Côte d’ivoire : Voici les véritables raisons de la panique du régime Ouattara

Publié le par thruthway

http://idata.over-blog.com/2/58/30/29/autre/bocbis/doc2/doc3/blair/ado-vacances-hambak.jpg

 

Selon le quotidien Le Temps du 10/5/2012


La grande panique qui gagne le pouvoir d’Abidjan est bien justifiée. Il y a une sorte d’accord qui lie Ouattara à Sarkozy. Malgré les allures martiales et faussement rassurantes qu’il offre, le pouvoir d’Abidjan est gagné par une grande panique, après le départ précipité de son ami français qui quitte l’Elysée quasiment la tête basse. En fait, Sarkozy était tout pour Ouattara qui ne faisait que jurer par lui. Depuis le 11 avril 20011, il a mis l’armée française et les Forces onusiennes à sa disposition. Au point de mettre au second plan, les Frci, son armée qu’il a pourtant créée depuis son refuge volontaire du Golf hôtel. A plusieurs occasions, les Forces françaises se sont substituées à l’armée ivoirienne dans la protection du pouvoir. Des méthodes très lointaines qui par moments, heurtent la conscience de la jeune génération d’Ivoiriens qui aspire à un pays souverain. Mais il n’y a pas que ça seulement. Sarkozy qui entretient avec Ouattara, des relations très personnelles et quelquefois même émotionnelles, a aussi mis à la disposition du pouvoir d’Abidjan, toute une kyrielle de conseillers français qui font aujourd’hui, la pluie et le beau temps dans plusieurs secteurs de l’administration ivoirienne, à commencer par la présidence de la République.

 

La Côte d’Ivoire fait ainsi, un grand pas en arrière, à l’âge d’or des coopérants. Avec l’avènement de François Hollande au pouvoir, rien n’est sûr que ces «conseillers» soient maintenus. Mais après la défaite de Sarkozy à l’élection présidentielle, le problème de Ouattara est aussi d’ordre purement économique. Après son installation au palais, l’homme qui a fait croire aux Ivoiriens en 2010, pendant la campagne électorale que son travail est de «chercher l’argent», a parcouru vainement toutes les capitales du monde en quête de prêts. Tout le monde sait ce qui s’est passé. Ouattara est toujours revenu bredouille de ses voyages. Tous les pays occidentaux, tout comme toutes les institutions financières ont préféré regarder de loin, le pouvoir Ouattara qu’ils ont pourtant contribué à mettre en place en Côte d’Ivoire. Même invité avec le concours de Sarkozy aux rencontres des grands de ce monde, Ouattara est encore revenu sans le moindre copeck. Car son pouvoir n’inspire pas confiance. Mais il peut toujours compter sur son ami qui malgré la passe difficile que traverse la France, s’engage à payer les fonctionnaires ivoiriens. François Fillon, son Premier ministre l’a dit au palais présidentiel. «C’est la France qui paie les fonctionnaires ivoiriens ». Une phrase qui sonne encore dans les oreilles des ivoiriens comme une grande humiliation. Car il y a bien longtemps que la Côte d’Ivoire a rompu avec cette manière de faire, en se forçant d’assurer ce minimum.

 

Mais la France ne pouvait pas continuellement, payer les fonctionnaires de ce pays. Sarkozy n’avait quand même pas été élu pour ça. C’est là que les deux hommes s’engagent dans une sorte de deal. Ouattara procède alors à un endettement massif de la Côte d’Ivoire. Le professeur Mamadou Koulibaly, économiste hors pair, l’a plusieurs fois dénoncé. De retour de son exil ghanéen, il s’est jeté dans les bras du pouvoir en se découvrant un nouveau passetemps, à savoir s’opposer au Président Gbagbo pourtant entre les mains de ses bourreaux. Au final, Koulibaly s’est rendu compte qu’il faisait fausse route avec Ouattara. C’est donc avec lui que les Ivoiriens apprendront que le pouvoir ne fait qu’endetter la Côte d’Ivoire sur plusieurs générations. Un véritable goulot d’étranglement que le Président Gbagbo avait considérablement réduit sous son régime, malgré la crise sociopolitique et la partition du pays. Ouattara n’est pas Gbagbo dans la gestion des affaires de l’Etat. Des prêts massifs sont donc contactés au niveau de plusieurs pays et institutions internationales qui demandent d’abord des garanties. Du moins un gage. C’est là que Sarkozy entre en lice.

 

Il se porte garant pour soutenir le pouvoir d’Abidjan. Ces crédits sont alors accordés à Ouattara, mais seulement sur papier. En clair, les bailleurs sont dans la forme, d’accord pour accorder ces prêts au pouvoir d’Abidjan. Mais avec des conditions bien précises. Les décaissements se feraient après les élections françaises, là encore, avec l’appui de Sarkozy qui à l’époque, ne doutait pas un seul instant qu’il pouvait perdre. Car jusqu’en 2011, il se croyait encore comme l’homme providentiel des Français. Le deal bien calé comme on le dit, Ouattara pouvait se frotter les mains, en attendant la campagne présidentielle en France. Son souhait étant que son ami soit réélu pour qu’il décroche le jackpot, tout en louant les mérites de Sarkozy qui «aime l’Afrique». Peu importe la destination que pourrait prendre par la suite, ces milliards. La vérité et la seule chose qui est vraie, est qu’il a été décaissé au nom de la Côte d’Ivoire.

 

Puis vient la date historique du dimanche 6 mai 2012, un jour béni par tous les démocrates africains et du monde entier. Mais un jour triste dans la cour de Ouattara. Puisque tout s’est écroulé ce dimanche là. Depuis près de 4 jours, le pouvoir d’Abidjan vit un grand drame. Car François Hollande, le nouveau Président français n’est pas Nicolas Sarkozy. Il n’est pas aussi un homme des réseaux. Ouattara est alors hanté par une grande question. Hollande pourra-t-il accepter de se porter garant auprès des bailleurs de fonds, comme l’a fait Sarkozy ? Rien n’est sûr. Même si certains se permettent d’évoquer la question de la continuité de l’Etat. Est-ce que cet engagement de Sarkozy pour son ami Ouattara, engage aussi l’Etat français ? Grande question à la quelle le pouvoir d’Abidjan n’arrive pas à avoir de réponse dans l’immédiat. Selon des fuites en provenance du palais, cette question fait partie de l’entretien qu’il a eu avec Sarkozy, lors de l’audience qui lui a été accordée le lundi 7 main à l’Elysée. Ouattara sait qu’avec Sarkozy, il avait des rapports très personnels. Ce qui ne sera jamais le cas avec le nouveau patron de l’Elysée.

 

Dans l’opposition, le président socialiste lui avait déjà donné des signaux très forts, sur la nature de ce que pourront être leurs rapports. A plusieurs occasions, Hollande a refusé de le recevoir. Désormais au pouvoir, les deux hommes pourraient se rencontrer, pour discuter des questions qui lient les deux pays. Mais Ouattara est convaincu que la tâche ne lui sera pas aisée sur la question de la démocratie, les Droits de l’Homme et de la bonne gouvernance. En gros, sur les dérives répétées de son armée qui se plaisait à dire aux Ivoiriens; «on va vous tuer et il n’y aura rien. La France est avec nous». Il sait que Hollande n’est pas Sarkozy, pour fermer les yeux sur ses dérapages. A plus forte raison, mouiller dans des «deals» avec le pouvoir d’Abidjan. Après jospin, ce nouveau champion des socialistes est un autre «Monsieur. propre qui se voit hisser au sommet de l’Etat français». Ouattara sait aussi ça.

 

Guehi Brence

Publié dans Actualités politiques

Commenter cet article

KONE MAIMOUNA 11/05/2012 14:26


Merci GUEHI Brence pour cette information de taille. dramane pensait que ce sera si simple que ça. il n'a rien vu encore. Ce n'est que le début de so cauchemar. Entre la franmaçonnerie et le Dieu
de la sainte bilble, on verra bien qui est le plus fort. La vérité finit toujours par triompher. On ne peut cacher le soleil avec les mains.Il y a un adage qui dit: qui rira le premier, rira le
dernier. A bon entendeur, salue.


Pauvre dramane ouattara! à l'heure là , burkina est mieux. Vive son Excellence Laurent Koudou GBAGBO! La prophétie tarde mais elle s'accomplit à coup sûr.