Exactions, racket, intrusion dans les affaires judiciaires: Les Frci font la loi

Publié le par thruthway

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Lu pour vous dans la presse pro-ouattara (L'inter du 13/08/11)

 

Elles sont de nouveau pointées du doigt dans le dernier rapport de l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire(Onuci). Selon l’Onuci, des éléments des Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) se sont rendus coupables d’exécutions sommaires ces quatre dernières semaines. 26 personnes ont été exécutées et 85 ont fait l’objet d’arrestation arbitraire.

 

Alors que l’apparente normalité porte à croire que la guerre est derrière nous. Et avec elle, les exactions qu’elle entraîne. Ces assassinats perpétrés par des éléments identifiés par l’Onuci comme étant des Frci, viennent assurément brouiller les signaux donnés par le président Alassane Ouattara pour rassurer ses compatriotes sur la normalisation progressive de la situation. Comment mettre en confiance les milliers d’exilés et autres déplacés quand des Frci continuent, trois mois après la fin de la guerre, de faire régner la terreur dans certaines contrées du pays, comme rapporté par l’Onuci ?

 

De toute évidence, des éléments des Frci travaillent contre le chef de l’Etat dont la volonté est de sortir le pays du cambouis consécutif aux violences post-électorales. Par leur indiscipline, ils risquent de compliquer la tâche au successeur de Laurent Gbagbo, visiblement soucieux de se consacrer à l’amélioration du bien-être des populations. En effet, quatre mois après la chute de Gbagbo, nombre d’éléments des Frci, des plus gradés aux soudards, se livrent à des actes répréhensibles, allant du racket à outrance sur les transporteurs, propriétaires de maquis et autres opérateurs économiques, à l’immixtion dans des affaires judiciaires en passant par des arrestations arbitraires.

 

Il est devenu courant de voir des soldats débarquer en un lieu, kalachnikov aux poings, et mettre aux arrêts un individu en conflit avec un autre. Souvent pour une affaire banale. Sollicités par leurs connaissances pour un oui ou non, ils n’hésitent pas à user de la force brutale pour régler le litige. Ces derniers jours, ils se sont invités dans le règlement des affaires judiciaires. Ils ont fait parler d’eux récemment dans l’affaire Comium où ils se sont bruyamment opposés à une décision de justice.

 

Ils ont fait obstruction à l’application de l’arrêt du président de la Cour suprême autorisant l’installation d’un administrateur provisoire. Et comme si cela ne suffisait pas, les revoilà dans une autre affaire judiciaire. Des éléments des Frci ont ici encore fait obstruction à l’application d’une décision de justice dans l’entreprise Adam Afrique en zone 4 à Marcory. Une affaire qui a entraîné des affrontements entre des éléments des chefs de guerre Wattao et Zackaria.

 

Un scénario qui n’est pas sans rappeler les yoyos qui ont secoué les zones Centre Nord Ouest durant des années. Vivement que le chef de l’Etat mette de l’ordre au sein des forces républicaines !


Assane NIADA

Source: L'inter

Publié dans Droit de l'homme

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Z

Qu´est-ce qui est de surprenant et d´imprévisible dans tout ce qui se passe en Côte d´ivoire aujourd´hui? rien du tout!

"Ils ont fait obstruction à l’application de l’arrêt du président de la Cour suprême autorisant l’installation d’un administrateur provisoire."

Existe-il encore une cour suprême en Côte d´ivoire? je crois que non! Alassane Dramane Ouattara, en rejettant la décision du conseil constitutionnel, croyait faire mal à Gbagbo seul; mais non c´est
la suite logique du comportement irrespectueux de Dramane Ouattara que nous constatons. Plus personne ne devra se soumettre désormais aux lois de la "République". Alassane Dramane Ouattara est
tombé dans son propre piège.


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