Fermeture des frontières avec le Ghana, comment Abidjan essaie de forcer l’intervention de la France…

Publié le par thruthway

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Le pouvoir ivoirien aurait il enfin trouvé la parade afin de venir à bout de cette insurrection qui depuis quelques mois décime l'armée pro-Ouattara, et qui selon certaines sources aurait fait depuis avril dernier près de 200 morts parmi les FRCI? En tout cas la dernière décision en date du gouvernement ivoirien concernant la fermeture de toutes ses frontières (terrestres, aériennes et maritimes) laisse croire que désormais, les autorités en place à Abidjan ayant constaté leur incapacité à assurer la sécurité du territoire ivoirien, aurait décidé [en accord avec la France?] d'appeler au secours, leur bienfaiteur français.


L'on se souvient alors de Michelle Alliot Marie qui en 2002 déclarait parlant des rebelles qui venaient d'attaquer la Côte d'Ivoire depuis le Burkina-Faso: " la France n'activera pas les accords de défense car c'est une affaire ivoiro-ivoirienne". Fortes de ce précédent, les autorités d'Abidjan, lors des précédentes attaques avaient déjà essayé de contourner cette difficulté, accusant les assaillants d'être venus du Liberia. La tentative fut tellement maladroite qu'elle ne porta pas les fruits escomptés. Maladroite car le Liberia pays sous annexion onusienne, ou mieux occidentale, exactement comme la Côte d'ivoire, ne pourrait pas se permettre le luxe d'abriter une insurrection menée contre les intérêts de ses bienfaiteurs en Côte d'ivoire.

Cette fois-ci, profitant de l'attaque contre les positions des FRCI près de la frontière avec le Ghana, Ouattara remet ça, espérant sans doute avoir plus de succès. Les troupes étrangères présentes en Côte d'Ivoire mordront elles à l'hameçon? La France et les casques bleus de l'ONU se laisseront ils entrainer dans une nouvelle guerre entre milices qu'ils ont eux mêmes armés? Les prochains jours, voir heures nous situeront mieux sur les intentions des uns et des autres. Toujours est il qu'une décision aussi lourde de conséquences qui pourrait envenimer les relations entre les deux pays, prise sans consultation préalable des autorités ghanéennes laisse libre court à tous les scénarios possibles. La fermeture des frontières aériennes par exemple, permet de penser que cette décision ne soit pas seulement liée à l'attaque subie par les FRCI à la frontière avec le Ghana.



ACC-Communication

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