DE QUOI OUATTARA A-T-IL PEUR ? AU CŒUR DE SON DISPOSITIF SECURITAIRE…

Publié le par thruthway

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Dispositif sécuritaire d'Alassane Ouattara

 

 

 

Qu’est-ce qui se passe ? L’homme qui prétend que la sécurité est de retour en Côte d’ivoire et qui se plaire à dire, à qui veut l’entendre, que plus de 80% des ivoiriens sont heureux de sa gestion du pouvoir, se barricade, renforce de plus en plus sa sécurité. De quoi Ouattara a-t-il peur ? Qu’est-ce qui le rend autant fébrile ?

 

Il faut le dire tout net, Alassane Ouattara, fait certainement partie des chefs d’Etat les plus surveillés en Afrique. En tout cas, selon le confrère La Lettre du continent (LC), il vient de renforcer sa sécurité grâce à l’aide de la France, 11 mois après sa prise du pouvoir. Pendant ce temps, les ivoiriens vivent dans l’insécurité ma plus totale… (les miliciens pro-ouattara, aujourd’hui transformés en coupeur de route sèment la désolation partout). Tous les observateurs sont unanimes, la Côte d’ivoire vit dans une atmosphère de crise sécuritaire évidente.

 

Pendant que les ivoiriens vivent continuellement dans la peur, Ouattara qui prétend être leur président, s’est barricadé derrière plusieurs unités d’élite aussi bien ivoiriennes qu’étrangères. 

 

Comme nous le montre l’image ci-dessus, sa sécurité, au second niveau est assurée par le Groupe de sécurité présidentielle, commandé par le lieutenant-colonel Diomandé Vagondo. Il est secondé par le chef rebelle Chérif Ousmane, commandant de la compagnie Guépard des Forces nouvelles (la rébellion pro-ouattara venue du nord de la Côte d’ivoire).

 

Cette unité qui semble avoir supplanté la Garde républicaine (GR, l’unité traditionnellement chargée de la sécurité du président de la République et des institutions), est de plus en plus visible avec ses véhicules avant-blindés (VAB), positionnés dans les rues d’Abidjan chaque fois que Alassane Dramane Ouattara se déplace. Cette unité dispose de plusieurs dizaines de véhicules blindés tout terrain du constructeur ACMAT, le fournisseur exclusif de l’armée française, selon La Lettre du continent. Le GSPR, bien équipé, travaille de concert, selon notre source, avec des éléments des forces spéciales françaises (FSF) qui tiennent leurs ordres d’un officier de l’armée française détaché auprès de la présidence. Cet officier, révèle le confrère, est placé sous les ordres du commandant de la force Licorne, le colonel Daniel Jaunin.

 

En outre, à en croire cette source, la récente visite d’Alassane Ouattara à Paris du 25 au 28 janvier 2012, lui a été bénéfique à plus d’un titre. Il a obtenu de l’Elysée l’affectation à Abidjan de plusieurs hommes du Service de protection des hautes personnalités (SPHP), un service du ministère de l’Intérieur français spécialisé dans la protection rapprochée des hautes personnalités. Paris, poursuit la LC, aurait également obtenu des Nations unies, une dérogation spéciale sur l’embargo pour faciliter l’achat de matériel militaire pour équiper le GSPR.

 

Deux membres du SPHP devraient se rendre, fin mars, dans la capitale ivoirienne pour faire un audit du ministère de l’Intérieur de Côte d’Ivoire. La GR, moins équipée que le GSPR, accomplit toutefois sa mission régalienne sous le commandement du colonel Kouaho Amichia. Elle est secondée par le chef de guerre Issiaka Ouattara dit Wattao, de la compagnie Anaconda de la rébellion. Travaillant dans l’ombre du GSPR, la GR reste discrète mais bien visible.

 

La Lettre du continent révèle par ailleurs que Ouattara bénéficie du soutien du président burkinabé Blaise Compaoré, en plus de celui de la France. Le facilitateur dans la crise ivoirienne n’aurait pas hésité, dès la prise du pouvoir d’Alassane Ouattara, à lui affecter des éléments du Régiment de sécurité présidentielle (RSP), un bataillon d’élite qui est chargé de la sécurité du président Compaoré.

 

Et, en plus des éléments non armés de la Compagnie républicaine de sécurité (CRS) et du GSPR pour protéger le cortège de Alassane Ouattara, les unités au sol sont soutenues par un hélicoptère de type Apache, qui patrouille très souvent au-dessus dudit cortège.

 

L’Opération des Nations unies en Côte d’Ivoire joue également un rôle important dans cette surveillance. En effet, des éléments jordaniens des Forces tactiques d’intervention (SWAT), régiments spéciaux des Nations unies, formés aux Etats-Unis, sont très visibles dans la sécurité présidentielle.

 

Le palais présidentiel du Plateau et la résidence privée, modifiée, d’Alassane Ouattara sont sous le contrôle des casques bleus béninois, sénégalais et togolais de l’ONUCI. Le constat est clair, la sécurité de Alassane Ouattara s’est renforcée d’avantage, près d’un an après sa prise effective du pouvoir.

 

Qu’est-ce qu’il craint ?

 

Affaire à suivre…. 

Publié dans Actualités politiques

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