Attention, "une émeute contre la faim" au porte du Burkina

Publié le par thruthway

http://t3.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcTX0HGpuhXiL5Wjx7RPEaJeB0XmN0dUMdz1Qs9zN3eI1x_SpU22La situation en Côte d’Ivoire «représente également un coup dur pour ses deux voisins (le Mali et le Burkina Faso) qui ne bénéficient pas d’un accès à la mer », peut-on lire dans un rapport publié dimanche par le bureau dakarois du service d’analyses et de nouvelles humanitaires IRIN.

Les « deux pays du Sahel, selon l’organisation, ont déjà subi les contrecoups des prix records des denrées alimentaires». « Le prix du riz ou du millet tourne toujours autour de 30 dollars le sac, ce qui est beaucoup trop élevé pour la population », a dit Ousseny Savadogo, du ministère de l’Agriculture qui a révélé que « le gouvernement (Burkinabé) mettait en œuvre des plans pour éviter une répétition des émeutes de 2008, lorsque les prix des denrées alimentaires avaient atteint des niveaux records sur les marchés mondiaux ».

Un « groupe de surveillance » afin d’évaluer l’évolution de l’impact de la crise en Côte d’Ivoire sur l’économie du pays a été mis sur pieds par les autorités burkinabés. Pour les cultivateurs, victimes de la sécheresse, le problème est tout autre.

« Le problème ici, c’est que s’il ne pleut pas, nous perdons nos récoltes. Peu importe ce que fait le gouvernement, nous perdons de la nourriture que nous aurions eu [si ce n’était pas de la sécheresse]. Cela nous rend la vie très difficile », aurait confié Oussein Gnamene, un cultivateur de millet d’Ouahigouya, dans le nord du Burkina Faso.

Le chef de l’Etat burkinabé, qui devait se rendre à Abidjan lundi dans le cadre d’une mission du panel de Chefs d’Etat chargé de proposer des solutions pacifiques de sortie de crise, a annulé sine die son voyage. L’évasion vendredi, à la suite d’une mutinerie à la prison de Ouagadougou, d’un ancien putschiste a rendu la situation sécuritaire sur place précaire.

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D
<br /> cool<br /> <br /> <br />
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