Côte d’ivoire: Sur les traces de l’horreur de Duekoué : 6 corps sortis d’un puits

Publié le par thruthway

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Découverte macabre hier jeudi 11 octobre à Duekoué, précisément au quartier guéré. Six (6) corps, dans un état de décomposition avancé, ont été sortis hier d’un puits de ce quartier, en présence de l’adjoint du procureur de la République près le tribunal de Man, du commissaire de police de Duekoué, M. Dosso Olivier, de l’ONUCI, des FRCI et de certains membres de la Fédération internationale des droits de l’Homme (FIDH).

 

Ces corps n’ont pu être identifiés à cause de leur état. Il s’agirait, selon plusieurs sources sur place à Duekoué, de victimes du massacre du camp de réfugiés de Nahibly en juillet dernier (par les partisans et la milice pro-ouattara en présence des soldats de l’onuci chargés de surveiller ce camp), et qui a fait officiellement plus d’une dizaine de morts. Des enquêtes ont été ouvertes et sont en cours pour déterminer les responsables et les circonstances de la mort de ces six individus, et si possible, leur identité.

 

Selon des témoins oculaires, c’est suite à des soupçons sur des sites où seraient enterrées des personnes tuées, que des visites de terrain et des fouilles ont été initiées depuis le mercredi 10 octobre dernier. Ces visites se sont poursuivies hier aux environs de 9 h et ont débouché sur la découverte de ces six corps dans un puits.

 

Faut-il le rappeler, le vendredi 20 juillet dernier, suite à une attaque armée au quartier Kôkôma qui a fait deux morts, les populations de ce quartier (pro-ouattara), accompagnées des chasseurs traditionnels communément appelés Dozos (qui consitiuent en grande partie la milice pro-ouattara), ont entrepris de se venger. Cap est alors mis sur le camp de réfugiés de Nahibly, d’où seraient partis les agresseurs (ce qui est en réalité inexact). Ce camp est pillé, et ses pensionnaires massacrés. Bilan, une dizaine de morts et de nombreux blessés (selon le camp ouattara, mais dans la réalité on dénombre plusieurs centaines de morts).

 

Cette vengeance meurtrière continue de faire parler d’elle. A en croire une source militaire, la découverte d’hier n’est qu’une étape. « Nous allons poursuivre les recherches et les enquêtes pour situer les responsabilités », a dit notre source. D’autres découvertes pourraient être faites.

 

Hamadou ZIAO

Publié dans Droit de l'homme

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