Il y A 1 AN, LA FRANCE RENVERSAIT GBAGBO. 11 Avril, ce qui s’est réellement passé…

Publié le par thruthway

Domiciles-de-Gbagbo-bombardé

 

 

 

11avril 2011-11 avril 2012. Cela fait exactement un 1 an que la Côte d’Ivoire est redevenue une colonie française dans les faits. Même si, sur le papier, elle est indépendante depuis 1960. Et si l’on demandait de résumer le drame ivoirien en quelques mots, l’on dirait : d’un simple contentieux électoral à une guerre de la France contre la Côte d’Ivoire. Car il s’agit bel et bien d’un simple contentieux électoral qui aurait pu être réglé pacifiquement si tout le monde avait la volonté de le régler pacifiquement. Plusieurs autres situations du même genre ont été réglées sans trop de dommages. Mais, les dirigeants français, qui étaient en première ligne, avaient un autre agenda, à savoir ramener définitivement la Côte d’Ivoire dans le pré-carré français dont elle semblait s’écarter sous l’impulsion de Laurent Gbagbo.

 

En effet, après plusieurs reports dus à la partition du pays, la France, se servant abusivement de l’Onu, contraint le président Gbagbo à organiser l’élection présidentielle en 2010. Et pourtant la partie nord du pays était toujours sous l’emprise d’une rébellion armée, principal soutien d’Alassane Dramane Ouattara. Le premier tour de cette élection a lieu le 31 octobre 2010 avec 14 candidats, dont trois principaux : le président Laurent Gbagbo, lui-même candidat à sa propre succession, Alassane Dramane Ouattara, candidat du rassemblement des républicains (rdr) et de la rébellion, et Henri Konan Bédié, candidat pour le compte du Pdci.

 

Le président Gbagbo arrive en tête à l’issue du premier tour avec plus de 38% des voix. Il est suivi par Alassane Dramane Ouattara avec un peu plus de 34%. Henri Konan Bédié vient en troisième position avec 25%. le deuxième tour oppose bien évidemment le président Gbagbo à Ouattara le 28 novembre 2010. C’est alors que les rebelles vont brutalement entrer dans la danse. les partisans de Gbagbo dans le nord sont chassés des bureaux de vote. Pourchassés, ils sont empêchés de suivre le déroulement du vote dans la moitié nord du pays. Il y a eu des blessés graves. le terrain ainsi déblayé, les partisans de M.Ouattara vont procéder au bourrage des urnes sous le regard des observateurs internationaux dont certains sont même molestés pour avoir voulu assister au comptage des voix dans les bureaux de vote. Le jeu électoral est alors dévoyé par la rébellion dans cette partie de la Côte d’Ivoire. Résultat : Ouattara a obtenu la quasi-totalité des voix dans le nord du pays. Le président Gbagbo n’a même pas eu droit au tiers des voix qu’il avait pourtant obtenu dans cette même zone.

 

Les rebelles faussent le jeu électoral

 

Mais, malgré cette fraude à grande échelle et à visage découvert, les premiers résultats qui tombent sur le bureau de la Commission électorale indépendante (Cei) donnent Laurent Gbagbo largement en tête. Cette fraude, faut-il le rappeler, a été largement dénoncée par l’ensemble des observateurs internationaux, en dehors de ceux de l’Union européenne. Au nombre de ces rapports, celui des observateurs commis par l’Union africaine conduits par l’ancien Premier ministre togolais Joseph Kokou Kofigoh. Ce rapport indiquait clairement que le jeu électoral avait été totalement faussé dans le nord du pays et qu’il importait que les institutions en charge des élections en tiennent compte.

 

A mesure que la Cei annonçait les résultats qui tombaient sur son bureau, l’écart se creusait entre le président Gbagbo et Ouattara. C’est alors que la panique gagne le rhdp, la coalition qui soutenait le candidat du rdr et de la rébellion. Cette coalition de fraude au sein de la Cei sous la houlette de Bamba yacouba, porte-parole de ladite institution. Alors que le règlement intérieur de la Cei exige que les résultats qui tombent sur le bureau doivent être consolidés par l’ensemble des commissaires avant d’être rendus publics sur les antennes de la télévision nationale, le sieur Bamba Yacouba va s’évertuer à publier des résultats à l’insu des autres commissaires. Bien évidemment, ces résultats sont manipulés au profit de Ouattara. Interpellé la première fois par ses collègues, Bamba yacouba se confond en excuses et jure de ne plus recommencer. L’on croyait alors qu’il s’était assagi. Que non ! le lendemain, il reprend sa basse manœuvre.

 

Youssouf Bakayoko met le feu et se met à l’abri en France

 

Mais, au moment où il s’apprêtait à diffuser d’autres résultats frauduleux non consolidés par l’ensemble des commissaires, il est pris la main dans le sac par deux de ses collègues : Damana Pickas et Tokpa Veh. Ces derniers l’en empêchent et lui arrachent devant les cameras la copie des résultats frauduleux qu’il voulait diffuser. Nous sommes alors le mardi 30 novembre 2010, avant dernier jour du délai constitutionnel imparti à la Cei pour proclamer les résultats provisoires.

 

En effet la Constitution indique donne trois jours francs à la Cei pour donner les résultats provisoires. Faute de quoi elle transmet le dossier au Conseil constitutionnel, juge de l’élection présidentielle. C’est à cette institution seule que revient le droit de donner les résultats définitifs après examen des éventuelles réclamations des candidats. Le mercredi 1er décembre 2010, à 23h 45, le président de la Cei, youssouf Bakayoko, apparaît sur les écrans de la télévision nationale. Il donne quatre informations majeures : il annonce que l’incident provoqué la veille par le sieur Bamba yacouba est clos ; que les travaux de la Cei vont reprendre. Que son institution était incapable de proclamer les résultats provisoires parce qu’elle n’avait pas encore achevé le regroupement des résultats venant de l’intérieur du pays et de l’étranger. Enfin, et surtout, M. Bakayoko déclare avec fermeté «n’avoir donné aucun résultat à qui que ce soit». Nous étions alors à 15 min du délai constitutionnel accordé à la Cei pour donner les résultats provisoires. Jusqu’à minuit, évidemment, le Cei n’a pu proclamer de résultats provisoires. les regards des Ivoiriens étaient dès lors tournés vers le Conseil constitutionnel qui était désormais la seule institution habilitée à donner les résultats.

 

Le jeudi 2 décembre 2010, alors que son institution est forclose et que les Ivoiriens regardent désormais du côté du Conseil, le président de la Cei est aperçu, à 17 h, au quartier général du candidat Ouattara situé à l’hôtel du Golf, et, devant les médias étrangers, il va proclamer les résultats donnant Alassane Ouattara vainqueur. Après son forfait, youssouf Bakayoko disparaît comme par enchantement. On apprendra quelques heures après qu’il a embarqué le même soir sur un avion en direction de Paris, la capitale française. Curieuse attitude tout de même du président de la Cei.

 

Evidemment, de tels résultats forcément frauduleux ne pouvaient être pris au sérieux par les populations ivoiriennes pour diverses raisons. D’abord au niveau de la forme. Les conditions dans lesquelles ces résultats ont été annoncés portent en elles-mêmes les germes de leur rejet. D’une part, le règlement intérieur de la Cei indique que les résultats provisoires sont annoncés par le président de la Cei en présence de l’ensemble des commissaires qui l’entourent. Ceci montre que ces résultats ne souffrent d’aucune contestation au sein même de la Cei. D’autre part, ces résultats sont annoncés exclusivement au siège de la Cei et devant la télévision nationale. Car la question de l’élection touche fondamentalement la souveraineté du pays.

 

Dans le cas d’espèce, youssouf Bakayoko a annoncé ses résultats seul, à l’insu des autres commissaires qui, eux, l’attendaient au siège de leur institution. Mais ce n’est pas tout ! youssouf Bakayoko a annoncé ses résultats dans le Qg d’un candidat, notamment Alassane Damane Ouattara. C’est un fait inédit dans le monde. Et ceci est inacceptable du point de vue de l’éthique et de la morale. C’est donc tout naturellement que les Ivoiriens ne sont pas intéressés par de tels résultats dénués de toute crédibilité. Ils ont donc attendu tranquillement que le Conseil constitutionnel, qui s’était déjà autosaisi du dossier conformément à la Constitution, proclame les seuls vrais résultats. Lesquels donnaient Laurent Gbagbo vainqueur avec plus de 51%. Ainsi naquit le contentieux électoral par la seule faute du président de la Cei. Les jours qui suivirent, Laurent Gbagbo prêtait serment devant le Conseil constitutionnel au palais présidentiel pendant que Alassane Ouattara prêtait simultanément serment à l’hôtel du Golf. La Côte d’Ivoire se retrouvait alors avec deux présidents de fait.

 

Mais plutôt que d’opter pour un règlement pacifique du contentieux, une certaine communauté internationale, conditionnée par la France, opta pour la guerre. Et quand bien même le président Laurent Gbagbo proposa le recomptage des voix par un comité international. Voici l’intégralité de son discours :

 

Contentieux électoral : Le président Gbagbo proposait un comité d'évaluation international

 

Dans un discours à la nation, le 21 décembre 2010, Laurent Gbagbo a proposé la mise en place d’un comité d’évaluation international pour trancher le contentieux né du scrutin du 28 novembre de la même année. Nous vous proposons à nouveau cette allocution historique qui contient les réponses à de nombreuses questions qui se posent encore.

 

Ivoiriennes, Ivoiriens, Mes chers compatriotes, Chers amis de la Côte d’Ivoire,

 

Le vendredi 03 décembre 2010, le Conseil constitutionnel de la république de Côte d’Ivoire a proclamé les résultats définitifs de l’élection présidentielle du 28 novembre 2010. Ces résultats sont connus de tous, à l’intérieur comme à l’extérieur du pays. J’ai remporté le scrutin avec 51, 45 % des suffrages. Je suis le Président de la république de Côte d’Ivoire. Je remercie les Ivoiriens de m’avoir renouvelé leur confiance. Conformément à l’article 39 de la Constitution, j’ai prêté serment, devant le Conseil constitutionnel réuni en audience solennelle au Palais de la Présidence de la république, le samedi 04 décembre 2010. Le lundi 6 décembre, j’ai nommé un Premier ministre et le premier conseil des ministres du nouveau mandat s’est tenu au Palais présidentiel, le mardi 7 décembre 2010. Le pays s’est aussitôt remis complètement au travail. Les mesures de sécurité, en vigueur durant le scrutin, sont levées ou allégées, dès le lundi. Les frontières sont rouvertes et les horaires du couvre-feu aménagés.

 

L’Etat fonctionne. L’économie est en route.

 

Durant tout ce processus, je m’en suis tenu, scrupuleusement, aux règles établies par notre Constitution. Et les Ivoiriens, dans leur immense majorité, ont choisi de suivre la voie de la légalité républicaine qui garantit le fonctionnement démocratique des institutions. Je remercie les Ivoiriens pour leur attachement à notre patrie et aux institutions de la république. Les troubles que l’on observe aujourd’hui en Côte d’Ivoire sont nés du refus de mon adversaire de se soumettre aux lois, règlements et procédures en vigueur dans notre pays. Je tiens donc pour responsables des tueries, des incendies et des pillages, perpétrés au cours de la marche insurrectionnelle du rhdp, le 16 décembre 2010, ceux qui, à l’intérieur comme à l’extérieur, ont décidé d’agir contre les lois ivoiriennes. Ils nous font la guerre, non pas parce que nous aurions empêché l’expression démocratique des Ivoiriens, mais parce qu’ils renient au peuple ivoirien son droit souverain de choisir lui-même ses dirigeants, de respecter les institutions qu’il s’est données et de vivre dans un pays libre. Selon les lois ivoiriennes, en effet, la Commission électorale indépendante (Cei) organise les élections et en proclame les résultats provisoires. Il revient au Conseil constitutionnel, et à lui seul, de proclamer les résultats définitifs.

 

l’article 59 alinéa 2 du Code électoral stipule que la Commission électorale indépendante «procède aux opérations de collecte et à la proclamation des résultats provisoires, au niveau national et en présence des représentants des candidats. » Dans une note circulaire en date du 13 novembre 2010, la Cei elle-même a indiqué que cette «proclamation des résultats globaux par le Président de la Cei se fait en séance publique en présence des Commissaires centraux. » Au lieu de cela, à quoi avons-nous assisté ? Le jeudi 2 décembre 2010, Monsieur youssouf Bakayoko, président de la Cei, se retrouve, contre toute attente, au Golf Hôtel, quartier général de campagne de mon  adversaire. Là-bas, seul, sans les Commissaires centraux ni les représentants des candidats, il a proclamé des résultats de l’élection présidentielle en violation de toutes les dispositions légales et réglementaires régissant la Cei.

 

Il est évident que ces résultats sont nuls et de nul effet. Et c’est en se fondant sur ces résultats que la communauté internationale déclare la guerre à la Côte d’Ivoire. Cela n’est pas acceptable et cela ne sera pas accepté. La vérité, c’est qu’à la fin du deuxième tour de l’élection présidentielle, la Cei n’a pas été capable de proclamer les résultats provisoires dans les délais prescrits par la loi, soit 72 heures après la clôture du scrutin. Elle a plutôt donné au monde entier le spectacle affligeant d’une institution bloquée par ses contradictions internes, étant composée de représentants des partis politiques et de la rébellion armée. La Cei a failli. Il revenait au Conseil constitutionnel de se saisir du dossier. Ce qu’il a fait.

 

Je rappelle que la Commission électorale indépendante (Cei) est une autorité administrative tandis que le Conseil constitutionnel est la plus haute juridiction de la Côte d’Ivoire. Les deux institutions ne sont pas comparables et il est illégitime de les comparer. leurs décisions sont de nature différente. Elles n’ont pas les mêmes fondements, ni la même portée. Aux termes de l’article 2 du Code électoral, les missions de la Cei sont d’assurer notamment :

 

- la garantie sur toute l’étendue du territoire national et à tous les électeurs du droit et de la liberté de vote ;

- le contrôle de la régularité du déroulement des opérations de vote, de dépouillement des bulletins de vote et de recensement des suffrages

;

-la collecte des procès-verbaux des opérations de vote et la centralisation des résultats ;

- la proclamation provisoire ou définitive des résultats de toutes les élections à l’exception de l’élection présidentielle et du référendum pour lesquels la proclamation définitive des résultats relève de la compétence exclusive du Conseil constitutionnel.

 

Mes chers compatriotes, Chers amis de la Côte d’Ivoire,

 

l’élection du 28 novembre 2010 est bien une élection présidentielle. Il fallait attendre la décision du Conseil constitutionnel pour connaître les résultats définitifs et le nom du vainqueur. J’ai attendu que le droit soit dit. Les troubles qui endeuillent aujourd’hui mon pays font suite aux déclarations tendant à faire croire que la qualité de Président de la république de Côte d’Ivoire peut échoir à une personne autre que celle qui est proclamée élue par le Conseil constitutionnel. Le bilan de ces troubles est lourd. Pour la seule journée du jeudi 16 décembre 2010, nous avons enregistré 20 morts, dont 10 membres des forces de l’ordre tués par balles.

 

Je salue la mémoire de nos hommes, nos Forces de Défense et de sécurité, tombés au champ d’honneur.

 

Je salue la mémoire de toutes les personnes mortes au cours de ces journées de folie. Elles sont nos martyrs, les martyrs de la république. Elles sont mortes pour défendre la Constitution ivoirienne et les institutions qui l’incarnent.

 

Je souhaite prompt rétablissement à toutes celles et à tous ceux qui sont blessés. Je souhaite du courage à ceux, et ils sont nombreux, qui ont vu leurs maisons pillées et incendiées. On veut nous terroriser, mais il ne faut pas croire que les légalistes vont le céder à ceux qui ont pris la voie de l’illégalité. Ceux qui respectent la Constitution et donnent leur vie pour la défendre ne vont pas le céder à ceux qui veulent saper les fondements de la république et de la démocratie.

 

Mes positions sur la conquête et l’exercice du pouvoir sont connues. Pour moi, il ne faut pas vouloir le pouvoir pour le pouvoir. On veut le pouvoir pour servir le peuple. Le pouvoir ne peut pas servir de moyen pour faire souffrir le peuple. Je ne veux plus que le sang soit versé. Je ne veux plus de guerre. Je ne veux pas que le sang d’un seul Ivoirien soit versé. Je ne veux pas d’une guerre en Côte d’Ivoire qui peut s’étendre aux pays voisins ou les affaiblir.

 

Je suis donc prêt, dans le respect de la Constitution, des lois ivoiriennes et des procédures que nous nous sommes librement données, à accueillir un comité d’évaluation sur la crise postélectorale en Côte d’Ivoire. Ce Comité, dirigé par un représentant de l’Union africaine et comprenant des représentants de la Cedeao, de l’Uemoa, de la ligue arabe, des Nations unies, des Etats-Unis, de l’Union européenne, de la Russie et de la Chine, aura pour mission d’analyser objectivement les faits et le processus électoral, pour un règlement pacifique de la crise.

 

Ce Comité devra également comprendre des Ivoiriens de bonne volonté. Je lance un appel à toutes les personnalités qui se trouvent encore au Golf Hôtel de regagner leurs domiciles. Personne ne les a contraintes à se réfugier dans cet hôtel. Personne ne les empêchera d’en sortir. Elles sont libres de leurs mouvements.

 

J’appelle les Ivoiriens à la retenue. Nous avons demandé le départ del’Opération des Nations unies en Côte d’Ivoire (Onuci) et des forces françaises qui la soutiennent. Notre démarche s’est faite par la voie diplomatique. C’est par la voie diplomatique que nous entendons obtenir satisfaction sur cette exigence capitale pour notre souveraineté.

 

Je demande aux jeunes de rester calmes. l’Onuci et les forces françaises partiront de Côte d’Ivoire, mais nous ne voulons pas de morts inutiles. Nous avons encore tous en mémoire les douloureux souvenirs des événements de novembre 2004.

 

Aujourd’hui en 2010, comme hier en 2002, 2003, 2004, 2007, je tends la main du dialogue. Je tends la main à l’opposition, à Monsieur Ouattara, comme à la rébellion armée qui le soutient.

 

J’ai confiance en notre capacité à construire une nation dans la paix, la démocratie et la prospérité. Quittons le chemin de la guerre. reprenons notre marche vers le progrès dans la

Paix.

 

Que Dieu bénisse la Côte d’Ivoire !

Que Dieu bénisse les Ivoiriens !

Que Dieu bénisse l’Afrique !

Je vous remercie.

 

Mais malheureusement il fut tourné en bourrique.

 

Le comité mis en place par l’Union africaine s’est finalement contenté d’avaliser la position de la France portée par la Cedeao et qui consistait à dire que Ouattara devait être reconnu comme vainqueur du scrutin du 28 novembre 2010.

 

Et pourtant nous avons eu :


Le recomptage des voix avec le cas haïtien

 

Jamais la communauté internationale – qui se résume dans le cas ivoirien à la France – n’a été aussi incohérente à la lumière des crises postélectorales en Côte d’Ivoire et en Haïti. Deux cas identiques : contestation des résultats sortis des urnes. Mais, deux réactions différentes : dans un cas (Côte d’Ivoire), cette communauté internationale refuse la proposition de recompter les voix, arguant que «ce serait une injustice». Et, dans l’autre cas (Haïti), elle (la France et les Etats-Unis à travers l’ex-président américain Bill Clinton, émissaire spécial de l'Onu pour Haïti) a réclamé et fait pression pour le recomptage des voix. «Je pense que cette procédure devrait offrir au peuple haïtien le meilleur moyen d'accepter le résultat», avait déclaré Bill Clinton à la presse. «Les priorités actuelles sont la vérification des procès-verbaux électoraux, et, pour les candidats, l'usage de leur droit de recours auprès du bureau du contentieux du Conseil électoral provisoire, conformément à la

Constitution haïtienne», a déclaré, de son côté, le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, Bernard valero.

 

En Haïti, après le premier tour de l’élection présidentielle, le 28 novembre 2010, des manifestations violentes, ayant fait plusieurs morts, ont éclaté du fait de la contestation par les partisans du chanteur populaire, Michel Martelly, non qualifié pour le second tour et qui a proposé d'organiser une nouvelle consultation à un seul tour en janvier 2011. Selon ces résultats annoncés début décembre, Mme Mirlande Manigat (épouse de l’ex-président haïtien leslie Manigat), totalisant 31%, arrivait en tête devant Jude Célestin, candidat du parti du président sortant de l’époque, René Préval (22 %), et Michel Martelly (21%) venait en troisième position.

 

Pour conjurer cette crise, des experts de l'Organisation des Etats américains (Oea) : un statisticien, un informaticien, deux experts juridiques et deux experts électoraux ont débarqué en Haïti pour vérifier les votes et les procès-verbaux. Entre-temps, le Conseil électoral provisoire (Cep) valide cependant ces résultats, mi-janvier 2011, sous réserve de recours de contestation. Les experts internationaux, après analyse des documents du vote, recommandent d'écarter du deuxième tour Jude Célestin, le candidat proche du président sortant René Préval, au profit de Michel Martelly. Le parti «Inité» du président sortant, René Préval, décide finalement de retirer son poulain. C’est ainsi que les résultats définitifs annoncés le 3 février 2011 qualifient finalement Michel Martelly pour un second tour prévu pour le 20 mars 2011 avec Mme Mirlande Manigat, arrivée en tête au premier tour.

 

Le 21 avril 2011, le Conseil électoral provisoire déclare Michel Martelly vainqueur du second tour du scrutin avec 67,57 % des voix face à Mme Mirlande Manigat. Il a été investi comme président de Haïti, le 14 mai 2011. On voit que la recherche de la vérité a été le souci primordial de la communauté internationale dans le cas haïtien. Le recomptage a évité à ce pays une violence postélectorale sanglante.

 

Par contre, en Côte d’Ivoire, la communauté internationale – la France de Nicolas sakozy notamment – a préféré faire prévaloir la violence armée en cachant la vérité. En réalité, elle ne voulait plus du président Laurent Gbagbo au pouvoir et elle a utilisé tous les moyens pour ne pas que le choix du peuple de Côte d’Ivoire, par les urnes, soit respecté.

 

 

Sarkozy, le vrai président de la CEI…

 

 

«Côte d’Ivoire, le coup d’Etat». C’est sous ce titre que le journaliste camerounais Charles Onana, spécialiste d’investigation sur les grands dossiers, a restitué, pour l’histoire, la quasi-totalité des manœuvres souterraines orchestrées par la France de septembre 2002 (avec la rébellion) au fatidique 11 avril 2011 (avec le coup d’Etat réalisé par l’armée française).

 

Dans l’extrait ci-dessous tiré de ce livre, Charles Onana révèle le rôle bassement capital du président français Nicolas sarkozy dans le blocage du processus électoral en Côte d’Ivoire. Récit !

 

«Au lieu de s'acheminer vers l'examen et le traitement exhaustifs de la requête du candidat Laurent Gbagbo, notamment par le Conseil constitutionnel compétent en la matière, on assiste au premier coup de force du président de la CEl (Commission électorale Indépendante), monsieur Youssouf Bakayoko. Ce dernier décide d'organiser une conférence de presse à l’hôtel du Golf où réside le candidat Alassane Ouattara pour proclamer les résultats du second tour de l'élection présidentielle. C'est ainsi que l'intéressé déclare le 2 décembre 2010 que monsieur Alassane Ouattara est le vainqueur de l'élection présidentielle avec 54,10% des suffrages contre 45,90% pour Laurent Gbagbo. Cette déclaration du président de la CEI est la source de la dégradation rapide de la situation politique postélectorale et du blocage qui s'en suivra car le procédé est fondé sur une violation grave de la Constitution ivoirienne et témoigne d'un engagement partisan de la CEI en faveur d'un des deux candidats. Voici quelques observations qui expliquent cette situation.

 

La CEI est une autorité administrative chargée au titre de l'article 32 alinéa 3 de la Constitution ivoirienne «de l'organisation et de la supervision des élections » [1]. l'article 2 de la loi définissant les compétences de la CEI et complété par le nouveau code électoral précise que la CEI dispose d'un délai de trois jours pour proclamer les résultats provisoires et transmettre les procès-verbaux des résultats ainsi que toutes les pièces justificatives au Conseil constitutionnel afin que ce dernier examine toutes les requêtes et proclame les résultats définitifs. Cette procédure a été respectée au premier tour mais pas au second tour. Pourquoi ?

Probablement parce que la CEI, ou du moins son président, avait déjà pris parti pour un candidat.

La veille de sa déclaration, c'est-à-dire le 1er décembre, le président de la CEI a reçu les assurances du président Sarkozy qui lui a téléphoné pour l'inciter à agir en faveur du candidat

Ouattara. Le délai imparti à la CEI pour proclamer les résultats et communiquer les pièces au

Conseil constitutionnel conformément à la loi est arrivé à expiration le 1er décembre 2010 à minuit. Vers 23h30, heure d'Abidjan, le président de la CEI fait une déclaration à la radio télévision ivoirienne (RTI) en affirmant que les résultats provisoires ne sont pas consolidés et qu'il ne peut les divulguer. Seulement, le lendemain, vers 17h, alors que son action est forclose, le président de la CEI se rend non pas à la RTI où il a fait sa déclaration la veille mais plutôt au siège de campagne de monsieur Alassane Ouattara, à l'hôtel du Golf, qui est aussi la résidence officielle des rebelles, pour annoncer les résultats du second tour de l'élection présidentielle.

 

Or cet endroit, qui n'est ni le siège de la CEI ni celui d'une institution autorisée à tenir ce genre de déclaration, n'est pas neutre. Autrement dit, le président de la CEI ne prend aucune précaution élémentaire pour éviter d'être soupçonné de parti pris en faveur du candidat Ouattara. De plus, en se rendant presque seul à l'hôtel du Golf, il semble agir sans le consentement de tous les membres de la CEI qui auraient dû approuver majoritairement cette décision.

 

Autre détail important, au moment où le président de la CEI fait sa déclaration, il y a dans la salle, les ambassadeurs de France et des États-Unis, le représentant du secrétaire général de l'ONU, le représentant spécial du président du Burkina Faso qui, tous, soutiennent Alassane Ouattara. De plus, cette déclaration est faite exclusivement devant les médias français et étrangers qui constituent le principal relais des résultats divulgués hors délai par le président de la CEI. Sur la base de ces éléments, force est de constater la violation flagrante des règles de transparence, du principe d'égalité de traitement des deux candidats et de toute notion d'impartialité voire d'indépendance de la CEI. Pis, il y a violation de l'article 59 du nouveau code électoral qui prescrit que le président de la CEI procède «à la proclamation provisoire des résultats en présence des représentants des candidats». Il semble bien que le représentant du candidat de Laurent Gbagbo n'a même pas été convié à écouter la déclaration du président de la CEI.

 

Un autre point qui a fait polémique autour de la CEI con- jugée par certains largement favorable au candidat Ouattara. Il est vrai que sur les 31 membres que compte la CEI, on compte 20 représentants des partis politiques, 2 représentants du chef de l'Etat et du président de l'Assemblée nationale avec voix délibératives, 9 membres représentant l'administration et la société civile avec voix consultatives. Au total l'opposition détient 16 voix délibératives sur 22. Pourtant, même si elle est en majorité hostile à Laurent Gbagbo, un nombre non négligeable de personnalités de la CEI n'approuvent pas le tripatouillage qui se déroule sous leurs yeux pour favoriser le candidat Ouattara. La partialité de la CEI ne sera pas le fait de l'ensemble de ses membres mais plutôt celui de son président dont le zèle est manifeste. Avec des résultats destinés en priorité à la presse étrangère, pour des objectifs purement extérieurs à la Côte d'Ivoire et aux Ivoiriens, cette élection semble bien peu, au final, appartenir aux Ivoiriens. La suite des événements n'en sera qu'une démonstration parfaite.

 

Au lendemain de la déclaration de monsieur Youssouf Bakayoko, c'est-à-dire le 3 décembre, le représentant spécial du secrétaire général de l'ONU intervient, lui aussi, de façon inopportune sur les résultats des élections. Il déclare : «Malgré mon appel à la CEI pour qu'elle proclame promptement les résultats provisoires du 28 novembre 2010, la CEI a été incapable de le faire sans retard, en raison des divisions internes. Ces divisions internes ont été exacerbées lorsque les forces

de sécurité ivoiriennes ont renforcé "leur protection" au siège de la CEI à partir du 30 novembre au matin. Ceci a conduit, à la fin, le président de la CEI, Youssouf Bakayoko, à annoncer les résultats du second tour dans l'après-midi du 2 décembre 2010 à l'hôtel du Golf : le taux de participation a dépassé la barre des 81 % ; le candidat Alassane Ouattara a obtenu 54,10% ; le candidat Laurent Gbagbo obtenant 45,90». Cette déclaration est troublante, d'abord parce qu'il ne revient pas au représentant de l'ONU de confirmerni même d'infirmer les résultats du second tour en lieu et place du Conseil constitutionnel ivoirien. Ce faisant, il s'écarte de l'attitude de neutralité et d'impartialité vivementrecommandée dans ces circonstances par la nature même de sa fonction.

 

De plus, tout en reconnaissant que la CEI n'a pas proclamé les résultatsdans les délais requis, il n'en conclut pas pour autant à sa défaillance, ce qui aurait normalement conduit le Conseil constitutionnel à s'emparer du dossier. Deuxièmement, il admet également qu'il y a des désaccords au sein de la CEI mais n'estime pas nécessaire d'en tenir compte, au moins pour en comprendre les raisons et éventuellement, envisager une solution. Il préfères'appuyer sur des résultats rendus hors délai en évacuant d'un revers de main les requêtes du candidat Laurent Gbagbo pour confirmer la «victoire» d'Alassane Ouattara.

 

Troisièmement, monsieur Choï en tant qu'arbitre, aurait dû juger inopportun le choix de l’hôtel du Golf pour cette proclamation de résultats et proposer un bâtiment officiel pour que le président Bakayoko s'y exprime en toute liberté, si nécessaire sous protection de l'ONUCI. Ceci aurait d'ailleurs coupé court à toute polémique sur la partialité du président de la CEI. En entérinant la présence et le discours de monsieur Bakayoko à l'hôtel du Golf, monsieur Choï valide purement et simplement un comportement suspect qui ne semble, au demeurant, poser aucun problème d'ordre éthique ou juridique à l'ONU.

 

Le dernier point est le plus grave. C'est l'ingérence directe de monsieur Choï dans les affaires intérieures de la Côte d'Ivoire en violation totale de son mandat et de son statut de fonctionnaire international. Pour s'en convaincre, il suffit de revenir à la résolution 1765 du conseil de sécurité du 16 juillet 2007 qui précise clairement le mandat de monsieur Choï young-Jin: «Le représentant spécial du Secrétaire général en Côte d'Ivoire certifiera que tous les stades du processus électoral fourniront toutes les garanties nécessaires pour la tenue d'élections présidentielles et législatives ouvertes, libres, justes et transparentes. Conformément aux normes internationales». Il n'est nullement dit ici que le représentant spécial se substituera au Conseil constitutionnel de Côte d'Ivoire ni qu'il devra interférer dans les résultats provisoires ou définitifs des élections rendus par ledit conseil. Or, c'est ce qu'il fait dans sa déclaration du 2 décembre 2010 :

«En tant que certificateur des élections ivoiriennes, j'ai procédé à l'évaluation et à l'analyse de tous les procès verbaux transportés par l'ONUCI et reçus de la CEI. Même si toutes les réclamations déposées par La Majorité présidentielle auprès du Conseil constitutionnel étaient prises en compte en nombre de procès-verbaux, et donc de votes, le résultat du second tour de l'élection présidentielle tel que proclamé par le président de la CEI le 2 décembre ne changerait pas, confirmant le candidat

Alassane Ouattara vainqueur de l'élection présidentielle». Cette déclaration est incongrue. Elle contrevient au propre mandat de monsieur Choï et à la résolution 1765 qui réaffirme en son préambule le «respect de la souveraineté, l'indépendance... de la Côte d'Ivoire».

 

Face à cette initiative, il devient évident que les élections ivoiriennes ont quitté le terrain du droit pour celui de la politique et de la géopolitique internationales. Pour sauver son image et même sa crédibilité dans ces élections, l'ONU, à travers son représentant, entre en conflit de légitimité avec le Conseil constitutionnel ivoirien. Il est d'ailleurs frappant de voir la conclusion d'un rapport confidentiel de l'ONUCI en date du 10 février 2011, établi par le centre de renseignement et d'analyse de l'ONUCI (Joint Mission Analysis Center) qui souligne: «l'ONU, principale concernée par la crise ivoirienne, joue sa crédibilité et se retrouvera dans une situation complexe lorsque les échéances électorales se rapprocheront dans certains pays de la CEDEAO. A cet égard, au moment où des sources bien informées confirment que Laurent Gbagbo montre des signes d'épuisement, il serait bon de le priver de ses moyens de propagande qui fonctionnent à merveille et sur lesquels il compte de plus en plus pour susciter une insurrection quand il aura épuisé les moyens diplomatiques».

Ainsi, pour les historiens du droit et les constitutionnalistes, l'élection présidentielle de 2010 en Côte d'Ivoire restera un cas d'école. Dans la même journée du 3 décembre 2010, après le coup de force du président de la CEI et l'appui prévisible que lui apporte monsieur Choï, le Conseil constitutionnel ivoirien prend ses responsabilités et rend les résultats définitifs en ces termes: 

«Les résultats définitifs proclamés par le conseil constitutionnel le vendredi 3 décembre 2010, se présentent comme suit: Laurent Gbagbo : 51,45%, Alassane Ouattara : 48,55%. Il ressort de tout ce qui précède que seul le président élu à l'issue du scrutin du 28 novembre 2010, en l'occurrence monsieur Gbagbo Laurent est habilité à prêter serment». Cette décision déstabilise monsieur Alassane Ouattara et ses soutiens qui croyaient avoir pris de vitesse le candidat Gbagbo et surtout le Conseil constitutionnel. Leur objectif de prendre le pouvoir par la force et dans la précipitation venait d'être contrarié. Ils vont vite échafauder une seconde phase pour parvenir à leurs fins.

 

Juste après la déclaration de monsieur Bakayoko, le président américain Barack Obama vient à la rescousse du candidat Ouattara : «Je félicite Alassane Ouattara pour sa victoire aux élections du 28 novembre en Côte d'Ivoire. La Commission électorale indépendante, des observateurs crédibles et accrédités et les Nations Unies ont tous confirmé ce résultat et attesté sa validité. La Côte d'Ivoire est maintenant à la croisée de chemins. J'exhorte toutes les parties, y compris le président sortant Laurent Gbagbo, à reconnaître et à respecter ce résultat et à permettre à la Côte d'Ivoire d'aller de l'avant vers un avenir pacifique et démocratique, laissant dans le passé de longues années de conflit et d'occasions manquées. La communauté internationale tiendra pour responsables de leurs actions ceux qui agissent en vue de contrecarrer le processus démocratique et la volonté de l'électorat».

 

la reconnaissance d'une très discutable «victoire électorale» de monsieur Ouattara accompagnée d'une menace à l'encontre de «ceux qui agissent en vue de contrecarrer le processus démocratique et la volonté de l'électorat» vise à empêcher toute contestation de Laurent Gbagbo et de ses partisans. Dans cette logique de menaces, la plus brutale est celle du président Sarkozy. Le chef de l'État français, oubliant tous les principes qu'il énonçait (…) sur la souveraineté des États africains, le respect des institutions, laisse son tempérament relativement belliqueux prendre le dessus et lance un ultimatum au président de la république de Côte d'Ivoire : «Laurent Gbagbo et son épouse ont leur destin entre leurs mains. Si, d'ici à la fin de la semaine, s’ils n'ont pas quitté le poste qu'ils occupent, le poste qu'il occupe Laurent Gbagbo, en violation de la volonté du peuple ivoirien, ils seront nommément sur la liste des sanctions».

 

En France, cet ultimatum est sévèrement critiqué par différentes personnalités politiques. Le plus véhément est sans conteste le président du Front national, Jean-Marie le Pen, qui déclare dans un communiqué : « En lançant un ultimatum au Président Gbagbo, Monsieur Sarkozy a fait une faute politique qui, au vu des affrontements prévisibles entre partisans ivoiriens, met en péril le contingent militaire français, la communauté des 12.000 ressortissants français et plus généralement nos intérêts nationaux».

L’ancien candidat aux élections présidentielles françaises ajoute : «On ne donne pas de leçon de démocratie quand on a bafoué cyniquement la volonté du peuple français exprimée dans le référendum sur l'Europe». Mieux vaut privilégier «les solutions négociées plutôt que les rodomontades menaçantes» précise-t-il

 

(Source : « Côte d’Ivoire : Le Coup d’Etat » Par Charles Onana Edition Duboiris Novembre 2011 (La titraille est de la rédaction) Les acteurs du coup d’Etat à nu : Les scandaleux courriers des fossoyeurs de l’Afrique

• l’appel au crime de Compaoré à Sarkozy ;

• L’odieuse réponse de Sarkozy à Goodluck

 

C’est donc dans cette ambiance surchauffée et de méfiance totale que les rebelles, qui n’avaient jamais désarmé, lancent leur offensive appuyée par les forces françaises et des Nations unies à la fin de mars 2011.

 

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Vous avez ci-dessous les images de ce complot international contre un régime légal et légitime : 

 

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Source; Notre voie


Publié dans Actualités politiques

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