HRW : « Ils les ont tués comme si de rien n’était »- 3ème Partie : Exécution systématique des guérés !

Publié le par thruthway

Le besoin de justice pour les crimes post-électoraux en Côte d’Ivoire

 

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Dans cette troisième partie, d’une suite de révélations sur les crimes post-électoraux, nous allons vous montrer  avec de nouveaux éléments de preuves (témoignages, images, vidéos, périodes précises, lieux, avec les noms de commanditaires) d’un véritable génocide dans l’ouest de la Côte d’ivoire.

 

Pour ne pas nous taxer d’être partisans, nous allons nous appuyer exclusivement sur un document produit par Human Watch Right (HWR), une ONG américaine financé en grande partie par un Goerges Soros, un soutien d’Alassane Ouattara. (Pour en savoir plus sur ce lien Soros- HWR, cliquez ici)

 

 

Offensive militaire des Frci (Forces pro-ouattara)

 

Le 17 mars, Alassane Ouattara a signé un décret portant création des Forces républicaines de Côte d’Ivoire (Frci), qui constituent les forces armées « officielles » du pays. Les Forces républicaines étaient composées de combattants des Forces nouvelles (les rebelles venus du nord de la Côte d’ivoire) ainsi que des membres de l’armée nationale et des forces de sécurité qui avaient rallié le camp d’Alassane Ouattara. (…) Les soldats (Frci) ont systématiquement pris pour cible des civils suspectés d’être des partisans de Laurent Gbagbo à chaque fois qu’ils rencontraient une résistance acharnée essentiellement dans l’Ouest et à Abidjan. Si les hommes et les jeunes étaient particulièrement visés pour leur affiliation présumée avec les milices, des personnes âgées, des femmes et des enfants ont également été tués. Au total, des centaines de victimes ont été exécutées après avoir été prises pour cible selon des critères ethniques, et des dizaines de femmes ont été violées. Parfois, des hauts gradés des Forces républicaines ont été impliqués dans ces exactions, soit directement, soit au titre de leur responsabilité de commandement.

 

Information confirmée par le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et de l'ONG catholique Caritas. Cliquez ici pour plus d'informations

 

Le 10 mars, Soro (alors premier ministre d’Alassane Ouattara et ministre de la défense de son gouvernement) a proclamé le commandant Fofana Losséni chef de la « pacification de l’ouest du pays » pour les Forces républicaines, avec pour mandat de « protéger les populations au nom du gouvernement Ouattara ». Des témoins et des journalistes ivoiriens ont également identifié le capitaine Eddie Médi comme étant le chef de l’offensive militaire menée de Zouan-Hounien à Guiglo.

 

Alors que les combats faisaient rage pendant tout le mois de mars, les Forces républicaines ont systématiquement pris pour cible les civils présumés pro-Gbagbo. (…) Human Rights Watch a recueilli des informations sur les meurtres de civils commis par les forces pro-Ouattara dans une dizaine de villages au moins autour de Toulepleu et Bloléquin, notamment des exécutions à bout portant, des actes de mutilation et des immolations. Bien que la majorité des habitants guérés de la région aient fui en prévision de l’attaque menée par les Forces républicaines, ceux qui sont restés ont été soumis à un châtiment collectif pour le soutien présumé de leur groupe à Gbagbo. La commission d’enquête internationale a par ailleurs découvert qu’« à leur arrivée dans les villes, les FRCI et leurs alliés ont également commis de nombreuses exactions contre les populations jugés [sic] favorables à l’ex président Gbagbo […] ».

 

Voici un reportage sur ces crimes que le journal "le monde" a pris soin de publier. (Cliquez ici)

 

Un Guéré de 57 ans originaire de Zoguiné, village situé entre Toulepleu et le poste-frontière officiel ivoiro-libérien tout proche, a expliqué à Human Rights Watch que les Forces républicaines avaient tué un agriculteur qui rentrait chez lui à pied, brûlé vive sa mère et détruit son village :

 

« Les rebelles (forces pro-ouattara) sont arrivés dans mon village le lundi 7 mars, à 10 heures du matin. Les femmes du village avaient déjà fui dès qu’elles avaient appris que Toulepleu avait été attaquée. Mais ma mère est restée parce qu’elle n’était pas capable de s’enfuir, et puis il y avait 14 hommes qui sont restés aussi. La plupart d’entre nous étions au village mais l’un de nous était dans ses champs en dehors du village. Sept rebelles sont arrivés. Lorsqu’on a entendu les coups de feu, on s’est tous enfuis dans la brousse. Mais l’homme qui était dans sa plantation ne savait pas qu’ils étaient arrivés. Il est revenu chez lui et à ce moment-là, ils lui ont tiré dessus et l’ont touché au genou, ce qui fait qu’il ne pouvait plus marcher. Ils étaient tous en tenue militaire et portaient des foulards blancs sur la tête. Certains s’étaient barbouillés le visage avec du charbon ; d’autres s’étaient mis de la peinture rouge. Les autres, on était tous cachés dans la brousse et on regardait tout à une distance de 100, peut-être 200 mètres. Ils lui ont tiré dans le genou avec une kalache à environ 10-20 mètres. Ils se sont dirigés vers lui après ce premier coup de feu et l’ont mis en joue avec leurs fusils. Puis [notre voisin] nous a crié : « Sortez de la brousse ! Ce ne sont pas les rebelles qui sont venus. Ce sont nos protecteurs [les troupes pro-Gbagbo]. » Ils ont essayé de nous piéger. Mais on pouvait les voir, on pouvait les voir avec leurs fusils pointés sur lui. Donc on n’a pas bougé. Après deux minutes, ils ont dû se rendre compte qu’on n’allait pas revenir. Ils ont mis le feu à sa maison, et puis ils l’ont attrapé à plusieurs et l’ont traîné par terre. Ils ont dû le traîner sur 85 mètres, l’emmenant vers la route principale qui traverse le village. Ensuite, ils l’ont abattu à bout portant et l’ont éventré avec un long couteau. Ils ont laissé son corps là. Puis ils sont retournés au village et ont commencé à rentrer dans toutes les maisons. Ils ont fouillé celles situées près de la route et ont emporté toutes les choses de valeur. Ils ont mis le feu aux maisons qui avaient un toit de paille. Ma mère était âgée et malade et ne pouvait pas quitter son lit. Ils ont brûlé sa maison avec elle encore à l’intérieur. J’ai trouvé son corps carbonisé plus tard, après leur départ. Je les ai regardés brûler ma maison après avoir tout volé. Comme ils étaient venus au village à pied, ils ont amassé tous les objets le long de la route principale. Puis ils ont appelé leurs compagnons, qui sont arrivés dans un camion-cargo militaire pour tout emporter. Ils ont pris des téléviseurs, des radios, toutes les choses sur lesquelles ils ont pu mettre la main. Ils ont massacré tous nos animaux— en ouvrant simplement le feu sur eux avec leurs kalaches— avant de monter dans le camion »

 

Dans quelques villes et villages, les Forces républicaines sont arrivées plus tôt que prévu, avant que la plupart des habitants n’aient pu fuir, et elles ont ouvert le feu alors que la population en panique cherchait à se réfugier dans la brousse avoisinante. Human Rights Watch a recueilli des informations sur des dizaines de meurtres survenus dans ces circonstances à Toulepleu, Diboké, Doké et Bloléquin. Des témoins ont déclaré que les Forces républicaines allaient souvent de maison en maison après s’être emparées d’un village, tuant bon nombre de ceux qui étaient restés. Une habitante de Diboké âgée de 23 ans a déclaré à Human Rights Watch que des combattants des Forces républicaines étaient entrés chez elle et avaient tué sa mère, son père et son frère cadet. Elle s’était échappée par une fenêtre, trouvant finalement refuge au Libéria. Une femme de 25 ans de Bloléquin s’est cachée sous son lit lorsque les forces pro-Ouattara ont pénétré chez elles et ont tué sa soeur âgée de 20 ans. Dans au moins quatre cas sur lesquels Human Rights Watch a recueilli des informations, les victimes ont eu des parties de leurs bras tranchés et ont ensuite été éventrées à l’aide de longs couteaux— deux alors qu’elles étaient encore vivantes, deux autres après avoir été abattues...

 

Après avoir commis ces actes dans plusieurs villes et villages, certains soldats des Forces républicaines se sont déployés à pied sur les pistes dans des zones où les habitants travaillent dans leurs plantations de cacao— tuant d’autres personnes qui croyaient avoir trouvé refuge dans un endroit sûr. Une femme de 47 ans a décrit à Human Rights Watch ce qui s’est produit dans l’une de ces circonstances :

 

« Lorsqu’on a appris que les rebelles arrivaient, ma famille a trouvé refuge dans notre campement [petite plantation de cacao]. C’est à deux kilomètres à l’extérieur de Doké, sur une piste seulement accessible à pied ou à moto. On pensait qu’on y serait en sécurité, même s’il y avait des combats en ville. Le 16 mars, j’étais avec mon père, mon mari et mon fils de 10 ans. Ma sœur et ses enfants étaient là aussi. On était en train de préparer à manger lorsque deux rebelles sont tombés sur nous dans la brousse. L’un d’eux portait un treillis militaire complet avec un foulard blanc ; l’autre portait un pantalon militaire et un tee-shirt noir. Peut-être avaient-ils vu le feu et c’est comme cela qu’ils nous ont trouvés.

 

C’est moi qu’ils ont vue en premier lieu et ils ont tiré sur moi à 20 ou 30 mètres de distance. Je suis tombée par terre et j’ai fait semblant d’être morte. Ils ne m’avaient pas touchée. Puis ils ont vu les autres et se sont dirigés vers eux. Ils ont à nouveau ouvert le feu et ils ont tué ma famille— mon fils, mon mari et mon père, ils ont tous été tués. Ils tiraient avec des grands fusils, des fusils qui tiraient vite, du genre « boom-boom-boom ». Je gisais là par terre, j’ai vu quand mon fils s’est écroulé, mort, mais je ne pouvais pas pleurer. Si j’avais pleuré, ils auraient su que j’étais encore vivante et ils m’auraient tuée. Mais pourquoi suis-je encore vivante ? Ils ont pris mon fils, mon mari et mon père. Je n’ai plus rien. Je ne suis plus en vie de toute façon. […] Ils sont partis et après un petit temps, je me suis levée et j’ai regardé les corps. Du sang avait coulé par terre, mais aucun d’eux ne bougeait encore. Mon fils avait reçu deux balles, l’une dans la poitrine, l’autre dans le ventre. Je l’ai pris dans mes bras et j’ai pleuré en silence »

 

Des témoins ont expliqué qu’après avoir tué sommairement les civils guérés trouvés dans un village, les Forces républicaines se livraient souvent au pillage avant de mettre le feu aux maisons. Human Rights Watch a recueilli des informations sur l’incendie partiel d’au moins 10 villages guérés autour de Toulepleu et de Bloléquin. Plusieurs témoins ont signalé à Human Rights Watch qu’alors qu’ils étaient cachés dans la brousse, ils avaient vu les forces pro-Ouattara aller jusqu’à mettre le feu aux bâtiments servant à stocker le riz et les semences de riz…

 

Tout ceci s'est déroulé en présence des soldats onusiens qui étaient pourtant chargés de protéger la population civile. Cliquez ici pour en avoir la preuve et voir images ce génocide du peuple wê.

 

 Pour la quatrième partie, cliquez ici. (Pour la première partie, cliquez ici, la deuxième partie ici)

Publié dans Droit de l'homme

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Placide 17/05/2012 10:08


Tout par la faute des gueres qui ont betement et aveuglement suivis Gbagbo. Ils ont commencer a tuer comme si la vie n'avait aucune importance. Depuis 20 ans de crime les rattrappe.