Côte d'Ivoire : un an après la fin officielle de la crise, Amnesty publie les preuves du génocide du peuple wê

Publié le par thruthway

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Il y a un an, le 11 avril 2011, le régime du président Laurent Gbagbo venait d’être renversé par les forces françaises stationnées en Côte d’ivoire et cela, parce que l’Elysée en a décidé ainsi. Ce qui mettait fin officiellement à la crise post-électorale qui a déchirée la Côte d’Ivoire. Cette violence a fait des centaines de morts. Les victimes étaient visées notamment en raison de leur origine ethnique ou de leur affiliation politique par les forces pro-ouattara soutenues par l’armée française.

 

Pendant cette crise, les plus graves atteintes aux droits humains ont été commises dans l’ouest du pays, depuis longtemps théâtre de tensions intercommunautaires.

 

L’épisode le plus violent a eu lieu dans la zone de Duékoué, à 500 km à l'ouest d'Abidjan, au cours de trois jours de combats intenses ayant débuté le 28 mars 2011 entre les forces loyales au président Laurent Gbagbo, et celles soutenant Alassane Outtara. Des centaines de personnes ont été tuées.

 

La mission d’Amnesty International qui s’est rendue sur place peu après a rapporté ces photos. (Cliquez ici pour les voir si celles en-dessous vous paraissent moins nettes).

 

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Après avoir pris le contrôle de Duékoué, « Les Forces républicaines de Côte d’Ivoire » (FRCI), forces pro-ouattara qui comprenaient des forces auxiliaires composées notamment de Dozos (chasseurs traditionnels) ont lancé une chasse à l’homme dans le quartier Carrefour, pillé les maisons, chassé les femmes et exécuté des centaines d’hommes.

Ces photos montrent le quartier dévasté, les traces laissées par ces violences sur les habitants et sur leurs maisons.

Selon  Amnesty International : « aucune des personnes soupçonnées d'avoir joué un rôle dans les crimes de guerre et crimes contre l'humanité perpétrés à Duékoué n'ont été déférées à la justice. La CPI a annoncé qu'elle enquêterait sur ces violences.

La Côte d’Ivoire doit veiller à ce que toutes les victimes de crimes de droit international dans le pays obtiennent justice et réparation, et à ce qu’en parallèle, les responsables présumés de ces crimes soient poursuivis, qu’ils appartiennent aux forces pro-Laurent Gbagbo ou pro-Alassane Ouattara ». Espérons que cet appel sois attendu…

Publié dans Droit de l'homme

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