« Exactions, arrestations, enlèvements… des FRCI vont ‘’ couler ‘’ Ouattara (Attention à la manipulation des faits)

Publié le par thruthway

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Dans notre souci de vous informer objectivement sur l’actualité ivoirienne, nous avons voulu comme d’habitude parcourir toute la presse nationale ivoirienne. Une presse ivoirienne aujourd’hui complète avec la réapparition des journaux de l’opposition injustement sanctionnés par le camp Ouattara.

 

En face des journaux de l’opposition il y a ceux qui ont fait allégeance au camp Ouattara et qui se refusent « d’écorcher » ce régime en rapportant honnêtement les faits qui le discréditent. Parmi ces journaux on note le quotidien « L’inter » qui tente de sortir du lot sans pour autant convaincre. Nous donnons pour preuve cet article paru aujourd’hui dans ses colonnes qui a pour titre « Exactions, arrestations, enlèvements… Des FRCI vont ‘’ couler ‘’ Ouattara ». A première vue ce titre peut séduire et faire croire que ce quotidien se démarque de tous ces journaux « griots » qui ne font que chanter les louanges de monsieur Ouattara. Mais la réalité est toute autre. Nous allons vous le montrer sans difficulté.

 

Dans un premier temps nous vous proposons dans son intégralité l’article en question dont l’auteur est Hamadou ZIAO

 

« Exactions, arrestations, enlèvements… Des FRCI vont ‘’ couler ‘’ Ouattara

 

Le dire pourrait paraître comme un fait banal, tant les exemples sont légion. D’aucuns concluraient même à un acharnement contre une force dont, il faut le dire, l’image a du mal à passer dans l’opinion nationale, et même internationale.

 

C’est que l’étiquette d’ex-rebelles ou de soldats mal formés, ou encore pas professionnels dans le maintien d’ordre et la sécurisation des biens et des personnes, ajoute aux mauvais rapports que des éléments des Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) entretiennent avec les populations qu’elles côtoient. Il ne se passe pas de jour en effet sans que le standard de notre rédaction ne crépite, ou encore que les boîtes à messages de nos téléphones portables ne nous alertent d’un fait relatif à un enlèvement, un cas de torture ou d’agression orchestré par des hommes en armes, présentés généralement comme des éléments des FRCI, et qui ternissent fortement l’image de l’armée nationale.

 

Une autre pratique peu recommandable serait de cautionner la libération des personnes arrêtées par le paiement d’une somme d’argent, qui varierait entre 100 et 300  000 fcfa, voire 400000 fcfa selon le client, et selon les témoignages. Des formes de racket qui partent ainsi des rapts de personnes dans des quartiers sur simple soupçon ou dénonciation, pour ensuite aboutir à un marchandage de leur libération dans des camps militaires. Plusieurs parents ont déjà alerté notre rédaction pour se plaindre de ces pratiques et attirer l’attention des autorités compétentes. C’est quasi quotidiennement que certains se rendent dans des camps militaires pour s’enquérir des nouvelles ou des délits retenus contre un fils, un mari, un parent, et s’entendre par la suite dire qu’il faut délier la bourse pour obtenir la libération.


UNE AUTRE FORME DE RACKET

 

Les derniers faits qui nous ont été rapportés à ce sujet remontent au mercredi 12 septembre dernier. Un message (sms : short message sending) qui nous est parvenu était libellé comme suit : « SOS, ils ont pris le père Manizan Kabran Paul de Koitienkro en otage des mains du chef d’Amélékia (dans la zone d’Abengourou ndlr). On ne sait pas ce qu’on leur reproche. Il paraît qu’il s’agit d’un règlement de compte qui remonterait à l’époque de l’identification des populations », précise le sms, émanant d’une personne dont nous taisons le nom pour des questions de sécurité.

Selon notre informateur, c’est le chef Sié des FRCI de Nzébénou qui a procédé à l’arrestation de Manizan Kabran. Le chef Sié, que nous avons eu hier lundi 17 septembre 2012 au téléphone en début de soirée, n’a pas souhaité faire des commentaires. Il a toutefois indiqué que selon des informations dont ses chefs hiérarchiques disposaient relativement à des tentatives de déstabilisation, il a été instruit de mettre aux arrêts le dénommé Kabran. Ce qu’il a fait, avant de faire suivre la procédure qui se poursuit actuellement dans un camp militaire à Abidjan. Comme Manizan, elles sont nombreuses ces personnes, connues ou inconnues, qui croupissent dans les geôles de camps militaires de la capitale économique du pays ou ailleurs, accusées à tort ou à raison, d’être mêlées aux attaques ou projets d’attaques visant à renverser le régime du président Ouattara. On ne saurait reprocher aux sécurocrates et autres fin limiers de veiller à la sûreté de l’Etat de Côte d’Ivoire. Mais les procédures judiciaires existent pour traiter des délits et crimes. Les différentes attaques meurtrières de ces derniers jours contre les positions des Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI), il faut le noter, avaient fini par exacerber le président Alassane Ouattara. Il avait tapé du point sur la table pour qu’il soit mis fin aux agissements de ces assaillants sans visages. Des mesures vigoureuses avaient été prises par la hiérarchie militaire pour traquer armes et miliciens.

Des perquisitions inopinées devraient se faire dans des domiciles, afin de mettre hors d’état de nuire tous ceux qui auraient des velléités de déstabilisation. Une initiative louable et salutaire qui, si l’on n’y prend garde cependant, tend à se transformer en une sorte de mafia visant à s’enrichir. Personne n’y échappe. Pas même les ambassadeurs accrédités en Côte d’Ivoire, qui ont subi récemment des contrôles d’éléments en armes. Des pratiques qui n’honorent pas le président Alassane Ouattara et qui gênent fortement son régime. Et c’est justement pour mettre de l’ordre que le N°1 ivoirien a mis en place la Police Militaire (PM) dirigée par Koné Zakaria. Pour traquer les faux FRCI et les éléments incontrôlés qui s’adonnent à des actes délictueux. Il est plus que jamais urgent que cette unité de veille mettre fin à cette nouvelle forme de racket qui se passe dans les camps militaires ».

 

La fin de l’article laisse perplexe. L’auteur, peut-être par peur de subir le même sort que les journalistes de l’opposition, tente d’innocenter Alassane Ouattara qui est pourtant le « père fondateur » de cette force barbare. C’est bien lui qui a crée les Frci (Forces républicaines de Côte d’ivoire) lorsqu’il était dans l’opposition. Ces forces sont composées des rebelles venus du nord de la Côte d’ivoire, des chasseurs traditionnels (les dozo), des mercenaires venus du Burkina faso, du Mali, du  Niger et du Nigeria et des déserteurs de l’armée nationale sous le régime du président Laurent Gbagbo. C’est avec ce mélange « inconciliable » qu’il a formé sa rébellion armée pour renverser le président Laurent  Gbagbo. Une rébellion entretenue et financée par lui. Il n’est donc pas étranger à ce qui se passe actuellement en Côte d’ivoire, bien au contraire.

 

En outre Alassane Ouattara est à la fois chef de l’Etat et ministre de l’intérieur de son propre gouvernement. Dans ce cas il est doublement responsable de ses forces. Nous faire croire qu’il ne sait rien des exactions des frci n’est pas juste. C’est depuis la présidence, avec sa cellule spéciale chargée de la sécurité et de la défense qu’il pilote tout. La liste des maisons et des personnes à visiter par ses forces est donnée depuis la présidence. Les arrestations sont calculées et bien ciblées. Et ça personne ne peut le nier, les faits chaque jour le montrent.

 

D’ailleurs Koné zakaria nommé comme responsable de la police militaire est un triste individu qui se trouve dans le viseur de la cour pénale internationale (CPI) et pour cause, un génocidaire (viol, exécution extra-judicaire, etc.). Ce sont biens ses éléments qui s’adonnent à cette nouvelle forme de racket. La preuve l’arrestation arbitraire du jeune Martial yavo (cojep) à qui Koné zakaria a exigé, selon sa famille, la somme de 2 millions pour sa libération. C’est cet homme-là qui mettra fin à cette nouvelle forme de racket ? Ayons le courage de la vérité s’il vous plaît.

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