Des véhicules volés vendus à Abobo

Publié le par thruthway

http://t3.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcT6rrasDf2p0P5Tmbfq3LzGG06_TNJqQirpn5LITILC83KF5bpYLa crise post-électorale a fait naître à Abobo un marché clandestin de vente de véhicules. Des voitures volées et déjà utilisées sont vendus actuellement à des prix dérisoires.

Les fruits des scènes de pillages précédant l'enlèvement du président Laurent Gbagbo par les forces françaises sont déjà exposés sur certains marchés de la capitale économique.

A Koumassi et à Treichville au sud d’Abidjan par exemple, un commerce de sucre a vu le jour.

Tout le monde est devenu commerçant de sucre exposant parfois cette marchandise dans certains coins de rues.

A Abobo par contre, des véhicules de seconde main sont vendus dans la commune. Des indiscrétions affirment que l’on trouverait dans ce marché clandestin essentiellement des voitures volées ou arrachées de force à leurs propriétaires à la faveur de cette crise, par les rebelles de Ouattara.

Nos sources précisent cependant que ces engins à quatre roues exposés dans des endroits tenus secrets seraient vendus à des prix dérisoires. « Avec 150 mille francs cfa on peut s’offrir une voiture, confirme un mécanicien automobile. Il prévient cependant que le démarrage de ces véhicules nécessite des petites réparations».

Les casses (endroits abritant des pièces détachées de véhicules) de cette même commune sont également inondées de pièces automobiles de tous genres, surtout des pièces qui proviennent des véhicules pillés, selon plusieurs témoignages recueillis.

Par ailleurs, Abobo ne peut pas pour autant rivaliser avec la ville de Bouaké dans ce commerce illicite de véhicules volés.

Des informations en notre possession font état de ce que dans cette ville du centre de la Côte d’Ivoire, fief de la rébellion armée pro-ouattara, foisonnent des voitures neuves ou de seconde main que les propriétaires occasionnels braderaient à vil prix. Ces véhicules seraient également les fruits des scènes de pillages perpétuées à Abidjan à la faveur de la crise post-électorale.

La ville est dAbidjan est actuellement une ville morte.

Les banques sont fermées, aucun service administratif n'est ouvert. La plupart des magasins ont été pillés par les rebelles qui maintenant s'attaquent aux domiciles surtout des personnes soupçonnées proche du président Gbagbo.

Les critères d'identification sont très souvent liés à l'ethnie. Tous ceux qui sont de l'ethnie bété, akyé ou guérré, sont automatiquement soupçonnés d'être des pro-gbagbo. S'ils ne sont pas exécutés sur le champ, ils sont très souvent embarqués vers une destination inconnue.

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