Entrée au gouvernement de Ouattara, « Pas à l’ordre du jour » selon le FPI

Publié le par thruthway

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Alors que le débat s’emballe autour d’un plus que probable remaniement ministériel, les partis d’opposition ne chantent pas à l’unisson sur la question d’une entrée dans un gouvernement remodelé ; chaque formation y allant de sa saine appréciation.

 

Au Front populaire ivoirien (Fpi), on semble apprécier modérément la « une » de certains tabloïds donnant le parti socialiste pour favorable à une entrée, tout de suite, dans un éventuel gouvernement. On se refuse même à parler de « rumeurs ». « On n’en a jamais parlé. La question n’est pas à l’ordre du jour. Ce sont des fantasmes de la part de ceux qui relaient ce type d’informations », nous a confié au téléphone Kouakou Kra, membre du secrétariat général. « C’est un débat malsain », a repris l’ancien député de Nassian.

 

Plus tôt, le président par intérim du Fpi qui s’envolait pour Paris réfutait, au détour d’un entretien chez le confrère Notre Voie, les bruits persistants d’une entrée au gouvernement : « Non, le Fpi n’est pas aux portes du gouvernement. Vous savez que les échanges entre l’opposition et le gouvernement n’ont pas encore commencé. Donc l’entrée au gouvernement n’est pas à l’ordre du jour à notre niveau. (…) Le Fpi a perdu le pouvoir. Nous nous réorganisons pour reconquérir démocratiquement le pouvoir » (in Notre Voie du lundi 12 novembre 2012).

 

A Liberté et démocratie pour la République (Lider), parti de Mamadou Koulibaly, on laisse une fenêtre de possibilité. « Lider n’a jamais dit non. Les gouvernements d’union, nous avons suffisamment dit ce que nous en pensions. Si c’est pour rentrer dans un tel gouvernement pour des questions d’argent ou faire juste joli, cela ne correspond pas à notre ligne. Si en revanche, c’est sur un programme précis, des questions claires à discuter, on avisera dans ce cas », a déclaré, au téléphone, Karamoko Lacina, délégué national à l’implantation et à l’installation de Lider.

 

Les pro-Gbagbo réunis au sein de l’Alliance pour la nation (Apn) ne sont pas fondamentalement opposés à une entrée dans un gouvernement remanié. « Oui, au niveau de Apn, nous pouvons envisager de participer à un gouvernement, si l’on nous le propose, mais il faut que ce soit l’aboutissement d’un processus qui permette à la solidarité de s’appuyer sur un consensus minimal », dixit Danièle Boni-Claverie, président de l’Union républicaine pour la démocratie, membre d’une plate-forme d’opposants (in Fraternité matin du lundi 12 novembre 2012). Certaines formations politiques paraissent, à l’évidence, dans d’excellentes dispositions pour intégrer un futur gouvernement.

 

Rappelons que les négociations entre pouvoir et opposition ont récemment repris mais sans le Front populaire ivoirien qui a souhaité un dialogue direct avec les autorités.

 

Kisselminan COULIBALY

Publié dans Actualités politiques

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