Ils ne le font pas pour toi ! Tu n’es que l’objet d’une manipulation lugubre.

Publié le par thruthway

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Abdoulaye Traoré alias Ben Badi, le feu follet du football ivoirien a décidé de déchausser les crampons cette année à la suite d’un jubilé qui verra la participation de plusieurs sommités du foot mondial. Toute la Côte d’Ivoire aurait pu célébrer à cette occasion la retraite du fils prodigue du football ivoirien. C’aurait pu être une opportunité pour tous ceux à qui il a donné de la joie, à l’Asec comme en équipe nationale, par ses gestes et buts magiques, de la lui retourner par devoir de mémoire.

 

Malheureusement, ce moment risque bien d’être mitigé à cause de la proximité de sa date d’une autre date très attendue par les Ivoiriens. Le jubilé du mythique footballeur ivoirien risque de tomber dans les oubliettes dès le lendemain. Le 18 juin prochain les Ivoiriens et le monde entier attendent le dénouement du transfèrement de Laurent Gbagbo à la Haye. Ce sera le jour de la confirmation des charges contre le président Gbagbo. Ce jour marquera sûrement tous les esprits. Soit les charges sont confirmées, ce qui n’a aucune chance d’arriver, et le Président Gbagbo est écroué, soit il recouvre la liberté pour insuffisance de charge. Dans les deux cas, la réaction du peuple de Côte d’Ivoire reste à l’heure actuelle imprévisible.

 

La seule certitude que nous pouvons avoir maintenant, c’est qu’un événement placé à la veille de ce grand jour, ne sera pas plus qu’un vestige dans la mémoire collective dès le lendemain. Aussi déduisons-nous que ceux qui veulent aider Abdoulaye Traoré à faire son jubilé le dimanche 17 juin ne lui rendent pas service. Apparemment, en lieu et place d’une véritable fête footballistique pour faire entrer Ben Badi au panthéon de footballeurs de notre mémoire, c’est leur propre fuite en avant devant la débâcle judiciaire qui s’annonce pour eux qu’ils organisent.

 

Ils aimeraient pouvoir avoir d’autres chats à fouetter pendant cette période que de regarder venir la bourrasque de honte qui va s’emparer d’eux le jour de la libération du président Gbagbo. Les temps sont durs. Il n’est pas évident de cracher sur une occasion de se faire un peu de sous. Seulement, il est bon qu’Abdoulaye Traoré sache qu’il n’a pas affaire à des philanthropes. Il est simplement l’objet d’une manipulation lugubre.



Joseph Marat 

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