DE l'IVOIRITE AU RATTRAPAGE ETHNIQUE : ALASSANE OUATTARA SEUL RESPONSABLE DES MALHEURS QUI FRAPPENT LES IVOIRIENS DEPUIS PLUS DE 20 ANS

Publié le par thruthway

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Il était une fois un pays appelé Côte d'Ivoire. Un pays qui dès l'acquisition de son indépendance devint le poumon économique de l'Afrique de l'Ouest française. Cette hégémonie économique était due en grande partie à la position stratégique qu'occupe ce Pays. En effet, au milieu de pays sahéliens sans accès à la mer, (Guinée, Burkina Faso, Mali) la Côte d'ivoire constituait non seulement la porte d'entrée et de sortie pour les marchandises allant et venant de ces pays, mais en plus grâce à ses terres fertiles, elle offrait plusieurs opportunités de travail à tous ces laissés pour compte qui dans leur pays d'origine très souvent devaient implorer la clémence du Ciel, afin qu'il laissât tomber quelques gouttes d'eau qui auraient arrosé des terres pour la plupart arides.

 

Un pacte non écrit s'instaura donc entre d'une part les autochtones propriétaires terriens, et les étrangers venus chercher fortune en Côte d'Ivoire. Les premiers devaient fournir la terre et le matériel, les autres les ressources humaines. Cette symbiose fonctionna tellement bien, que très vite, la Côte d'ivoire devint le premier producteur mondial de Cacao et l'un des premiers producteurs mondiaux de café et de bien d'autres produits agricoles (noix d' anacarde entre autres). La Côte d'Ivoire se révéla être aussi une grande promesse en ce qui concerne l'exploitation de ressources minières et d'hydrocarbures. Tant de richesses ne pouvaient qu'attiser les convoitises des multinationales et autres pays occidentaux. Il fallait contrôler la Côte d'Ivoire, et prendre non seulement le pouvoir politique, mais aussi s'assurer le contrôle des terres, en expropriant si nécessaire les légitimes propriétaires.



C'est ainsi qu'arriva à la fin des années 80 un certain Alassane dramane Ouattara. Un économiste né en Haute volta, bénéficiaire en tant que ressortissant de la haute Volta dans les années 60 d'une bourse d'études qui lui permit d'obtenir un PHD à l'université de Philadelphie aux États-Unis. Il devait ensuite travailler à la BCEAO et au FMI toujours en tant que voltaïque. Sa nomination en 1990 comme premier ministre fut très bien accueillie par les ressortissants étrangers vivants en Côte d'Ivoire, car ils considéraient cette nomination comme une volonté manifeste de Felix Houphouet Boigny d'intégrer ces étrangers qui vivaient et travaillaient depuis des années en Côte d’Ivoire.

 

Si Dramane Ouattara était devenu premier ministre, pourquoi pas un de leurs fils plus tard s'étaient-ils dit. Les autochtones ivoiriens quant à eux, habitués qu'ils étaient à côtoyer les étrangers, étaient plus intéressés par le programme économique que Ouattara aurait mis sur pied afin de les sortir de la crise économique qui depuis quelques années frappait leur pays. Il faut dire que jusqu'à ce moment là, à part quelques escarmouches normales entre populations vivants sur le même territoire, il n’y avait jamais eu de conflit majeur entre ivoiriens et étrangers. Tous partageaient les mêmes joies et les mêmes peines.



Les premières mesures prises par Alassane Ouattara allaient très vite bouleverser les équilibres sociaux existants jusque là dans cet havre de paix qu'était la Côte d'ivoire. Avec l'excuse de renflouer les caisses de l’État, le néo premier ministre Dramane Ouattara institua la Carte de Séjour qui n'existait pas jusque là en Côte d'Ivoire. Selon lui en effet, l'argent qu'aurait reversé les étrangers au trésor publique (30% de la population ivoirienne) aurait constitué une bouffée d’oxygéne économique pour le pays. Cette mesure créa la première fracture entre ivoiriens, et étrangers vivants en Côte d'ivoire. Ces derniers se sentirent abandonnés par les premiers qui lorsqu'ils ne se montraient pas indifférents face à ces mesures, aidaient très souvent les forces de l'ordre à traquer les étrangers en situation irrégulière. Cette attitude s'expliquait en grande partie par la situation économique que traversait la Cote d'Ivoire.

 

Le pays allait mal, et Dramane Ouattara semblait indiquer par l'institution de la carte de séjour que certains responsables de cette situation étaient les étrangers qui envahissaient de façon sauvage la Côte d'ivoire. Dramane Ouattara avait ainsi atteint son premier objectif, détruire l'harmonie qui existait entre autochtones et étrangers en Côte d'Ivoire. Les souvenirs douloureux de ces moments auraient désormais accompagnés tous les étrangers ayant vécu la période de l'institution de la carte de séjour.

 

La phase deux de cette manœuvre de Dramane Ouattara débutera immédiatement après la mort de Felix Houphouet Boigny en 1993. Malgré la disposition de la constitution ivoirienne en son article 11 qui, en cas de vacance du pouvoir fait du président de l'assemblée nationale Henri Konan Bédié le successeur constitutionnel du président de la république, Ouattara tente de s'imposer comme président de la république. Il faut dire que là aussi, la présidence échappe à Ouattara non parce qu'il est étranger, mais simplement parce que la constitution ivoirienne sera appliquée à la lettre. Ouattara exploitera tout de même cet épisode pour dénoncer une exclusion du pouvoir due selon lui à ses origines et à sa religion. Bédié quant à lui qui n'avait pas apprécié cette tentative de coup d'Etat, dans le but de mettre définitivement fin aux ambitions présidentielles de Dramane Ouattara, créera le concept de l'ivoirité. En bref à travers des modifications constitutionnelles, Henry Konan Bédié fera réécrire la loi sur la nationalité et édictera de nouvelles conditions afin d’être éligible à la magistrature suprême.

 

S’il est évident que ces lois furent écrites afin d'exclure définitivement Alassane Ouattara de la course à la présidence, il est bon de remarquer comment ce dernier s'en servira afin de mieux atteindre ses objectifs de dissolution de la nation ivoirienne. A Paris lors d’une conférence en 1999 Dramane Ouattara déclarera : « on ne veut pas que je sois candidat, parce que je suis musulman et du nord ». Cette phrase servait non seulement à rallier à sa cause les principales ethnies du nord, mais aussi une bonne partie de ces étrangers venant des pays sahéliens cités plus haut et surtout du Burkina et qui, pour la plupart sont musulmans et partagent avec les populations du Nord de la Côte d'ivoire la même culture. Après avoir monté les ivoiriens contre les étrangers et vice versa, Dramane Ouattara cherche donc ainsi de rallier à sa cause les ivoiriens du Nord de la Côte d'ivoire.

 

Quelques mois après une autre phrase célèbre “Ce pouvoir moribond, je le frapperai ; il tombera, et je rentrerai Abidjan avant la fin de l'année “ , Bédié est renversé par un coup d’État conduit par des sous officiers qui faisaient partie de la garde personnelle d'Alassane Ouattara. Robert Guei le nouvel homme fort du pays refuse de céder le pouvoir à Ouattara le commanditaire du coup de force. Mieux, lors des élections présidentielles d'Octobre 2000 qu'il organise, il décide d'appliquer à la lettre la constitution faite voter par Bédié afin d'écarter Ouattara. Ouattara ne lui pardonnera pas cet énième affront, et dés le déclenchement en septembre 2002 de la rébellion qui portera 9 ans plus tard Ouattara au Pouvoir, le général Robert Guei est tué.

 

Selon le commandant Abehi qui se trouvait à la résidence du général Guei pendant l'attaque , c'est un certain sergent Souleymane Diomandé alias «La grenade» futur chef rebelle de Ouattara qui conduisait les opérations. Ayant donc réussi à joindre à sa cause une bonne partie de l'élite civile et militaire du Nord, Ouattara grâce surtout à ses soutiens internationaux après 9 années de rébellion réussira à prendre le pouvoir en avril 2011.



Ayant conquis le pouvoir Dramane Ouattara pouvait passer à la phase quattre de son plan qu'il définira en janvier 2012 lors de son séjour en France" rattrapage ethnique". Après avoir monté les étrangers contre les ivoiriens et vice versa, monté les ethnies du nord contre le reste du pays, conquis le pouvoir de façon frauduleuse et violente, Ouattara décide de se venger de ces ethnies qui selon lui ont profité du boom économique ivoirien au détriment des ethnies du Nord et de leurs frères Sahéliens vivants en Côte d'ivoire. Il faut donc se rattraper. Exproprier de leurs terres les populations de l'Ouest ivoiriens en particulier et les remplacer par des populations venant du Burkina Faso surtout. Une véritable colonisation de peuplement nait ainsi. L’expropriation sera tout d'abord forcée. On obligera les populations autochtones à fuir leurs terres en instaurant un climat de terreur (génocide de Duékoué) ensuite en votant à l'assemblée nationale de nouvelles lois comme celle sur le foncier, actuellement en examen à l'assemblée nationale ivoirienne. Dans l'administration publique et dans l'armée, les ex chefs de guerre, tous du nord occupent les principaux postes de responsabilité.



Ouattara a entre temps ré-institué la carte de séjour qui avait été abolie par le gouvernement du président Gbagbo. Car Ouattara ne l'oublions pas, est avant tout au service des puissances occidentales. Il se sert pour le moment des étrangers afin chasser les populations autochtones. Mais, lorsque les burkinabés et autres maliens auront fini de faire le sale boulot en massacrant le maximum d'ivoiriens, et/ou en les obligeant à se réfugier à l’extérieur du pays, Ouattara pourra alors exiger la présentation de la fameuse carte de séjour aux nouveaux maitres de L'ouest ce qui à coup sur obligera bon nombre d'entre eux à retourner dans leurs pays d'origine. Et les terres pourront finalement être occupées par les multinationales qui pendant près de 20 ans ont financé l'accession au pouvoir d'Alassane dramane Ouattara.



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