Interpellés par des Frci à Yopougon-Siporex. Trois étudiants portés disparus

Publié le par thruthway

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Kouao Thiémélé Auguste, N’Guessan Aké Achille Pierrot et Zokou Gnahoré Alain, ont-ils été assassinés ou gardés dans un lieu tenu secret ? Cette question hante l’esprit des parents des trois étudiants depuis leur interpellation lors d’un contrôle, le mercredi 11 mai à Yopougon Siporex, face à la gare UTB, par des éléments Frci dont le nommé Fodé Camara, assisté de deux agents de police du commissariat du 16ème Arrondissement de Yopougon Sicogi.


 Selon des témoignages recueillis auprès des parents des victimes, les jeunes gens, des étudiants, qui allaient rendre un véhicule de marque Suzuki de type 4x4 du ministère de l’Intérieur à son utilisateur, l’adjudant de police Séri Blé Marcel, sont interceptés à Yopougon Siporex pour un contrôle de routine. En dépit du fait qu’ils ont expliqué avoir reçu l’autorisation des éléments Frci de Yopougon Koweit où était garé le véhicule, les jeunes gens sont déshabillés et un coup de feux est tiré en l’air par l’élément Frci Fodé Camara pour éloigner un élément Frci de Koweit dépêché sur les lieux pour confirmer l’accord de son supérieur hiérarchique. Sans autre forme de procès, Kouao Thiémélé, N’Guessan Aké et Zokou Gnahoré sont conduits à bord du véhicule Suzuki à une destination inconnue par Fodé Camara.


   Alertés, les parents des jeunes gens se rendent précipitamment au commissariat du 16ème Arrondissement. Mais point de silhouette des trois jeunes. Fodé Camara réapparait juste après à bord de la voiture en question mais sans ses occupants initiaux. Interrogé, il a soutenu les avoir remis à des éléments Frci à Abobo sans autre précision. Sous la pression des éléments Frci de Yopougon Koweit, Fodé Camara est mis aux arrêts dans les locaux de la police après de vaines recherches à Abobo, à la caserne de la BAE et dans d’autres camps.


   Deux jours après l’arrestation de cet homme, les pièces d’identité des trois jeunes gens et leurs portables ont été retrouvés dans un caniveau jouxtant les locaux du 16ème arrondissement.
  « Le commissaire Lézou Arthur nous a dit qu’il a fait la procédure et a déféré Fodé Camara au Plateau. Il nous a demandé de voir au 5ème cabinet d’instruction au tribunal du Plateau. Mais, pour nous, ce qui est important, nous voulons savoir où ce Fodé Camara a mis nos frères, s’il les a tués, qu’il le dise pour qu’ils aient une sépulture digne. Nos jeunes frères ne sont pas des voleurs, nous voulons savoir la vérité sur leur enlèvement », ont déclaré les parents des étudiants enlevés.


Didier Kei

Source:Notre voie

Publié dans Droit de l'homme

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