Côte d’ivoire : Voici les sites des camps de torture du régime Ouattara

Publié le par thruthway

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«Il y a d’autres camps de torture qui existent en dehors de Yopougon». C’est la révélation faite hier par une des victimes, fraîchement libérée, du camp de concentration de «la Place de la Liberté» sis à Yopougon-Nouveau Quartier.

                          

Selon notre interlocuteur qui affirme avoir transité par un de ces camps avant d’être interné à Yopougon, il y a un camp de torture à PK 17 sur la route de Dabou. «C’est un camp qui devait servir de site pour le service civique», précise-t-il. Un autre camp existe à Adjamé à l’institut Marie-Thérèse Houphouët-Boigny. De l’avis de cette ex-victime du camp de torture des soldats d’Alassane Ouattara à Yopougon, dans tous ces camps ci-dessus cités, les victimes sont torturées et souvent marquées au fer. «Chaque nuit, à partir de 21H jusqu’au lendemain à 6h, nous sommes enchaînés comme des esclaves. Pour nos besoins, ce sont des sachets que nous utilisons», poursuit l’ex-victime.

 

C’est le quotidien Notre Voie qui dans sa publication du samedi dernier a révélé l’existence du camp de torture tenu par les forces pro-Ouattara sur le site appartenant au Fpi qu’ils occupent illégalement à Yopougon.

 

La visite nocturne de Paul Koffi Koffi et Koné Zakaria

 

En effet, depuis cette révélation, les organisations humanitaires comme le comité international de la croix rouge (Cicr) ont commencé à s’intéresser à ce camp où sont violés les droits humains, à l’abri des regards. Selon des témoins joints à Yopougon, une délégation du Cicr s’est vue refoulé l’entrée du camp par les éléments des Frci. Joint par téléphone hier, les responsables du Cicr à travers leur service de communication, n’ont pas voulu confirmer l’information. « Dans le cadre du dialogue bilatéral et confidentiel que mène le Cicr avec les autorités carcérales, le Cicr ne révèle pas aux tierces parties, les noms des lieux de détention où les visites sont menées », a expliqué Mme Layal Horanieh, Coordinatrice Communication du Cicr en Côte d’Ivoire. Peu importe. Mais, le pouvoir Ouattara qui s’est abusivement présenté comme un « grand protecteur» des droits de l’homme, a pris peur et a paniqué à la suite des révélations de Notre Voie.

 

C’est pourquoi, dès dimanche dernier, le pouvoir, selon nos informations, a dépêché illico presso et en catimini, le ministre délégué à la Défense, Paul Koffi Koffi, et le chef de guerre, Koné Zacharia, à la «Place de la Liberté» transformé en camp de torture à Yopougon. De 22h à 23h30 mn, le ministre Koffi Koffi, aux dires de nos sources, a menacé de fermer le camp illégal si les prisonniers ne sont pas libérés d’ici 48h (ce délai a pris fin hier). « Au nom de quel droit, vous détenez des gens ici ?», a-til demandé. Une fois la mission secrète terminée, 16 prisonniers ont été immédiatement libérés dans la nuit du dimanche au lundi dernier.

 

Hier, toujours selon nos sources, 20 autres prisonniers, des militaires pour la plupart, ont été libérés puis conduits à l’état-major des ex-Fanci à Abidjan-Plateau. Soit un total de 36 détenus libérés sur 45 prisonniers présents sur le site lors du passage du ministre délégué à la Défense, à en croire nos informateurs. «Mais avant, il y avait 68 détenus. Certains ont été libérés après paiement d’une rançon par leurs parents», affirme une autre ex-victime du camp de concentration de Yopougon. Avant d’ajouter : « cela fait 8 mois que ces Frci ne sont pas payés. Toutes les agressions à Yopougon sont de leur fait ».

 

 

Coulibaly Zié Oumar

Publié dans Droit de l'homme

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