Après l'euphorie, le camp Ouattara devra se rendre à l'évidence

Publié le par thruthway

http://t2.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcT0e3KxiD90Xb5y_dM6aBiYeVJU4jvI6Hik9E9Lnpj7hYwRs0BUAprès l'euphorie dans le camp Ouattara, suite à la décision des chefs d'Etat de l'UEMOA de ne reconnaître que la signature d'Alassane Ouattara, il faut maintenant réfléchir à l'applicabilité d'une telle décision sur le terrain.

M. Alassane Ouattara, et cela tout le monde le reconnaît aujourd'hui, ne bénéficie d'aucun appui interne vue l'échec de son opération "pays mort" lancée depuis le mardi 18 janvier 2011. Une opération qui n' a pas été suivie par la majorité de la population ivoirienne. Tout se passe comme si ce mot d'ordre est totalement ignoré.

C'est la même remarque au niveau des forces de défense et de sécurité de la Côte d'ivoire qui n'ont pas aussi répondu à son appel de le reconnaître comme le président de la Côte d'ivoire.

Ce qu'il faut retenir de ses échecs, c'est qu' Alassane n'a ni l'armée, ni le peuple avec lui. Or sans ces deux-là, il n'y a aucune chance de s'installer au palais. C'est justement ce qui fait la force du président Gbagbo.

Pour retourner les choses en sa faveur, Alassane Ouattara n'a que ces dernières options qui lui restent.

1- Asphyxier économiquement la Côte d'ivoire pour provoquer une révolte de la population contre le pouvoir en place, c'est-à-dire contre le régime de Gbagbo Laurent. D'où sa bataille pour géler les comptes de la Côte d'ivoire à l'étranger. 

Dans la même logique, les comptes à l'étranger des  personnalités ivoiriennes qui soutiennent le président Gbagbo ont été gelés et les comptes de la Côte d'ivoire à l'UEMAO viennent d'être remis à Alassane Ouattara.

Tout ceci pour mettre le gouvernement ivoirien dans l'incapacité de payer les salaires des fonctionnaires et agents de l'Etat, de payer les soldats qui pourront se retourner contre le président Gbagbo ou l'abandonner face à une armée étrangère (ECOMOG) qui viendrait facilement l'exfiltrer du palais comme le souhaite Alassane.

Ce qui explique alors la deuxième option:

2- Intervenir militairement pour, selon le camp Ouattara, "déloger Gbagbo du palais". 

 le camp Ouattara et ses alliés internationaux savent bien que le président Gbagbo à un fort soutient au niveau du peuple et de l'armée nationale. Engager une telle opération en l'état actuel des choses serait un échec. Il faut plutôt "couper les robinets" au président Gbagbo pour qu'il soit dans l'incapacité d'entretenir son armée et son peuple.

Comme on le voit, toute le stratégie d'Alassane Ouattara et son allié inconditionnel la France, repose sur cette asphyxie économique. Mais si cette stratégie venait à échouer, ça sera la fin et la honte du camp Ouattariste. 

la sérénité du président Gbagbo et de son Gouvernement est un signe qui ne trompe, ils s'y sont préparés il y a bien longtemps, comme s'ils avaient prévu tout ce qui se trame aujourd'hui contre la Côte d'ivoire.

Ce n'est pas pour rien si les occidentaux le définissent comme un fin stratège en politique. Il faut craindre plus son silence que ses discours.

En tout état de cause le président Gbagbo est véritablement celui qui gouverne la Côte d'ivoire. il a toute l'armée avec lui. Une armée et une jeunesse déterminée à mourir à ses côtés au dire du général Mangou (Chef d'Etat major des armées). il contrôle totalement les régies financières du pays qui collectent l'argent pour aller aliment les comptes à la BCEAO. Que peut faire, dans ce cas, Alassane pour contrôler les comptes de la Côte d'Ivoire à la BECEAO?

Les comptes sont logés et alimentés ici à Abidjan. Cette institution est actuellement gardée par l'armée nationale. Que peut faire Alassane, surtout que le gouvernement en place a rejeté la démission du Gouverneur. 

Après l'euphorie, le camp Ouattara devra se rendre à l'évidence: la réalité du terrain ne lui est pas du tout favorable.

Wait and see...

Publié dans Actualités politiques

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