De Daloa à Soubré: Les Frci obligent les populations à payer leurs salaires.

Publié le par thruthway

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Daloa 


Une journée de racket des Frci dans tout le département

Les éléments des Frci qui sont à Daloa ont investi tout le département pour mettre toutes les populations à contribution financière. Selon nos sources, ces hommes en arme d’Alassane Ouattara ont consacré toute la journée du dimanche 24 juillet au racket systématique dans les villages et hameaux du département. «Ils sont encore revenus avec les armes dans tous les villages. Ils demandent que les personnes à pied paient 500 F. Celui qui n’a pas cette somme plaide pour payer 200F. Celui qui n’a rien du tout reste avec les Frci toute la journée. Quant aux cyclistes, ils leur versent 1000F et les automobilistes paient plus. On ne sait pas si c’est nous les pauvres populations qui allons nourrir une armée dite nationale. L’Etat doit normalement faire face à ses soldats», s’est exprimé au téléphone, un interlocuteur à Daloa, logiquement très amer. Ses propos ont été confirmés par nos sources à Yokoréa, Gbazia, Noumousséria et Zoubia où les Frci ont racketté les populations le même dimanche. 
Benjamin Koré 

Méagui 


Racket, racket, toujours racket

Chaque boutique ou magasin de la ville de Méagui verse aux Frci, la somme de 5000Fcfa par semaine comme taxe de sécurité. Pour chaque chargement de cacao des gros camions en partance pour San Pedro, c’est la somme de 250 000F qui va dans les poches des Frci. Pour un camion de type Kia, l’armée de Ouattara exige 25 000F. Dans la ville, n’importe quel véhicule qui circule et sorte de Méagui est soumis à un laisser-passer pour lequel il doit débourser 15 000F dans le mois. Telle est la réalité des pratiques des soldats de Ouattara qui ne cessent de déclarer la guerre contre le racket. D’Abidjan à l’intérieur du pays, on se saigne pour remplir les poches de ses combattants.

 

Source: Notre voie

Publié dans Droit de l'homme

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