ENCORE DES RÉVÉLATIONS SUR CE COUP D’ETAT CONTRE LA LÉGITIMITÉ. DES FAITS QUI EXPLIQUENT CE COMPLOT CONTRE LE PR. GBAGBO

Publié le par thruthway

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Toutes les preuves, les détails des faits se trouvent dans ce livre Côte d'Ivoire : le coup d'Etat  un livre dans lequel le président Laurent Gbagbo relate lui-même tout ce qu’il a vécu, tout ce que l’Elysée lui a fait subir pour l’évincer du pouvoir. Vous pouvez l’avoir directement en ligne en vous rendant sur ce lien Côte d'Ivoire : le coup d'Etat

 

Nous vous proposons ci-dessous un extrait du livre, plus spécialement du Chapitre 8, qui présente avec plus de détails, les raisons de la haine de Paris contre celui qui est plus que jamais gravé dans le cœur des ivoiriens, le Président Laurent Gbagbo.

 

‟Il y a bien longtemps que Paris cherchait à se débarrasser du Président ivoirien, Laurent Gbagbo. De l’époque du président Jacques Chirac à celle de Nicolas Sarkozy, cette volonté n’a jamais faibli.

 

Depuis son arrivée au pouvoir en 2000, le président Laurent Gbagbo ne convient pas aux dirigeants français. Il a beau être francophile et accorder des parts de marché aux entreprises françaises, cela ne suffit pas. Il ne correspond pas au profil des chefs d’Etat africain qu’on apprécie à Paris.

 

Le socialiste Guy Labertit se souvient d’un tête à tête entre le Président Gbagbo et Jacques Chirac : « En février 2004, pendant le dernier déjeuner officiel réunissant Jacques Chirac et Laurent Gbagbo, devenu son homologue, le chef de l’Etat français consacre l’essentiel de sa conversation à l’évocation d’Houphouet Boigny qui incarne à ses yeux la magistrature suprême éternelle en Côte d’ivoire. Jacques Chirac n’a toujours pas réalisé qu’il a en face de lui son opposant historique : Laurent Gbagbo ! « Guy Labertit ajoute : « Détesté par le lobby militaire français le plus conservateur, acquis par quarante ans de pratique, à l’idée que seuls les Baoulés, l’ethnie d’Houphouët- Boigny et de Konan Bédié, peuvent gouverner la Côte d’ivoire, Laurent Gbagbo dérange l’establishment africain et extra-africain. Laurent Gbagbo, l’historien, l’intellectuel, seul universitaire chef d’Etat avec Abdoulaye Wade dans l’espace francophone d’Afrique et dont l’élection a surpris, fait désordre. »

 

Le député ivoirien Ben Soumahoro a vécu à l’Elysée une expérience significative de cet état d’esprit.

 

Au cours d’une rencontre informelle avec Bruno Joubert, le conseiller diplomatique chargé de l’Afrique du président Chirac, Ben Soumahoro lui a fait remarquer que la position de la France envers Laurent Gbagbo est trop rigide et qu’il serait bon d’améliorer cette situation dans l’intérêt mutuel de la France et la Côte d’ivoire. A peine avait-il tenu ces propos que le conseiller de l’Elysée s’est emporté. Ben Soumahoro nous confie :

 

« Monsieur Joubert est entré dans une colère indescriptible et m’a carrément pris à partie. Sûr de lui, il affirme « Monsieur le président Gbagbo que nous connaissons n’est pas sérieux. Il n’a aucune parole. Il ne respecte pas le président de la France et vous voulez que nous discutions avec un homme comme celui-là ? » Dès qu’il a semblé plus calme, je lui ai répondu : « Cher monsieur, vous avez tort de penser ainsi. Vous vous trompez sur sa personnalité. Vous savez, je connais le président Gbagbo depuis longtemps. Je suis ivoirien et les ivoiriens peuvent avoir la prétention de le connaitre aussi parce qu’ils vivent avec lui, et si je suis là aujourd’hui, c’est parce que je souhaite que nous puissions échanger à son sujet. Je suis vraiment préoccupé par cette tension entre la France et la Côte d’ivoire ». Sans me laisser terminer, il m’interrompt : « Non monsieur, nous ne parlerons pas de Monsieur Gbagbo. Si vous donnez la Côte d’ivoire aux chinois, on s’en f…. Que vous respectiez vos engagements vis-à-vis de la France ou pas, on s’en f… Que Laurent Gbagbo et toute la Côte d’ivoire sombre dans un trou sans fond, ou dans la mer, à côté de Port Bouët, on s’en f… »

 

Devant cette réaction quelque peu brutale et épidermique, je ne me suis pas laissé déstabiliser ou impressionner. Au contraire, je lui ai répondu : « Il y a une seule chose que je ne peux pas vous laisser dire sans réagir. Que le président Gbagbo ne respecte pas ses engagements, je vous l’accorde mais croyez moi, il n’a pas été le premier à agir ainsi. Quand en 2002 le président Gbagbo est attaqué par une force étrangère, les preuves sont établies, nous savions que la France était derrière la rébellion. Monsieur Gbagbo a écrit une lettre à l’ambassadeur de France à Abidjan et c’est moi, qui suis devant vous, qui avait personnellement porté cette lettre à votre ambassadeur. Autrement dit, il s’agissait pour la France de mettre en application, en 2002, les accords de défenses signés en 1961 entre la France du général De Gaule et la Côte d’ivoire. La France n’a pas respecté ses engagements. Au contraire, elle s’est rangée du côté des rebelles. Alors, d’après vous, qui n’as pas respecté ses engagements depuis 2002 ? ». Là, je crois que je l’ai agacé. Monsieur  Joubert est complètement sorti de ses gonds et il s’est levé en s’indignant. Il était en colère et ne pouvait supporter ce que je venais de lui dire. C’était malheureusement la vérité !

 

Alors il m’a fait clairement comprendre que la France soutenait Ouattara.″ Lire la suite en vous rendant sur ce lien   Côte d'Ivoire : le coup d'Etat  Un document à avoir absolument.

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