joie de Koumoué Maxime, promu lui-aussi, à la tête de l’Esca-dron d’Odienné. «On a laissé le mérite de côté pour nous servir du Rhdp, c’est dommage», s’affligent les gendarmes mécontents. D’autant plus qu’à touba, c’est le capitaine Allo Mbato, ancien aide de camp du général touvoly Bi Zogbo, qui joue les premiers rôles. Dans le Haut Sassandra, Daloa est entre les mains du lieutenant-colonel Doumbia, commandant de la 2e Légion de gendarmerie, et du capitaine Mbra Denis, commandant de Compagnie.

 

Quant à l’Escadron de la Cité des Antilopes, il a été confié au capitaine Singo Maninga. La Cité du Fromager, Gagnoa, est surveillée par le capitaine Koffi Ané Bertin, commandant de Compagnie. A Divo, le capitaine Kra commande la Compagnie. Dans la région des 18 Montagnes, Man est «tombé aux mains» du capitaine Camara, commandant de Compagnie, et du lieutenant Diarrasouba Beh, commandant de l’Escadron. A Guiglo, le capitaine Kouakou Yao Mathias, à la tête de la Compagnie, est l’homme du pouvoir. idem pour Danané où la «position» du régime est tenue par le capitaine Lanzéni Coulibaly qui commande l’Escadron de cette ville. Le moyen et le Sud Comoé ne font pas exception.

 

A Aboisso, la Compagnie est dirigée par le capitaine Sécongo et l’Escadron, par le capitaine Niamien Adjé. Autant de «consonances» qui en disent long sur les choix des hommes à la gendarmerie, sous Ouattara. A Abengourou, c’est le C.E Boli qui est à la tête de la Compagnie. Dans le département d’Adzopé, la Compagnie est sous le contrôle du capitaine Anouma. La liste n’est pas exhaustive. Mais force et de reconnaître que la gendarmerie de Côte d’ivoire, en ce qui concerne sa hiérarchie, n’a plus rien de «nationale». Simple mais triste constat.

 

K. Kouassi Maurice

 

 

Rattrapage : Hiérarchie des Frci sous Alassane Ouattara

 

 

Chef d’Etat major (Cema) : Gal Soumaïla Bakayoko (Nord )

Commandant des Forces terrestres : Gal Sékou Touré (Nord)

Commandant de la Marine : Col-major Djakaridja Konaté (Nord)

Adjoint au commandant Forces aériennes : Col Adama Koné (Nord)

Adjoint au commandant supérieur de la gendarmerie :

Col Vako Bamba (Nord)

Adjoint au commandant du Groupement de sécurité présidentielle

(Gspr) : Cdt Chérif Ousmane (Nord )

Adjoint au commandant de la Garde républicaine :

Cdt Issiaka Ouattara dit Wattao (Nord )

Agence nationale de la stratégie et de l’intelligence (Ansi) :

Col Karim Ouattara (Nord)

Commandant des Forces spéciales :

Lt-colonel Lanciné Doumbia (Nord)

Commandant Ensoa : Lt-colonel Dem Aly (Nord)

Commandant école Empt : Lt-colonel Soro Pagaforo (Nord)

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zouzou 05/09/2012 21:54


bonsoir frere et soeur ivoirien et ivoirienne l'heure est venu ou nous devons prendre nos responsabilite. peuple ivoirien que faisons nous pour le PR GBAGBO LAURENT, restons nous indifferent de
sa situation?