Crimes, déclin des valeurs, confiscation des libertés et des droits… Le drame ivoirien

Publié le par thruthway

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Non, ça fait trop peur. Le feu roulant de la destruction-libération est en marche. Ceux dont le cœur a des yeux, voient l’Apocalypse. Seuls les jouisseurs du moment qui ont la tête dans la farine (de mil) venue du Nord, en doute. Pour autant, religieux, historiens, politiciens, païens, non croyants, membres de sociétés secrètes, etc., parlent des signes, des dérives déjà annoncés. Des vérités qui, découvertes dans le livre saint par exemple, donnent à certains, froid dans le dos. C’est le cas de cet ami qui tantôt disait : «Djo, ça fait trop peur nhein, ce qu’on découvre à la lecture de la Bible». Ma réponse : «L’attitude du singe mythique qui ne voit, n’entend, ni ne parle, ne te sécurisera pas pour autant».

 

 

Autrement dit, c’est profitable à tous de ne pas vivre dans l’ignorance. Savoir lire les signes du temps est souhaitable. Partout où on se trouve. Il ne s’agit pas de pointer un doigt accusateur en direction de qui que ce soit. Le challenge est ailleurs : que se passe-t-il dans le monde qui nous environne actuellement ? Vit-on près, loin ou dans l’univers d’hier: Sodome, Gomorrhe, Canaan ? La Côte d’Ivoire d’aujourd’hui, interpelle : Trop de sang pour le pouvoir ! L’horreur commencé en septembre 2002, semble sans fin. Avec une rébellion «fossilisée».

 

 

Recevant l’appui des multi nationales du crime qui vampirisent les pays faibles dans leur viseur. Le diable -c’est ainsi que les occidentaux qualifient les faiseurs de coups d’Etat, les mercenairesterroristes, les rebelles, etc- sont pourtant couvés. Magnifiés. Tolérés. Adoubés. Passé en perte et profit: des milliers de morts. Se souvient-on encore des 80 gendarmes désarmés froidement abattus à Bouaké? De simples danseuses d’Adjanou, liquidés par les nouveaux maîtres du centre ? Des Dagrou Loula, Daly Oblé et autres anonymes trucidés par les seigneurs de guerre parce qu’ils portaient l’uniforme de l’armée nationale ? Parle-on de l’assassinat du ministre Boga Doudou? De Balla Kéita ? De la trentaine de morts d’Anonkoua Kouté par «commando dit invisible»? Pas vraiment!

 

 

La mémoire sélective des vainqueurs du 11 avril ne retient que : «des femmes d’Abobo tuées». Des «cadavres» identifiés  par on ne sait quel médecin légiste, supposés sortis des tombes, être militants d’un parti politique connu pour sa propension à l’exagération. Sa manie à fabriquer du faux dans ses laboratoires de la Rue Lepic. Exemple : Le mort filmé devant le siège de l’Onuci à l’Hôtel Sebroko qui, pour le malheur des metteurs en scène, ressuscite. Ou le Cdrom de la victime Kenyane, devenue pour les besoins de la cause Rdr, une victime du pouvoir Gbagbo, s’immolant (par feu).Ou encore, le vrai-faux «charnier de Yopougon». La préparation des esprits avec un navet monté de toutes pièces par un lugubre négrier belge : «Côte d’Ivoire, poudrière identitaire». La liste est longue.

 

 

De la fiction, les adorateurs de Lucifer plongent en permanence la Côte d’Ivoire dans les abysses du mal. Réalité ! Un gendarme égorgé comme un mouton lors d’un rituel sacrificiel des dozos-rebelles. Ce, devant des caméras et le regard jubilatoire des soldats Français de Licorne, dans le Nord, fief des assaillants? Des casses des banques (Beceao) à Bouaké et Man ? Se souvient-on lors de leur présence à l’Assemblée Nationale Ivoirienne, des larmes de ces hommes et femmes «matchettés», violés. Jamais le pays cher à Houphouët-Boigny, premier président de la Côte d’Ivoire moderne, n’est descendu si loin dans les profondeurs de la cruauté et de l’immoralité: Près de sept cent prisonniers politiques. Des centaines de réfugiés politiques et autres exilés à l’intérieur ou à l’extérieur du pays. Tous, presque, délestés de leurs biens matériels, financiers, mobiliers et immobiliers. Affamés. Abandonnés à la mort. Poursuivis du dedans comme du dehors par une sorte de police secrète, la gestapo ?

 

 

Le pays est loin de la nouvelle Jérusalem promise. Il s’enfonce dans les plaisirs et méchancetés décriés en son temps par les devanciers.des orgies sont organisés ici et là. Sans pudeur, des manifestations d’homosexuels, lesbiennes et autres ont lieu dit-on dans l’antre de l’ambassade des Usa. La France est accusée de financer l’activité des associations d’homosexuels ivoiriens. Lesquels annoncent désormais publiquement la tenue de défilé à Angré. Là où sous le gouvernement Bédié, ces gens-là gardaient le profil bas. A l’instar d’un ministre Pdci, alors accusé de ces pratiques.

 

 

Aujourd’hui, c’est la célébration de tous les vices: Les «Comzones» sont promus à des postes de responsabilité dans l’administration Ivoirienne. Les Bourreaux des ivoiriens et surtout les génocidaires ou auteurs du pogrom Wè –ce que condamne Amnesty international-exigent plutôt de leurs victimes encore en vie, repentance. Le monde à l’envers ! Un certain Soumahoro, l’homme qui envoie les pro Gbagbo au «cimetière», qui refuse la contradiction et la réconciliation, vient sans sourire d’affirmer que les patrons des ex-rebelles et autres mercenaires qui tuent toujours les ivoiriens pour un «oui» ou un «non», auraient fait leur mea-culpa. Mais où et quand?

 

 

La presse et les médias cherchent en vain les traces du pardon public de la branche politique et militaire de l’ex-Rébellion et de ses alliés. Le déclin annoncé de Babylone se précise: Fête de la lumière ici et là avec les symboles des sociétés secrètes partout. Dans la rue, les bureaux, les places publiques, etc. La lettre du Continent vient de livrer l’identité et les guerres de positionnement politique des membres de ces sociétés anciennes très secrètes, réputées très loin de l’univers souhaité par l’Eternel des armées. Le pays va mal. Trop d’abominations. Hélas !

 

Francesca Adeva

francescaudrey@yahoo.fr

Source: Le Temps

Publié dans Droit de l'homme

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