Des généraux de l’Onuci poussés vers la porte de sortie

Publié le par thruthway

choi.JPGAu siège de l’Onuci à Abidjan, il ne fait pas bon être général et Commandant des casques bleus en Côte d’Ivoire. On est assuré d’un sortie peu honorable et cavalière pour peu, surtout si on s’hasarde à être en désaccord avec le Grand vizir Nicolas Sarkozy, véritable patron des forces onusiennes en Côte d’Ivoire, dont la partialité en faveur d’Alassane Ouattara n’est plus à démontrer. Les ex-généraux du contingent Onuci à Abidjan, les généraux Amoussou du Benin et Hafiz du Bengladesh l’ont appris à leurs dépens. Le premier a été limogé un mois après la proclamation des résultats de la présidentielle du 28 novembre 2010 pour s’être opposé à l’envoi des troupes Ouest-africaines de l’ Ecomog pour extirper Laurent Gbagbo du pouvoir et installer Alassane Ouattara, reconnu Président par la France et les Etats unis.

Le second, le général Hafiz, a lui été contraint à la démission pour avoir refusé que le contingent bengladeshi, pays dont il est originaire, se transforme en force de guerre aux côtés des rebelles des Forces nouvelles d’Alassane Ouattara. Il lui est notamment reproché d’avoir fourni des informations sensibles ayant permis de faire la lumière sur la mission réelle des forces onusiennes en Côte d’Ivoire, à savoir provoquer la chute du Président Laurent Gbagbo, informations ayant permis la réalisation du film-documentaire du réalisateur O. Cetaril, « Laurent Gbagbo dans le tourbillon du Golf de Guinée », dans lequel toute la géostratégie globale des Etats unis et de la France dans la région africaine du Golf de Guinée est mise à nue. « Le général Hafiz doit être protégé car ils vont le liquider pour ne pas qu'il parle de leur faux plans en cours », dira une source onusienne.
Ce document est à la base de la suspension des activités de Canal+ Afrique de Côte d’Ivoire et de la sortie de la chaîne de télévision ivoirienne RTI dudit bouquet, afin d’éviter que l’ensemble des pays africains n’aient vent de ce qui se trame contre la Côte d’Ivoire et dans toute la région du Golf de Guinée.
« Devant faire face à des difficultés indépendantes de sa volonté qui ne permettent plus de proposer un service de qualité, CANAL+ COTE D’IVOIRE annonce que son siège, basé à Abidjan, suspend momentanément ses activités commerciales », a annoncé la chaîne cryptée.

Mais malheureusement pour ces derniers, toutes ces informations sont disponibles sur le net.

Christian Vabé

Publié dans Diplomatie

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