" Engageons résolument la lutte pour la restauration de notre pays"(Le ministre Dosso)

Publié le par thruthway

charles dosso rodel

C'est une invitation au peuple ivoirien a été faite par le Ministre Dosso Charles Rodel lors d'une récente interview réalisée par le site abidjandirect.net, dont nous vous livrons copie ici:

 

Abidjandirect.net : Pouvez-vous vous présenter aux internautes?

Je suis Charles Rodel Dosso, Secrétaire d’Etat charge des Victimes de Guerre du Gouvernement Ake N’gbo. 

Abidjandirect.net : Comment avez-vous vécu la guerre qui a précédé la chute du gouvernement Ake N’gbo ? 

Je ne dirai pas la chute du gouvernement car elle ne fut qu’une conséquence de la capture du Président de la République LAURENT GBAGBO par l’armée française et donc de la chute du régime.

Quant à la guerre qui a précède cette capture qui est au fait une poursuite de celle que messieurs Ouattara et Soro mènent depuis 2002 avec l’appui du Burkina et de la France : c’était simplement choquant !!!

J’ai été choqué de la délinquance d’Etat de la France et de l’instrumentalisation de l’ONU au profit des intérêts à l’antipode de ceux du peuple ivoirien.
Ce choc a été d’autant plus grand quand je voyais des ivoiriens au nom de la quête du pouvoir se liguer avec l’extérieur pour mettre à mort le peuple ivoirien par des pluies de bombes.

j’ai été et demeure encore sidéré face à la contradiction que revêt le RHDP dans son entreprise à mettre la Côte d’Ivoire sous tutelle de la France quand on sait que la plus grande victoire politique d’Houphouët a été l’indépendance de notre pays. Même si celle-ci demeurait encore partielle.

Abidjandirect.net : Vous n’étiez pas à la résidence du chef d’Etat comme certains de vos collègues. Est-ce à dire que vous saviez déjà l’issue ? 

Il a plu à Dieu que je ne sois pas à la résidence du PR en ce moment surtout que j’y étais la veille (10 avril). Ce, pour que je sois ou je suis, pour faire ce que je suis en train de faire. Notamment continuer d’arroser la graine de la liberté, d’amour et de dignité de l’ivoirien que Laurent Gbagbo a semé dans le cœur de chaque fils de ce pays. En d’autres termes, poursuivre la lutter pour la restauration de notre mère Patrie, continuer la bataille que Gbagbo a initié et entretenu au risque de sa vie. Nous devons obtenir pour notre pays, l’indépendance aussi bien politique qu’économique vis-à-vis de la puissance colonisatrice française dont Mr Ouattara Dramane Alassane constitue aujourd’hui la représentation en Côte d’Ivoire.

Pour répondre à votre question, je suis tenté de vous en poser une autre. De quelle issue parlez-vous ? 
Parce que, s’il s’agit de la crise ivoirienne, elle est loin d’être à son terme car elle est plus profonde et ne pourrait se résumer au remplacement à sa tête,par la force des armes, dans le sang du Président élu Laurent Gbagbo par l’homme de la France.

Concernant la capture du Président, face à l’armée mondiale menée par la France, on ne pouvait s’attendre à mieux malgré la bravoure de nos soldats qu’il faut encore féliciter. Mais, aux côtés du Président, l’équipe gouvernemental a fait front jusqu’au bout, au nom de l’amour pour la Côte d’ivoire et des ivoiriens qui lui ont renouvelé leur confiance lors des dernières élections présidentielles.

Je voudrais profiter pour féliciter le Président de la république, Laurent Gbagbo qui a donné une leçon d’amour, de dignité aux ivoiriens et par extension à toute l’Afrique dont les dirigeants se comportent malheureusement comme des marionnettes de l’Occident au détriment de leur peuple. Le Président Laurent Gbagbo a défié la mort pour l’autonomie et la dignité de son pays, ils sont très rares les présidents qui le feront de nos jours. J’espère que le peuple ivoirien saura reconnaitre à ce digne fils ce dévouement pour sa cause. 

Abidjandirect.net : Après l’arrestation du président plusieurs dignitaires de son régime sont allés se refugier à l’hôtel Pergola. Pourquoi n’y êtes-vous pas allé ? 

Je n’y suis pas allé pour être libre de mes mouvements et de mes opinons même si je suis obligé de vivre en clandestinité dans mon propre pays. Je pense que je n’ai pas eu tort au regard du traitement inhumain subi par ceux qui y sont. 

Abidjandirect.net : Certains dignitaires ont été libérés de la pergola. Qu'elle appréciation faites-vous de cela ?

Une liberté acquise est toujours source de joie. J’ose croire que ces autorités doivent être heureuses de savourer leur liberté. Je partage pleinement et totalement cette joie. Toutefois, nos pensées restent tournées vers ceux qui continuent de croupir injustement dans les geôles de Mr Ouattara, aux mains de ses chiens de guerre sans aucune inculpation.

Je constate cependant, que cette libération ainsi que la mise en place dare-dare d’une commission pour étudier les grades dans l’armée interviennent en fin de la semaine du 13 au 19 juin après une publication fustigeant en début de cette semaine des incongruités du pouvoir Alassane Ouattara. Notamment son incapacité à réconcilier les militaires pour espérer réconcilier les ivoiriens avec lui. 

Ceci est une satisfaction que de savoir que seule l’option de dignité, de vérité et de lutte vraie face au pouvoir sanguinaire de Mr Alassane Ouattara en ce moment crucial de l’histoire de notre pays reste la seule panacée pour la reconquête de la liberté des nôtres et de celle de la Cote d’Ivoire toute entière. Il ne peut pas avoir et il ne doit pas y avoir des compromis avec cette représentation de l’Etat Français en Côte d’Ivoire de sorte à ne pas compromettre le devenir de notre pays.

La liberté de Laurent Gbagbo, Affi N’guessan, Aboudramane, Simone et autres ainsi que la Cote d’Ivoire toute entière ne nous sera pas octroyé par la France, le Burkina Faso et Alassane Ouattara. Chaque ivoirien doit chercher en lui-même les ressources nécessaires à la reconquête de notre liberté commune. Ayons en mémoire ces milliers d’ivoiriens qui sont tombés depuis le début de cette guerre pour cet idéal.La peur doit commencer à disparaitre.

Abidjandirect.net : Quels mots de soutien à l’endroit de vos amis assignés à résidence ? 

Du courage, gardez la foi en un Dieu qui est juste. Que ce moment d’isolement soit un moment mis à profit pour se rapprocher davantage de Dieu qui n’a point abandonné la Côte d’Ivoire et ses fils dont eux. La liberté, c’est pour bientôt !!!!

Abidjandirect.net : Avec notre nom à consonance nordique, pourquoi n’avez-vous pas fait allégeance et solliciter une médiation de vos parents au lieu de vivre en clandestinité ?

Je ne suis pas du nord mais plutôt de l’ouest montagneux plus précisément de la sous-préfecture de Gbonné dans le département de Biankouma.

Ce ne sont pas des invitations à aller faire allégeance à Ouattara Alassane qui ont manqué. Mais, j’ai choisi la clandestinité pour marquer mon refus de laisser mon ventre apprivoiser mon esprit, ma dignité, mon idéal de justice et de liberté pour mon pays.

En clair, je ne suis pas sûr d’avoir quelque chose en commun avec Mr Alassane Ouattara pour être subitement son griot surtout que tout nous divise. J’ai foi en la démocratie, le pouvoir du peuple par le peuple et non la prospérité dans le sang d’autrui. Je crois en une Cote d’Ivoire qui doit utiliser ses richesses pour sa prospérité et celle de ses fils et non d’une Cote d’Ivoire dont les richesses serviront à la prospérité de l’Occident pendant que ses enfants ploient sous le poids de la misère. 

Par ailleurs, ma conscience ne peut s’accommoder avec l’idée selon laquelle, après une décennie, que j’eusse consacré mes nuits et mes jours à dénoncer les assassinats perpétrés par la rébellion dont les maitres sont Mr Ouattara Alassane et Soro guillaume,je puisse me retrouver àleur adresser des louanges parce qu’ils ont réussi leur funeste mission. Ce, dans le sang encore de milliers d’autres innocentes victimes.

J’ai choisi d’être respectueux de la mémoire de tous ceux qui ont été tués dans cette folle course au pouvoir. Aussi, me tiendrai-je loin du festin de leur dépouille et celle de la mère patrie ivoire de sorte à ne point être au banc des accusés devant le tribunal de l’histoire et le tribunal divin.

Pour finir, je dirai que Dieu ne m’en a pas donné la conviction.

Abidjandirect.net : Vous avez fait une publication tout récemment dans laquelle vous dites que Ouattara ne peut pas conduire les ivoiriens à la réconciliation. Et vous prédisez un renversement de situation. Croyez-vous-y vraiment ? 

J’ai dit que ce serait utopique de croire que Monsieur Ouattara pourrait amener la cote d’ivoire à la réconciliation. Je veux le réaffirmer sans hésitation et Monsieur Ouattara le sait. 

Veut-il réconcilier les ivoiriens avec quelle légitimité. Pour bon nombre d’ivoiriens, le contentieux électoral court toujours. Les tueries perpétrées par l’armée Française et celles de la sous-région sous le couvert de l’ONU pour l’installer en lieu et place d’un recomptage de voix souhaité par le Président Laurent Gbagbo hantent les fils et filles de ce pays. Mr Alassane Ouattara apparait à tort ou à raison comme un pion de la France pour assujettir la Cote d’Ivoire et piller ses richesses. Ses premiers parts à la tête de nation le confirment. Sa sécurité, ses démarches et ses sollicitations à l’endroit de la France ont fini par convaincre ceux qui en doutaient encore. Et pourtant, 50 ans après la proclamation de notre indépendance, les ivoiriens aspirent à une autonomie réelle et non la présence d’un sbire de la France à la tête de la nation. Mr Alassane doit donc préalablement régler son problème de légitimité en acceptant les recomptages des voix afin que les ivoiriens sachent qui a gagné les élections présidentielles. 

Au demeurant, le réconciliateur doit être propre, Monsieur Ouattara ne l’est pas du tout. Dans son cas, l’humilité devrait être une vertu qui pourrait attendrir les cœurs meurtris par son obsession du pouvoir et les moyens peu orthodoxes utilisés dont une rébellion et son corollaire de meurtres pour y accéder. La réconciliation dont il s’agit le plus, est celle de monsieur Ouattara avec le peuple qui souffre de sa manière atypique de faire la politique. Ainsi, devrait-il commencer à demander le pardon du peuple. Malheureusement, il poursuit dans son désir d’écraser. Celui-ci devient de plus en plus grand quand il ajoute des jours à ses jours au pouvoir.

Par ailleurs, j’ai dit que cette situation ne restera pas à l’état. Je le réitère. Toutefois, je veux faire la précision que je n’aspire point à un coup de force contre Monsieur Ouattara selon l’interprétation faite par certaines presses de ma déclaration datée du 11 juin 2011. Ceux qui nourrissent cette ambition doivent se raviser.

Et pourtant, la situation sera renversée. Mais pas du fait des hommes mais du fait de Dieu. Je voudrais rappeler que je ne tiens pas cela des prophéties faites çà et là mais de mon intimité avec mon Dieu.

Il est bon que chacun sache que l’homme ne frappera pas ce pouvoir pour qu’il tombe (comme lui-même avait promis et a fait à Mr Bédié) mais Dieu le brisera sans l’aide d’aucune main. Afin que personne n’y tire gloire. Cette gloire reviendra àDieu et Dieu seul. A cet effet, chacun peut méditer des versets révélés que sont : Daniel 8 v 22-25 et Esaïe 2.

Dieu agit en son temps. Et son temps est le meilleur, il nous appartient de garder la foi et regarder à lui. Gardons le silence car Dieu combat pour nous.

Abidjandirect.net : Et que dites-vous des sortis du président Mamadou Koulibaly ?

Souffrez que je sois muet sur ce point. Nous sommes victimes du pacte colonial qu’il a tant décrié. Je veux refuser de croire ce que je pense. Donnez-moi un peu plus de temps pour mettre de l’ordre dans mes idéessur ce point qui me semble essentiel.

Abidjandirect.net : Votre mot de fin aux internautes.

Pour finir, je voudrais demander aux ivoiriens de sortir des considérations claniques, d’appartenance politique et ne regarder aujourd’hui qu’à la Côte d’Ivoire. Cette Côte d’Ivoire, riche dont la richesse suscite convoitise de la France et des pays de la sous-région. Ensemble, unis, engageons résolument sans retenue la lutte pour la restauration de notre héritage commun qu’est notre pays. Nul ne le fera à notre place. 

La longanimité du peuple ivoirien doit prendre fin. Les ivoiriens doivent croire en une justice divine au-delà des attelages humains. Dieu est au contrôle de ce combat, il n’attend que ta résolution à te tenir debout en gardant les yeux rivés sur lui. 

Que Dieu bénisse la Côte d’Ivoire !!!!!!

Publié dans Actualités politiques

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