EN VISITE AU GHANA: LES RÉFUGIÉS POLITIQUES IVOIRIENS A KOENDERS : « Nous ne reconnaissons pas Ouattara comme le président ÉLU, mais… »

Publié le par thruthway

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En visite de quelques jours au Ghana  Bert Koenders, Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations Unies en Côte d’Ivoire, a rencontré ce Mercredi 3 Octobre 2012   les responsables des refugiés politiques  ivoiriens  à l’International Conférence Center d’Accra  au Ghana. Les refugiés ont vidé leur cœur et sont repartis légers.

 

Bert Koenders est venu rencontrer les refugiés ivoiriens vivant sous les tentes  dans les camps tenus par  le HCR  à travers le Ghana. Cette visite commence ce jeudi 4 Octobre. Mais avant, le Mercredi 3  octobre  sur suggestion  des  autorités ghanéennes, il a rencontré de 14 H à 16 H, ceux  des refugiés vivant à Accra  après avoir rencontré dans la matinée le Président Ghanéen  John Dramani Mahama.

 

D’entrée, Koenders a indiqué qu’il souhaitait écouter les refugiés sur les questions de la nécessité du dialogue politique et de la restauration de la paix pour faire avancer les choses en Côte d’ivoire. Il était entouré de la responsable de la représentation de l’ONU à Accra, de l’ambassadeur du Ghana en CI, du vice ministre ghanéen des affaires étrangères et de deux collaborateurs de l’ONUCI.

 

Les  responsables des refugiés étaient tous là. Le Dr Assoa Adou et l’ensemble du Bureau de la coordination du Fpi en Exil, Ben Dagbo de l’association des refugies ivoiriens et de la Diaspora (Arid) et un membre de son bureau. Presque tous les leaders en exil de la galaxie patriotique étaient également présents.

 

Ils ont été cinq à prendre la parole. Assoa Adou pour les premiers mots , Emile Guiriéoulou pour décrire la situation calamiteuse des populations de l’ouest de la Côte d’Ivoire, Don Mello Ahoua pour les graves violations de tous les droits en Côte d’Ivoire, Ben Dagbo pour décrire à Koenders les difficultés que vivent les exilés ivoiriens dans les camps  aux Ghana et enfin l’ambassadeur  Raymond Koudou Kessié  pour stigmatiser toute  la fraude électorale grossière sur laquelle la communauté internationale à fermé les yeux pour l’avènement du pouvoir Ouattara

 

Assoa Adoua  indiqué pour commencer que les refugiés ont longuement hésité avant         d’accepter de participer à la rencontre, craignant un autre traquenard  de l’onuci  après celui tendu en avril 2011 aux  dirigeants du FPI  à l’hôtel Pergola d’Abidjan. Des dirigeants qui, allés chercher la protection de l’ONUCI, ont été livrés   par celle-ci aux forces de Ouattara et qui se sont tous retrouvés en prison au nord du Pays. Assoa Adou a alors demandé à Koenders de dire ceci à Ouattara: Les exilés ivoiriens  sont tous partisans de  la paix pour retourner en Côte d’Ivoire leur pays. Aucun ne veut  et ne prépare la  guerre à partir du Ghana. Les refugiés ont trois préoccupations quotidiennes : comment se loger, comment se nourrir et enfin comment se soigner en cas de maladie. Tous leurs biens étant détruits et  leurs comptes sont  gelés. Personne n’est venu avec  un butin de guerre, vu les conditions dans lesquelles les uns et les autres se sont retrouvés au Ghana. Aucun ne dispose donc de ressources pour préparer un coup en vue de  renverser le régime Ouattara. Toute chose qui du reste ne fait pas partie de notre philosophie politique. Si donc Mr Ouattara veut une paix durable en Côte d’Ivoire  qu’il crée les conditions qui rassurent et sécurisent les participants au dialogue ainsi donc:

Qu’il libère tous les prisonniers politiques, civils et militaires

 Qu’il arrête les poursuites contre les pro-Gbagbo en Côte d Ivoire et à travers  le monde

Qu’il organise un dialogue direct avec le FPI.

 

Emile Guiriéoulou  a d’entrée dit à Koenders que les nouvelles ne sont pas bonnes à l’ouest de la Côte d’ivoire dont il est originaire.  Il suffit aujourd’hui en Côte d’Ivoire d’être Gueré pour être considéré de fait comme  un criminel. Le rôle de l’Onu  n’est il pas de dénoncer les crimes ? Pourquoi l’opération des nations unies qu’il dirige  se tait sur les graves violations des droits  humains  qui se déroulent sous ses yeux ? Quatre armées étrangères Burkinabés sont  aujourd’hui installées  à l’ouest  à Duékoué, Blolequin et Tai. Personne ne s’en émeut. Leurs responsables viennent même aux cérémonies officielles. Tous ceux qui ont commis les crimes les plus graves à l’ouest comme  Ben Laden qui était le chef rebelle de l’ouest entre 2002 et 2003 connaissent aujourd‘hui la promotion. Les tueries massives du camp de Nahibly ont même été minimisées par Konders ! J’ai le sentiment que pour l’ONU nous ne comptons pas en Côte d’Ivoire,  s’est écrié Emile  Guiriéoulou.

 

Ahoua Don Mello avec le verbe qu’on lui connait n’a pas pris de gang  pour dénoncer de manière véhémente la passivité, la complicité  voire la responsabilité de l’ONU dans la crise Ivoirienne. Pour lui la valeur qui est à la base de la fondation de l’Onu  est que les citoyens sont égaux en droit et en dignité. Aujourd’hui en côte d’ivoire les citoyens qualifiés de pro Gbagbo n’ont ni droit ni dignité. Je vous demande de dire à Ouattara ceci : Des citoyens ivoiriens   sans droit et  sans dignité ne peuvent pas financer des coups d’état. La cote d ivoire vit une grave injustice. Comment des gens qui depuis 2002 continuent de  tuer, égorger, piller sont considérés comme des démocrates, connaissent la promotion  et l’Onu ne dit rien! Par contre des gens qui depuis plus de trente ans   se sont battus  sans armes pour réinstaurer le multipartisme et la démocratie dans le pays, et ont travaillé à la promotion d’un état de droit sont pourchassés partout en Côte d’ivoire et dans le monde. Même par des chasseurs traditionnels qui  parce que  justement chasseurs de profession, confondent tout : Droit de l’homme et chasse à l’homme. Et l’Onu ne dit rien. Est-ce cela la démocratie que l’Onu et la France ont voulu instaurer en Côte d’Ivoire par les bombes ? On veut une réconciliation après la justice mais ceux qui rodent dans les allées du pouvoir ne sont pas moins coupables que ceux qu’on emprisonne et qu’on pourchasse. Allez dire à Ouattara que s’il veut la réconciliation alors  qu’il fasse comme en Afrique du Sud. Declerk a sorti Mandela de prison. Ils se sont assis.  Ils ont discuté, ont trouvé les solutions aux problèmes sud africains et ils ont avancé. Dites donc à Ouattara de libérer les prisonniers politiques,  d’arrêter les poursuites, de s’assoir pour discuter de la Cote d’ivoire  pour avancer.

 

Ben Dagbo au nom de l’Arid  a répété qu’aucun refugié ne prépare de coup d état au Ghana. Les refugiés dans les camps du HCR ont besoin de tentes et de nourriture, exposés qu’ils sont aux morsures de serpents. Ils ont besoin de documents pour se déplacer.  Il a demandé à Koenders de dire un grand merci aux ghanéens qui  ont accueilli en frères tous les  refugiés qui continuent aujourd’hui encore d’arriver et dont le nombre dépasse 22 000.

 

En réponse Mr Koenders,  dans un discours elliptique  et diplomatique du fonctionnaire de Nations Unies qu’il est,  a cherché à arrondir les angles. Je ne peux pas dire que vous avez raison dans tout ce que avez dit ni chercher à excuser l’ONU. Nous ne sommes pas saints, nous travaillons à trouver des solutions aux problèmes qui sont nombreux et que vous avez énoncés : foncier, démobilisation, justice équitable, sécurité…et qui ont occasionné une opération de  paix en Côte d’Ivoire. Nous ne sommes pays aveugles nous voyons … aidez nous à renouer le dialogue et arriver à un consensus.

 

Avant de lever la séance, Koenders a soulevé  une question qui certainement lui tenait particulièrement à cœur: « Le Président Ouattara dit que vous ne voulez pas le reconnaitre en tant que Président de la République ». La réponse d’Assoa Adou a été incisive : nous ne reconnaissons pas Ouattara comme le président ELU de la Côte d’Ivoire mais comme celui qui a été imposé par les forces Françaises et celles de  l’Onu  à la tête de la Côte d Ivoire. Mais c’est lui qui occupe le fauteuil présidentiel  et c’est  pourquoi notre parti est allé discuter avec lui.

 

On a discuté  avec Guei Robert après son coup d’Etat, nous pouvons discuter aussi avec lui. Voilà.

 

Correspondance particulière depuis ACCRA  de :

  Yves Komenan

Publié dans International

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Guillaume Gnali 06/10/2012 21:04


Mettre son peuple,  premier.


Pour batir une economie du 21e siecle, La Cote-d'Ivoire doit relancer une habitude, reculee', des annees' prosperes------l'investissement dans les communes, des ressources economiques nationales
qui permettent aux personnes tres fermes de creer de la richesse et de la valeur. Le seul fondement pour prosperer dans leconomie mondiale est d'investir en nous-memes.


Mettre le peuple, premier, c'est d'abord honorer et de recompenser ceux qui travaillent dur et qui respectent les regles. Cela signifie aussi, reconnaitre que le gouvernement n'eleve pas
d'enfant---les gens le font. Cela signifie que nous devons recompenser le travail, la responsabilite' de la demande, et le bien-etre pour mettre fin a' la pauvrete', source de violence et de
guerres fraticides.


L'etat a abandonne' les familles travailleuses. Des millions d'Ivoiriens sont en cours d'execution  plus difficile et plus dur de rester en place. La classe moyenne paie plus pour gagner
moins. Les salaires sont plats, de bons emplois sont devenus peur,, et la pauvrete' a explosee'. Les depenses de sante' ont augmente' en fleche et plusieurs ont vu leurs benefices de sante' se
traduire par leurs deces. Les parents ne devraient pas avoir a' choisir entre le travail dont ils ont besoin et la famille qu'ils aiment.


Mettre son peuple avant, exige d'abord une revolution dans l'apprentissage a' vie, un effort concerte' pour investir dans les talents collectifs de notre peuple. S'ils revient, moins cher, aux
dirigeants actuels de maintenir d'autres dans les geoles, au meme moment s'impose le devoir moral non seulement de les assister, mais aussi l'obligation nationale de partager leurs connaissances
et aptitudes en vue de gerer un grand nombre de problemes nationaux de facon bien plus efficace.


L'education est aujourd'hui plus que la cle' de gravir les echelons des chances. Dans l'economie mondiale d'aujourd'hui, c'est un imperatif pour notre nation. Notre vie economique en depend. A
une epoque ou' ce que vous gagnez depend de ce que vous apprenez, l'education trop souvent s'arrete a' la porte de l'ecole. Alors que nos concurrents mondiaux investissent dans leur population de
travail, sept dollars sur 10 entreprises Ivoiriennes consacrees' a' la formation des employes', vont a' ceux qui sont au sommet de l'echelle de l'entreprise. Ces cadres de haut niveau flottent
dans ''les hammer'', pour une vie pepere alors que les Ivoiriens sont devoues' a' la terre sans les competences dont ils ont besoin.